Dans moins d’une semaine, les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) vont se faire évaluer au compte de la session 2020. Dans la préfecture de Siguiri, certains d’entre eux dénoncent l’obligation de débourser la somme de 30 mille francs guinéens pour obtenir la carte d’examen. Les responsables éducatifs mettent en garde les encadreurs qui se livrent à de telles pratiques, a appris un des correspondants de Guineematin.com dans la région.

A quelques jours de la tenue du brevet, dont le lancement est prévu le 18 août, on enregistre des grincements de dents dans la ville de Siguiri. Mamadou Camara, un candidat à cet examen qui a quitté Kissidougou pour Siguiri, dit avoir été obligé de débourser 30 mille GNF pour être en possession de sa carte pour cet examen. « J’ai quitté Kissidougou pour Siguiri pour faire le BEPC. Mais, à ma grande surprise, on me demande 30 000 francs guinéens pour avoir ma carte et de façon obligatoire. J’ai plaidé pour qu’on me donne ma carte pour que je puisse la plastifier. Ce qui ne dépassera pas cinq mille francs. A Kissidougou, on n’a pas l’habitude de telles choses. J’ai aussi un grand frère qui m’a expliqué qu’ils ont payé les 30 000 GNF pour avoir la carte du baccalauréat », soutient-il.

Issa Kouyaté, Directeur préfectoral de l’éducation par intérim

Issa Kouyaté, Directeur préfectoral de l’éducation de Siguiri

Après avoir déploré cette situation, monsieur Issa Kouyaté, le directeur préfectoral de l’éducation de Siguiri, a dit avoir interdit à tout enseignant ou encadreur de se livrer à une telle pratique. « Pour le paiements de 30 mille GNF, je ne suis pas informé. Mais, je sais quand même que les élèves doivent payer la plastification de leurs cartes parce que c’est nous qui avons dit à Conakry de ne plus plastifier les cartes là-bas parce qu’on retrouve beaucoup d’anomalies liées aux renseignements sur la carte. Quand on finit de tout vérifier et de corriger, ont fait maintenant la plastification. Pour le cas des élèves qui viennent d’ailleurs, c’est une force pour l’éducation de Siguiri, parce que même quand il y a une grève, nous, on étudie ici. Pour terminer, je mets en garde tout le corps de l’éducation, de ne plus accepter de faire payer aux élèves des montants que la direction n’a pas autorisés ».

Mamady Konoma Kéita pour Guineematin.com

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