Cellou Dalein Diallo

C’est un Cellou Dalein Diallo confiant qui a déposé son dossier de candidature ce lundi, 07 septembre 2020, à la Cour Constitutionnelle pour l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. Après cette formalité et son passage devant le collège médical, le principal opposant- qui va affronter pour la troisième fois Alpha Condé à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain- a fait face aux médias, massivement mobilisés.

Décryptage !

Je voudrais remercier la presse qui s’est massivement mobilisée pour m’accompagner à la Cour constitutionnelle où j’étais venu accomplir une formalité. Celle de déposer mon dossier de candidature à cette institution de la République. Vous l’avez suivi hier, j’ai été investi par l’UFDG comme candidat du parti à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Je suis très satisfait de cette confiance et je vais l’assumer.

Nous nous sommes battus depuis un an pour empêcher Alpha Condé de tripatouiller la Constitution à l’effet de s’octroyer un 3ème mandat. L’UFDG a estimé qu’il faut continuer ce combat dans les rues et sur les places publiques, à travers les manifestations ; mais, qu’il faut aussi le continuer dans les urnes. Parce qu’il y a une opportunité aujourd’hui d’obtenir l’alternance que nous souhaitons. Monsieur Alpha Condé est décrié, rejeté par toute la population. Vous suivez ce qui se passe dans ce qu’il considérait comme son fief traditionnel, en Haute Guinée, à Kankan. Les gens se sont rendu compte qu’il n’a pas respecté ses engagements. Le peu d’infrastructures qui existent dans cette région, c’est celles laissées par le général Lansana Conté. En dehors de la route Kouroussa- Kankan, Kankan-Kourémalé qu’est-ce qui existe comme infrastructure ? Et, pourtant, des fonds colossaux ont été engagés, notamment dans le cadre de la fête tournante ; mais, c’était des marchés surfacturés qui permettaient juste au clan de s’enrichir.

Aujourd’hui, on a des flux financiers énormes dans le pays, en raison de la forte augmentation de l’exportation de la bauxite. Cet argent est au service du clan présidentiel. Les populations souffrent. Regardez l’état de nos infrastructures et nos routes aujourd’hui. Pour aller à Kindia. Pour aller à Kankan, il faut passer par Bamako.

J’ai entendu dire que sur les réseaux inter urbain, il n’y a que 2200 km de route revêtues. Mais, tenez-vous bien, lorsque moi je quittais le ministère des TP, il y avait 2 200 kilomètres de routes bitumées. Cela veut qu’il n’y a pas eu un seul kilomètre de plus. Au contraire, ce qui existait comme stock de routes revêtues inter urbain s’est complètement dégradé et on ne peut plus circuler en 10 ans. Donc, c’est une opportunité.

Aujourd’hui, avec des élections transparentes, n’importe qui peut battre Alpha Condé dans les urnes. Maintenant, il s’agit de défendre la vérité des urnes ; et, nous allons nous y atteler.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé er Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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