Depuis fin décembre 2019, l’humanité fait face à une redoutable pandémie de COVID-19. Et, cette maladie, apparue à Wuhan (en Chine), continue de semer de la désolation à travers le monde. À ce jour (selon un comptage effectué par l’Agence France Presse à partir de sources officielles), plus de 20 millions de cas de contamination (dont plus 730 000 décès) au COVID-19 ont été officiellement recensés dans 196 pays et territoires du globe. Et, plus de quatre cas confirmés de COVID-19 sur dix se situent aux Etats-Unis et au Brésil. Cependant, avec 1 047 049 cas confirmés dont 23 258 décès, l’Afrique reste encore le continent le moins touché de la planète.

Ainsi, jusqu’hier, mardi 11 août 2020, le monde comptait au moins 20 002 577 de cas de contamination au COVID-19 dont 733 842 décès. Et, les Etats-Unis restent encore de loin le pays le plus touché par le nouveau coronavirus. Le pays de l’Oncle Sam connait officiellement 5 075 678 cas dont 163 282 décès. Il est suivi du Brésil qui totalise 3 057 470 cas dont 101 752 décès. Ce pays regorge d’ailleurs la majorité des cas que comptent l’Amérique latine et les caraïbes, deux zones qui forment la région la plus touchée en nombre de contaminations (5 601 470 cas) et de décès (221 281 morts).

Le Mexique -troisième pays le plus touché au monde en termes de décès- a fait état de 5 558 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus et 705 décès supplémentaires. Ce qui porte désormais son bilan à près de 486 000 contaminations dont plus de 53 000 morts.

Quant à la Colombie, elle a déjà franchi la barre des 13 000 morts, selon le bilan officiel. Le ministère colombien de la santé a fait état de 312 décès supplémentaires. Ainsi, le pays totalise près de 400 000 cas confirmés. Et, 34,4% de ces cas se trouvent à Bogota. Ce qui fait de cette ville de huit millions d’habitants le principal foyer de COVID-19 dans le pays.

De son côté, Cuba fait face depuis plusieurs jours à un rebond de l’épidémie de Covid-19. Le pays a enregistré le lundi dernier un record de contaminations au cours des dernières 24 heures, avec 93 nouvelles infections, un plus haut depuis l’apparition du coronavirus il y a cinq mois dans cette grande île des Caraïbes.

Pour sa part, la Polynésie française (jusqu’ici épargnée par l’épidémie avec une soixantaine de cas entre mars et juillet) a connu une hausse soudaine du nombre de cas positifs en trois jours, a admis par communiqué la présidence de la collectivité. 43 nouveaux cas ont été recensés depuis samedi et une longue file d’attente s’étirait lundi à Papeete devant l’Institut Louis-Malardé, qui réalise les tests au COVID-19. Le gouvernement de l’île a choisi mi-juillet de rouvrir ses lignes aux marchés européen et américain, sans imposer de quarantaine. Tous les passagers doivent, cependant, présenter un test négatif avant d’embarquer et réaliser un auto-prélèvement quatre jours après leur arrivée.

En Nouvelle-Zélande, les autorités ont ordonné ce mardi le confinement de la ville d’Auckland, suite à la détection de 4 nouveau cas de coronavirus au sein d’une famille. Les bars et d’autres commerces de la plus grande ville du pays seront fermés dès demain. Car ces nouveaux cas de COVID-19, enregistrés après 102 jours sans aucun cas de transmission locale, Ils ont sans aucun doute brisé l’espoir des autorités néo-zélandaises qui pensaient avoir réussi à éradiquer le coronavirus de cet archipel du sud-ouest du pacifique. Ils avaient même levé les restrictions le 8 juin dernier après avoir imposé aux 5 millions de Néo-Zélandais l’un des confinements les plus stricts de la planète.

Avec près 22 000 cas de confirmés de COVID-19 dont 332 décès que connait leur pays, les autorités australiennes ont annoncé ce mardi que le Territoire du Nord demeurera fermé jusqu’en 2022 aux visiteurs en provenance des régions du pays touchées par le coronavirus. Ceci, afin de protéger sa vaste population aborigène considérée comme étant particulièrement vulnérable aux maladies comme le Covid-19 en raison de facteurs socio-économiques et culturels qui ont un impact sur l’accès aux soins médicaux. « De stricts contrôles aux frontières demeureront en vigueur durant au moins les 18 prochains mois. Et nous nous dotons des moyens nécessaires pour y parvenir », a déclaré Michael Gunner, le chef du gouvernement de ce Territoire.

On assiste aussi à une progression du coronavirus en Europe. Selon les statistiques de l’agence européenne des maladies infectieuses, environ 10 000 à 15 000 cas sont détectés chaque jour dans l’Union européenne. Au cours des deux semaines précédant le 2 août, la plupart des 100 000 nouveaux cas ont été recensés en Espagne, en Roumanie, en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. Selon un décompte réalisé par l’AFP, plus de 3,3 millions de cas de Covid-19 ont été enregistrés en Europe, ainsi que 213 353 décès. Ainsi, l’Angleterre déplore 46 205 décès sur 310 825 cas confirmés de COVID-19 ; alors que l’Italie connait 35 205 morts sur un total de 250 566 cas d’infection due au nouveau coronavirus. Cependant, la France et l’Allemagne pleurent respectivement 30 324 et 9 261 décès.

D’ailleurs, en France, le masque est désormais obligatoire à Paris. Les habitants et les visiteurs de la capitale française doivent, dorénavant, porter le masque dans les quartiers les plus fréquentés de la ville pour tenter de freiner un rebond du coronavirus. En rendant le port du masque obligatoire, Paris emboîte le pas à d’autres villes de l’Hexagone, mais également à d’autres pays, de la Belgique à la Roumanie ou encore à la quasi-totalité de l’Espagne qui, depuis fin juillet, ont musclé leurs mesures sanitaires.

Après de nouveaux records de contaminations au coronavirus, la Grèce a décrété, à partir de ce mardi, la fermeture des bars et restaurants dans certaines de ses principales destinations touristiques.

De son côté, la Finlande va imposer une quarantaine obligatoire, sous peine de prison, à toute personne en provenance d’un pays à risque. Jusque-là, la Finlande s’était simplement contentée de recommander cette mise à l’isolement d’une durée de quatorze jours, sans imposer de sanction pour les récalcitrants.

Cependant, en Russie, le président Vladimir Poutine a affirmé, lors d’une conférence de presse ce mardi, que son pays avait accordé une autorisation réglementaire pour « le premier vaccin contre le Covid-19 », développé par l’Institut Gamaleya (un centre de recherche d’Etat situé à Moscou). Cette autorisation, qui intervient après moins de deux mois d’essais cliniques chez l’homme, ouvre la voie à l’utilisation à grande échelle de ce vaccin sur la population russe, même si les dernières phases des essais cliniques se poursuivent pour déterminer son innocuité et son efficacité. Et ce, contrairement aux dires du président russe, qui soutient que « ce vaccin est très efficace, qu’il permet de développer une forte immunité et, je le répète, il a passé tous les tests nécessaires ».

En Afrique, à la date du lundi, 10 août 2020, la pandémie de COVID-19 avait coûté la vie à 23 258 personnes. Ce continent, le moins touché au monde, comptait 1 047 049 cas confirmés de coronavirus. Les pays les plus touchés sont : l’Afrique du Sud (559 859 cas dont 10 408 décès), l’Égypte (95 492 cas dont 5 009 décès), le Nigeria (46 577 cas dont 945 décès), le Ghana (41 003 dont 215 décès) et l’Algérie (35 214 cas dont 1 302 décès).

En raison d’une hausse des cas de coronavirus (4 658 infections dont 146 décès) sur son territoire, le Malawi a décidé d’imposer le port du masque dans l’espace public, la fermeture des bars et centres religieux. Tous les rassemblements publics de plus de dix personnes sont désormais interdits, selon ces nouvelles restrictions publiées par le ministère de la Justice. Une exception concerne les enterrements, où jusqu’à 50 personnes seront autorisées.

A Madagascar, les autorités maintiennent le port obligatoire de masque et la suspension des transports en commun. Egalement, les écoles restent fermées jusqu’à nouvel ordre. La grande île a enregistré plus de 13 000 cas de coronavirus (dont 148 décès) depuis mars. Les nouveaux cas se comptent en centaines par jour et les hôpitaux sont bondés.

En République Démocratique du Congo, les élèves et étudiants ont en partie repris le chemin des classes le lundi dernier. La rentrée ne concerne que les élèves des dernières années de primaire et de secondaire, ainsi que ceux en cinquième année à l’université.

Au Nigeria, les lieux de culte (fermés depuis cinq mois) ont été autorisés à rouvrir à Lagos le vendredi passé. Et, pourtant, cette capitale économique de 20 millions d’habitants est l’épicentre de la COVID-19 dans le pays. Cette maladie y a d’ailleurs fait près d’un millier de morts début août, selon les chiffres officiels.

Au Sénégal, après une levée de l’état d’urgence le 29 juin, de nouvelles mesures sécuritaires ont été réinstallées le vendredi dernier. Il s’agit notamment du port obligatoire de masque, l’interdiction des rassemblements au niveau des plages ou des terrains de sport et l’interdiction de toute manifestation sur la voie publique. Les cérémonies de levée de corps, considérées comme des lieux de propagation de la maladie en raison de la foule qu’elles drainent, sont ainsi bannies. Ces « décisions avec effet immédiat » ont été annoncées par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye, au cours d’une conférence de presse à Dakar. « Les contrevenants s’exposent à des amendes et des peines de prison », a-t-il précisé.

Enfin, selon les données fournies par l’agence nationale de sécurité sanitaire hier, mardi 11 août 2020, la Guinée a enregistré 8 018 cas confirmés de COVID-19 dont 50 décès hospitaliers. Et, parmi ces cas de contamination, 7 020 ont été déclarés guéris du coronavirus. Désormais, hormis Conakry (la capitale considérée comme étant l’épicentre de cette pandémie), il y a plusieurs préfectures de l’intérieur où des cas de Covid-19 sont enregistrés. En Basse Guinée, ce sont actuellement les préfectures de Kindia, Boké et Fria qui ont des malades ; Mamou et Labé en Moyenne Guinée ; Kouroussa, Kankan et Siguiri en Haute Guinée…

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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