Mutilations Génitales Féminines : situation critique dans la Région de Labé

Maurice Kaman, inspecteur régional du Plan et Développement de Labé

La situation des filles et femmes reste critique dans la Région Administrative (RA) de Labé où on continue de déplorer plusieurs formes de violences basées sur le genre dont les mutilations génitales féminines, a appris la rédaction régionale de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Chaque année les institutions du système des Nations Unies, les gouvernements des pays membres et les services de l’Etat célèbrent le 11 juillet la journée mondiale de la population assortie de recommandations à faire dormir débout.
Pour cette année 2020, il était question d’une mobilisation générale des acteurs concernés et impliqués autour de la protection dès maintenant des droits des femmes et des filles en mettant un accent particulier sur la lutte contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus au sein et à travers cette couche vulnérable.

Plus d’un mois, les activités de sensibilisation menée sur le terrain par les services de l’Etat guinéen et leurs partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux ne semble donner aucune tendance à une amélioration positive des choses en faveur des filles et des femmes, surtout en matière de lutte contre les mutilations génitales féminines qui font des ravages dans la Région Administrative (RA) de Labé.

« Quand on prend la Région Administrative (RA) de Labé, aujourd’hui on est confronté à une situation critique. A tout moment, on est interpellé par-ci, par-là pour dire qu’il y a des personnes de 60 ans qui violent des filles de 6 ans. Pour quel intérêt ? Les MGF continuent à faire ravage avec tout ce que cela comporte comme conséquence sur la santé de la fille et de la femme » a expliqué l’inspecteur régional du Plan et du Développement de Labé, Maurice Kaman.

Sur les résultats concrets des campagnes de sensibilisation réalisées sur le terrain, notre interlocuteur a déclaré que « dans certaines communautés, surtout par rapport au MGF, quand je prends vers Gadha Woundou, il y a des activités qu’on va continuer à mener, parce qu’il y a des femmes qui sont prêtes à déposer leurs couteaux. Cela va dans la perspective de la journée mondiale de la population, puisqu’aujourd’hui, quand ont dit violences basées sur le genre, les MGF font partie. Je pense donc que les activités vont continuer pour que les droits et les femmes soient vraiment respectés dans notre région ».

Mais, il reconnait que malgré les efforts déployés sur le terrain, des obstacles subsistent : « on a à faire à une population analphabète. Il y a aussi les pesanteurs socioculturelles qui agissent surtout sur les femmes. Lorsqu’on parle de MGF, comme je l’ai dit dans mon intervention, on sait que ce n’est pas bon. Mais, dans les sociétés, c’est accepté. Les gens le font », a-t-il conclu.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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