Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de la commune urbaine de Labé

A la tête de la commune urbaine de Labé depuis 2 ans maintenant, le conseil communal dirigé par Mamadou Aliou Laly Diallo est depuis quelques semaines sur une corde raide. Les élus locaux sont accusés de détournement de fonds à un moment où le contribuable tire le diable par la queue, à cause du ralentissement des activités qui a entraîné une baisse des revenus pendant cette pandémie de COVID-19 en Guinée.

Et, ces accusations de détournement, qui font grincer des dents dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé font suite au passage d’une « mission d’inspection ou d’appui » du gouvernorat à la mairie de Labé. Alors, pourquoi avoir piqué l’argent du contribuable ? « Il n’y a jamais eu de détournement », jure Mamadou Aliou Laly Diallo, qui a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com il y a quelques jours. La première autorité communale de Labé en a d’ailleurs profité pour énumérer, sous forme de bilan à mi-parcours, quelques actions de développement réalisées par l’équipe qu’il dirige.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a quelques mois, vous avez lancé avec faste l’opération de déguerpissement des voiries urbaines de Labé. Où en est-on aujourd’hui ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : merci de cette opportunité. Je tiens à rappeler que quand on a été installé, nous avons fait un diagnostic participatif et nous avons eu à identifier un certain nombre d’actions à mener. La ville de Labé était complètement envahie. Il y avait une certaine anarchie qui y régnait, surtout au niveau du centre-ville. C’est ce qui nous a amené à privilégier le déguerpissement des voiries et en même temps l’assainissement. Pour ce faire, nous avons mis en place des commissions techniques de travail ; et, parmi ces commissions, il y avait celle chargée du déguerpissement. Dans ce cadre, nous avons mis à contribution notre garde communale ; et, à un moment donné, nous avons réquisitionné les forces de défense et de sécurité et avons impliqué les acteurs sociaux parce qu’il y a nos partenaires qui sont là à travers le syndicat de taxi-moto et celui du transport et de mécanique générale. Il y a aussi les chambres de commerce préfectoral et régional qui nous ont accompagné. Au début, l’opération a connu un engouement parce que c’était un souci pour les citoyens de Labé. Aujourd’hui, nous nous sommes heurtés à certaines difficultés d’incivisme parce que certains citoyens, par exemple les taxi-motos, ont envahi le centre-ville. Comme vous le savez, le marché central de Labé est l’endroit où tout le monde converge le matin. C’est ainsi que nous avons fait une proposition de décongestionnement, c’est-à-dire annuler certaines gares qui se trouvent autour du marché central. Ça, on la réussi ; mais, parfois, il y a un entêtement de certains conducteurs de taxi-moto. C’est ce qui nous amène souvent à faire appel à la CMIS ; quelque chose qui coûte énormément à la commune, parce qu’en carburant et en dépense, c’est nous qui faisons face. Mais, nous continuons à faire notre mieux. Même la semaine écoulée, nous avons fait une réunion où nous avons fait appel à cette commission chargée du déguerpissement pour redynamiser ses activités. Nous disons que nous réussissons parce quand vous arrivez par exemple au niveau du quai de Sassé où il était pratiquement impossible même de traverser, nous avons déposé là de grandes poubelles. Depuis notre installation, nous avons des camions de ramassage. Je rappelle que nous n’avons hérité qu’un seul vieux camion de ramassage d’ordures à Labé à notre arrivée. Aujourd’hui, nous en avons quatre, quatre tricycles et nous avons réussi aussi à installer des poubelles au niveau du centre-ville. Dans le même cadre, nous avons recruté des aiguilleurs et des balayeurs. 90% des caniveaux ont été curés ; et, c’est ce qui fait que cette saison, au niveau du centre-ville, il n’y a pas eu l’envahissement des chaussées par l’eau de ruissellement.

Guineematin.com : A Labé, on assiste présentement à une recrudescence du banditisme, des attaques à main armée notamment. Quelles sont les dispositions prises par les autorités communales pour mettre fin à cette situation ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : c’est une réalité. Il ne faut pas se voiler la face. Ces derniers temps, il y a une recrudescence de l’insécurité à Labé. Tout récemment, il y a une famille dans le secteur N’Diolou, dans le quartier Pounthioun, qui a été attaquée par des bandits qui détenaient des armes de guerre. Ils sont venus s’attaquer à cette famille à 2 heures du matin en tirant à bout portant sur deux jeunes : l’un sur la jambe et l’autre sur l’épaule. Des millions de francs ont été emportés. Là, je tiens à rappeler que lors de cette attaque, la jeunesse s’était mobilisée et affrontée les bandits. Bien que ces jeunes n’étaient pas armés, ils ont réussi à récupérer une moto et une arme, parce que les bandits sont venus sur deux pick-up et une moto. La moto a été récupérée avec une arme TT30 qui est tombée dans la course-poursuite. Des témoins disent que les bandits étaient près d’une dizaine.

Au quartier Doghora, il y a eu la même chose. Au niveau du marché central, il y a souvent des cambriolages qui se font. Face à cela, j’ai interpellé la tutelle qui est la préfecture et le gouvernorat. Nous avons tenu plusieurs réunions. Même tout récemment, nous avons initié la patrouille ; mais, elle se limitait au niveau du centre-ville. Et, si vous le constatez, maintenant, c’est au niveau des quartiers périphériques qu’ils (les bandits) opèrent. La commune n’ayant pas les moyens suffisants, c’est vraiment difficile pour nous d’engager certaines opérations. Pour cette dernière attaque par exemple, nous exigeons que des enquêtes soient menées parce que nous avons des indices que nous disposons et que la sécurité et même la justice disposent.

Guineematin.com : revenons un peu sur la gestion de la mairie de Labé. Des conseillers vous accusent souvent de prendre des décisions unilatérales, d’être souvent autoritaire. Que répondez-vous à ces accusations ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : vous savez, le maire ne peut pas prendre des décisions unilatérales. Le Code des collectivités l’indique clairement. Les décisions sont prises en conseil communal. Les décisions sont prises en bureau exécutif. Je le dis haut et fort, à chaque fois qu’il y a des décisions importantes à prendre, je convoque une réunion du bureau exécutif et nous discutons. Nous soumettons les décisions au conseil. Nous tenons des réunions extraordinaires ou bien des conseils. Aujourd’hui, le Programme Annuel d’Investissement (PAI) que nous avons est l’une des preuves. C’est en bureau exécutif que nous l’avons élaboré et le conseil l’a adopté. Donc, aucune décision unilatérale n’a été prise par le maire ou bien l’exécutif communal. Mais, ce que tout le monde doit savoir aussi, ce qu’en matière de gestion des collectivités, ce n’est pas à chaque fois que le maire est obligé de faire appel à tous pour prendre des décisions. Il y a certaines décisions urgentes, le maire est obligé d’agir. L’autre fois, quand la famille a été attaquée, j’étais obligé de saisir directement les autorités. J’allais oublier de le noter, nous avons aussi la police de proximité. Tous les chefs de quartier ont été formés. Il y a certains conseillers qui ont été formés. Il y a un conseil local de lutte contre l’insécurité qui est aujourd’hui disponible avec un numéro vert que les chefs de quartier détiennent. A chaque fois qu’il y a un problème dans un quartier, on appelle. Mais, comme vous le savez, on ne peut pas être apprécié peut-être à 100% ; mais, je le dis haut et fort, le maire que je suis n’a jamais pris une décision unilatérale dans cette commune. J’ai toujours associé tout le monde pour la prise des décisions. Toutes les actions que nous sommes en train de mener sont des actions concertées.

Guineematin.com : L’autre actualité dans la ville Labé, c’est cette mission d’inspection du gouvernorat qui aurait révélé des anomalies dans le fonctionnement de la mairie. Dites-nous de quoi s’agit-il au juste ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : déjà, je dirai que ce n’est pas une mission d’inspection. J’avoue que nous avons reçu une mission dirigée par le chef de cabinet du gouvernorat. Quand ils se sont annoncés, ils nous ont dit qu’ils viennent pour nous accompagner, nous appuyer dans le cadre du fonctionnement de la commune. Et, pendant tout le temps que nous avons eu à travailler ensemble, ils ne nous ont jamais dit que c’est une mission d’inspection. D’abord, je rappelle que depuis qu’on a été installé, on n’a jamais été accompagné en matière de formation. Il est du devoir de cette mission, des services régionaux d’appui aux collectivités, de nous former dès notre installation. C’est ce qu’il fallait faire. Il est du devoir de la préfecture de nous assister, de nous accompagner et de nous former ; mais, il n’y a de cela deux ans depuis que nous avons été installés, on n’a jamais reçu une séance de formation de la part de ces services. C’est pourquoi, je dis qu’on n’évalue que quelqu’un qu’on a formé. C’est pourquoi, quand ils sont venus, ils ont dit que c’est une mission d’appui. Qu’est-ce qui nous surprend aujourd’hui avec cette mission ? Ils sont venus et ont a eu à travailler avec le secrétaire général de la commune, le receveur, le chef du service financier et l’officier délégué de l’Etat civil, ainsi que tous les autres services et moi-même. Nous nous sommes retrouvés en conseil. J’ai fait appel à tous les conseillers où ils ont fait la restitution. Ils ont eu à relever quand même certains registres sur le plan administratif, que le secrétaire général ne détenait pas. Nous avons pris bonne note.

Sur le plan de la gestion financière, c’est là où le bât blesse. Là aussi, ils ont commencé par voir comment nous avons géré les fonds de l’ANAFIC. Sur ce plan, il a été constaté que nous avons effectivement réalisé les actions prévues à 100% et la remise des infrastructures a été faite. Nous avons eu à réaliser quatre actions. Nous avons pris l’école primaire de Kouroula qui est la première école française à Labé, créée en 1901 où même les Yacine Diallo, Siradio Diallo sont passés. Quand nous avons été élus, cette école était en train de disparaître. Mais, on s’est fixé l’objectif de réhabiliter cette école parce que même le domaine de l’école était presque morcelé. On a fait une clôture de 700 mètres linéaires. Au collège Hoggo M’Bouro, nous avons mené des enquêtes et avons constaté que ce collège est un bâtiment R+2 et là aussi, c’est un bâtiment qui risque de s’effondrer. A ce niveau, nous avons réussi à réhabiliter ce collège et la remise a été faite.

Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir rénové tout cela. Après enquête, nous avons compris que le quartier Doghol Dayébhé qui fait partie des 28 quartiers de la commune urbaine n’avait que trois salles de classe. Un quartier qui ne pouvait pas recruter les gens. Là aussi, on a construit trois autres salles de classe accompagnées d’une clôture en grillage, un point d’eau. Sur le plan sanitaire, avec un diagnostic participatif, il est ressorti que le quartier Safatou 2 avait besoin d’un centre de santé parce que les citoyens de ce quartier peuvent faire 7 kilomètres avant d’avoir un poste de santé. Là aussi, nous avons construit et équipé un centre de santé moderne qui a commencé à fonctionner au moment où nous parlons. Tout ça a été correctement exécuté sur le plan technique et financier. On a même été félicité particulièrement par la présidente du Conseil d’Administration de l’ANAFIC, madame Christine Sagno qui est venue à Labé. Elle a visité ces infrastructures et nous a félicités. Labé et Mali Yimbéring ont été félicités. C’est nous qui avons sauvé la face. Aujourd’hui, il y a certaines collectivités qui ne sont même pas à 70% de la réalisation des travaux.

Sur le plan de la coopération décentralisée, la commune de Labé fait partie des communes qui sont en train d’obtenir des financements de la part de l’Union européenne. Actuellement, nous sommes en train d’achever le marché radar dans le quartier de Tata 2. Ça, c’est à travers un financement de SICOVAD qui est une conglomération de 36 communes qui est en jumelage avec la ville de Labé. Personnellement, je me suis déplacé pour aller jusqu’à Toulouse parce que c’est des anciens partenaires avec lesquels il y avait eu un refroidissement qui est dû aux différentes crises qui se sont succédé dans notre pays. Au nom du conseil communal de Labé, je suis allé réactualiser ce partenariat et j’ai participé au conseil régional de SICOVAD où j’ai plaidé pour la reprise de ce partenariat. Cela a été accepté ; et, aujourd’hui, c’est eux qui sont en train d’achever ce marché. Ce sont eux qui ont reboisé le sous bassin de Touri où se trouve le barrage qui sert en eau potable la ville de Labé. C’est nous qui payons les gardiens qui sont sur ces lieux. L’autre projet en cours est que nous avons réussi à travers le ministère de la jeunesse à avoir un financement de l’Agence Belge de Développement avec ENABEL. Un financement pour l’aménagement d’une station multiservice en face de l’hôpital régional de Labé. Ça, c’est dans le cadre de l’accompagnement de la jeunesse pour réduire l’immigration clandestine.

Aujourd’hui, à travers ces projets, nous avons réussi à recruter 262 jeunes qui sont payés par jour et qui sont formés professionnellement. Chaque jeune a plus d’un million de francs par mois. Quand vous faites le calcul, vous aurez plus de 260 millions par mois et pendant 9 mois. C’est un projet qui est à l’actif de la commune. Aujourd’hui, j’ose dire que les résultats que nous obtenons depuis qu’on a été installés nous satisfont.

Guineematin.com : Dans ce cas, quel a été le problème avec le gouvernorat ? À votre avis, pourquoi parle-t-on aujourd’hui de détournement ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : avec cette mission, il y a un problème qui s’est posé. D’abord, je rappelle que quand ils ont fait la restitution devant le conseil, ils ont promis d’aller produire le rapport indiquant toutes les imperfections et les performances. A notre fort étonnement, c’est sur les réseaux sociaux qu’on a constaté la publication de ce rapport pendant que ce rapport n’était pas disponible au gouvernorat, à la préfecture et à la commune. C’est dans ça qu’on a constaté que certains sites d’informations se sont permis d’aller jusqu’à accuser la commune de Labé d’être épinglée par la mission du gouvernorat. Ça nous a surpris. Nous avons qualifié cela d’acharnement parce qu’il n’y a pas eu de détournement de fonds. Il semblerait qu’ils ont dit que c’est le directeur de cabinet qui a fait une interview où il aurait dit qu’il y a eu un détournement. Après cela, je suis allé les rencontrer, y compris le préfet pour dire que je suis vraiment surpris parce qu’il n’y a jamais eu détournement. Mais, où il y a eu le problème ?

Guineematin.com : je vous le demande, monsieur le maire ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : on a eu un retard par rapport à la tenue de la session budgétaire. Nous l’avons programmé trois fois entre février et mars. Mais, comme vous le savez, il y a eu les manifestations pendant cette même période. La dernière fois que nous avons convoqué la session, ce jour-là, personne ne pouvait sortir la tête parce que ça tirait de partout. Il y a eu deux morts et on ne pouvait pas tenir la session. Ça, ce n’est pas de notre faute. Pendant presque deux mois, la commune de Labé n’a pas pu fonctionner. Il y avait les manifestations, les arrestations et aux moins 5 morts. C’est ce qui nous a retardés. Maintenant, on a eu à dépenser du 1er avril au 29, avant de tenir la session, ils ont dit non, vous n’avez pas tenu de session c’est une faiblesse. Il fallait le faire. Nous avons dit que nous sommes conscients mais un détournement d’objectif, c’est quand des fonds sont décaissés pour la réalisation d’une activité et que cet argent est utilisé pour une autre activité. Et, cela n’a jamais été le cas dans la commune. C’est pourquoi, nous avons été surpris par cette information. On s’est demandé si l’objectif de cette mission était de nous évaluer ou bien de nous appuyer. Personnellement, je m’étais réjoui de la venue de cette mission parce qu’il faut reconnaître que le directeur de cabinet du gouvernorat c’est quelqu’un qui est très aguerri en matière de gestion des collectivités. Il a eu à nous expliquer beaucoup de choses et nous avons déploré le retard de cette mission qui devrait être là il y a 2 ans. Mais, c’est quand on a commencé à voir des articles de presse qui disent que la commune de Labé est épinglée ou la commune de Labé est accusée de détournement de fonds, c’est des accusations. Il n’y a jamais eu de détournement de fonds à la commune et même un détournement d’objectif, il n’y en a pas eu. J’ai suivi le directeur de cabinet du gouvernorat sur les ondes d’une radio où il a dit qu’il n’y a pas eu de détournement. Je me suis demandé où on a tiré le mot détournement d’objectif pour afficher.

Guineematin.com : il y a quand même certains qui disent que les recettes générées par l’état civil ne parviennent pas à la caisse ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : là aussi, il faut qu’on soit très clair. A l’état civil, ils ont des dépenses à faire qui sont journalières. Ils ont des contractuels qu’ils recrutent, qui remplissent les registres et qui sont payés par jour. C’est cet argent que la mission a dit que désormais, il faut qu’il y ait un programme qui doit être intégré sur la ligne budgétaire. Ils ont dit que toutes les dépenses doivent être ordonnées par le maire qui est le principal ordonnateur. C’est une remarque qu’ils ont faite, pas un cas de détournement. C’est pourquoi, j’ai commencé par vous remercier parce que les sites qui ont affiché ces articles disant que la commune est épinglée, ils ne sont jamais venus vers nous pour recouper l’information. Ils se sont contentés peut-être des dires de ces certains membres de la mission ou bien des rumeurs pour afficher des articles accusant la commune de détournement. En matière de journalisme, je l’ai pratiqué en étant correspondant de radio pendant trois ans, le recoupement de l’information est capital. Nous nous sommes demandé si ces sites ne sont pas partisans.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Mamadou Aliou Laly Diallo : je vais remercier l’ensemble des populations de Labé qui sont en train de nous accompagner et de nous appuyer dans le cadre du développement. Remercier les ressortissants de Labé à tous les niveaux. Par rapport à l’assainissement, l’association Diwal Labé Belgique nous a envoyé un camion, l’association des ressortissants de Labé en Amérique du Nord a apporté beaucoup de matériels pour la lutte contre la Covid 19. Ceux de l’Europe nous ont beaucoup accompagnés.

Très prochainement, la commune de Labé aura son site disponible où nous allons mettre toutes nos actions de développement. Pour l’élaboration de ce programme de développement local, on a mis en place des équipes pluridisciplinaires qui sont allées mener un diagnostic participatif au niveau des quartiers et des secteurs. Il y a eu des foras. C’est l’expression des citoyens à la base que nous avons recueillie pour en faire un programme de développement local au bénéfice des citoyens de Labé.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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