Des femmes en colère ont manifesté ce mardi, 11 août 2020, à N’Zérékoré. Elles se sont rendues successivement devant la mairie de la ville et la chambre de commerce pour protester contre l’arrestation d’une des leurs et exiger sa libération, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est un groupe de femmes très remontées qui a investi la devanture de la mairie de N’Zérékoré ce mardi. Elles accusent le maire de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou, d’avoir fait arrêter et incarcérer injustement leur camarade Saran Keïta. Cette dernière a été interpellée hier au grand marché de la ville par la police, suite à un conflit qui l’a opposée à une autre vendeuse.

Selon les informations confiées à notre correspondant local, les deux dames se sont disputées une place, où chacune d’elle voulait installer son conteneur. Saisie de l’affaire, la mairie a tranché en faveur de l’adversaire de Saran Keïta. Une décision que cette dernière n’aurait pas acceptée. Elle aurait même déplacé le conteneur que son adversaire avait installé sur la place disputée. C’est suite à cela qu’elle aurait été interpellée.

Mais, ses camarades de leur côté, assurent que Saran Keïra n’a rien fait de mal. « Elle n’a rien fait. La place où elle devait mettre son conteneur, ils ont dit qu’elle ne doit pas le mettre là-bas. Pourquoi l’attraper à cause de ça pour la mettre en prison ? Je précise que cette femme est malade, elle a problème de cœur. Et si quelque chose lui arrive, ils vont regretter pourquoi ils l’ont mise en prison », a déclaré une manifestante.

Selon cette dame, c’est le maire de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou, qui est à l’origine de l’arrestation de la vendeuse. Elle accuse l’autorité locale d’injustice et exige la libération de la dame. « Les policiers ont dit que c’est le maire qui a donné l’ordre de la mettre en prison. Donc, dites au maire de faire sortir cette dame. Si elle ne sort pas, ils vont regretter pourquoi ils l’ont emprisonnée », a-t-elle prévenu.

Après avoir protesté pendant un moment devant les locaux de la mairie sans être écoutées par les autorités, les protestataires se sont dirigées vers la chambre préfectorale de commerce pour se faire entendre. Elles menacent d’arrêter la vente du poisson à N’Zérékoré si leur camarade n’est pas libérée.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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