La pression menée par la jeunesse de Coyah a finalement porté fruit. Le gouvernement a décidé de délocaliser la prison civile de la ville, construite sur le domaine réservé pour la maison des jeunes. Et, en attendant la construction d’une nouvelle prison, tous les détenus sont en train d’être transférés dans d’autres localités, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Cela fait de nombreuses années que la maison des jeunes de Coyah cohabitait avec la prison civile de la ville. Les deux étaient construites sur le domaine appartenant à la jeunesse. Et, dans le cadre de la célébration de la fête tournante de l’indépendance nationale, la préfecture de Coyah a bénéficié de plusieurs projets, dont la reconstruction de la maison des jeunes. Ce qui a poussé la jeunesse à réclamer la délocalisation de la prison pour permettre de libérer l’espace occupée par celle-ci, afin que la maison des jeunes puisse être agrandie.

Après plusieurs discussions avec les autorités locales autour de la question, les jeunes ont écrit aux ministères de la justice, de l’administration du territoire et de la décentralisation, et de la jeunesse, pour faire la même réclamation. Et, leur pression a fini par payer, puisque les autorités ont accédé à leur revendication. Le gouvernement aurait décidé de relancer les travaux de construction d’une nouvelle prison civile, à l’arrêt depuis plusieurs années.

Et en attendant, il a été décidé de transférer tous les détenus de Coyah dans les prisons de Boké, Boffa, Dubréka, Kindia, Forécariah et Conakry. Ce processus de transfèrement des prisonniers a commencé ce vendredi, 14 août 2020, selon la clé de répartition déjà établie. Cette opération se déroule sous haute sécurité pour parer à toute éventuelle situation imprévue. A l’issue de ce processus, la jeunesse pourra récupérer son domaine et les travaux de reconstruction de la maison des jeunes pourront démarrer.

Il faut noter toutefois, que cette situation risque de causer des soucis au tribunal de première instance de Coyah. La juridiction pourrait avoir beaucoup de difficultés à gérer les personnes qui seront déférées prochainement par les services de sécurité, parce que la ville n’a plus de prison civile.

De Coyah, Etienne Tamba Tenkiano pour Guineematin.com

Tél. : 621 94 60 60/625 89 74 60

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