C’est désormais officiel et le doute n’est plus permis, même si ce n’était qu’un secret de polichinelle ! Le président Alpha Condé annonce qu’il ne quittera pas le pouvoir après son second mandat. Il tient à briguer un 3ème mandat à la tête de la Guinée, malgré toutes les contestations enregistrées depuis un peu plus d’un an et qui ont fait plusieurs morts à Conakry et à l’intérieur.

C’est par visioconférence, organisée ce mercredi, 2 septembre 2020, au Palais du peuple, que le chef de l’Etat guinéen a officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. Au cours de cette visioconférence d’environ 4 minutes, le Chef de l’Etat, s’adressant aux femmes parlementaires qui ont organisé une manifestation de soutien en sa faveur, a dit pour la première fois qu’il accepte et s’engage à aller à l’élection présidentielle de cette année.

« A partir de maintenant, je m’engage parce que c’est vous les femmes mêmes qui le voulez. Je m’engage », a dit le champion du RPG arc-en-ciel.

Choisi par les partis alliés réunis au sein de la Coalition démocratique pour le changement dans la continuité, CODECC et le RPG/AEC, au pouvoir, Alpha Condé qui fait figure d’ultra favori à ces consultations pour la magistrature suprême (avec la main-mise sur l’administration publique, les moyens de l’Etat et les institutions dont celles chargées des élections), est le premier des grands ténors de la vie politique nationale à avoir officiellement déclaré sa candidature.

L’opposition qui est divisée sur la stratégie à adopter entre participer ou boycotter ce scrutin présidentiel n’a pas dit son dernier mot. Aucun de ses principaux leaders, tous membres du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), n’a encore annoncé sa candidature, même si des consultations sont annoncées ici et là. Pendant ce temps, le délai de dépôt des dossiers de candidature, fixé au 8 septembre, approche de plus en plus.

Enfin, cette annonce (qui est loin d’une surprise et qui va dans le sens du communiqué du RPG arc-en-ciel d’avant-hier) pourrait plonger la République Guinée dans une crise près-électorale puisque les leaders du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) se retrouvent dans l’après-midi de ce mercredi à leur QG pour réagir à cette candidature qui met fin à toute possibilité d’alternance au pouvoir en Guinée.

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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