Dr. Dansa Kourouma, président du CNOSCG

Officiellement, la campagne pour l’élection présidentielle n’est pas encore ouverte. Mais déjà, certains partis politiques en lice ont démarré leur campagne sur le terrain. Depuis plusieurs semaines, des mobilisations sont organisées çà et là tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays pour soutenir certains candidats. Et, cette situation ne laisse pas indifférent le conseil national des organisations de la société civile guinéenne. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 12 septembre 2020, le président du CNOSCG a rappelé qu’il y a un délai imparti pour la campagne électorale, et que tous les partis politiques doivent impérativement respecter.

Selon l’article 158 du Code électoral, « la campagne électorale pour le scrutin présidentiel est ouverte trente jours avant le scrutin et close la veille de celui-ci à zéro heure » sur tout le territoire national. Mais, Dr Dansa Kourouma dit avoir constaté avec regret la violation de cette disposition de la loi par certains, qui ont commencé la campagne avant la campagne. « C’est une véritable préoccupation pour nous, car nous avons constaté depuis le dépôt des différentes candidatures, et bien avant cela, il y a une campagne qui se met en place avant la campagne. Alors, ceci constitue une violation du Code électoral. En période électorale, les cortèges et les mobilisations ne sont autorisés que par les conventions des partis politiques.

C’est la seule activité qui peut se dérouler avec la mobilisation des foules et des militants. Mais, nous avons constaté des mobilisations le jour du dépôt de la candidature du président Alpha Condé. Son principal opposant a fait la même chose. Sans compter les mouvements de soutien d’avant. Donc, c’est une alerte que nous donnons à l’opinion, surtout à la commission électorale nationale indépendante (CENI) et à la Cour constitutionnelle. Aussi, nous mettons en garde les partis politiques pour dire que la période de campagne est pour 30 jours, et un décret mettra en place cette campagne officiellement », a déclaré le président du CNOSCG.

En plus de la violation de la loi, l’activiste de la société civile craint que ces mobilisations, qui se font sans le respect des gestes barrières, n’entraînent une flambée du Covid-19 dans le pays. « Nous sommes encore en période de Covid-19. Alors, nous constatons que ces caravanes ne respectent aucune règle de distanciation, ni de gestes barrières. Ce qui peut créer d’autres situations par rapport à la santé de la population. C’est pourquoi, nous demandons aux partis politiques de faire observer et respecter cette distanciation, mais également de respecter le Code de bonne conduite des partis politiques », a lancé Dr Dansa Kourouma.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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