Une tornade survenue récemment dans la commune rurale de Sansandö, située à 117 kilomètres de la ville de Mandiana, a décoiffé l’école primaire locale. Les candidats à l’examen du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), n’ont pas pu passer les évaluations dans cette école de 3 classes. Une situation qui désole de nombreux citoyens de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’école primaire de Sansandö, construite en 1964, a été endommagée par une tornade. Sa toiture a été emportée dans ce déchaînement de la nature. Il a fallu faire recours à une école privée Franco-arabe locale pour que les candidats à l’examen d’entrée au collège puissent se faire évaluer.

Cette situation désole de nombreux fils de la localité qui assistent impuissants à la dégradation de l’école. C’est le cas de Billy Nankouman Kéita, enseignant en Côte d’Ivoire, ancien élève de l’école primaire de Sansandö. « Nous avons commencé avec force et maintenant, je vois que les vieux et les jeunes sont tous égaux de ne pas considérer l’importance de l’école dans notre développement. C’est dans cette école qu’on a fait nos premiers pas. Et pourtant, Sansandö n’est pas une zone minière ».

Même son de cloche chez Fodé Kéita, ancien élève de ladite école, de la 3ème promotion. « Depuis 1966, il y avait 3 bâtiments et une cité de 18 chambres, bien électrifiés, bien peuplés. Mais j’ai pleuré quand j’ai vu cette année ce bijou. Impossible de servir les enfants. On a été obligé de demander les services d’une école privée pour y envoyer nos enfants ».

Pour sa part, Fodé Moussa Kéita, un des présidents des 5 quartiers de Sansandö, dénonce le fait que l’école ne soit pas une priorité pour les décideurs. « Ce n’est pas seulement Sansandö centre, c’est aussi à Krakoro et plusieurs autres districts qui n’ont pas de bons établissement. Nous interpellons l’autorité pour nous aider à refaire notre unique établissement avant la réouverture des classes ».

Il faut noter que la sous-préfecture de Sansandö se sent négligée à cause de l’absence des mines dans la localité. Le sous-préfet n’est pas tranquille sur place. Il peut faire des mois d’absence sous prétexte de maladie. Pire, il n’a pas un adjoint.

De Mandiana, Mamady Konoma Kéita pour Guineematin.com

Tél : 625 81 03 26

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