Une journée de concertation sur le développement de Siguiri s’est tenue le dimanche dernier, 13 septembre 2020, dans cette ville de la Haute Guinée. Organisée par les ressortissants de la préfecture (cadres et opérateurs économiques) vivant à Conakry, la rencontre visait à échanger autour des préoccupations des populations locales, mais aussi les démarches à mener pour y faire face, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Au mois de juillet dernier, la ville de Siguiri a été le théâtre de plusieurs mouvements de protestation. Des jeunes sont descendus dans la rue pour réclamer de meilleures conditions de vie, notamment la fourniture du courant et la réhabilitation des routes fortement dégradées. Face à cette situation, les ressortissants de la préfecture ont déployé une mission sur le terrain pour échanger avec les populations afin de recenser leurs préoccupations. Au terme de ce travail, ils ont tenu une assemblée générale dans la commune urbaine pour présenter les résultats des activités de la mission.

Dorah Abdourahmane Koïta, porte-parole des organisateurs

Dans sa présentation Dorah Abdourahmane Koïta, le porte-parole des organisateurs, est revenu sur les principales préoccupations des citoyens recensées par la mission. « Nous avons fait des rencontres fructueuses avec des toutes les autorités politico-administratives et les organisations socio-communautaires de la préfecture de Siguiri. A l’issue des différentes rencontres, chaque entité a exprimé son souhait d’un Siguiri développé, prospère et paisible.

Au titre des préoccupations, nous avons retenu ce qui suit :

Le non-achèvement des travaux des chantiers octroyés à la ville de Siguiri lors de la fête tournante de l’indépendance ; le retard du projet d’adduction d’eau ; l’insuffisance de la desserte en électricité ; la quasi-totalité des routes de la ville non bitumées ; le manque d’emploi pour les jeunes ; l’abandon des travaux de reprofilage des routes communautaires entamées en 2018 ; la destruction de l’environnement, l’absence totale de cohésion entre les cadres ressortissants de Siguiri ; plusieurs postes administratifs vacants ou occupés par intérimaires. Tels que le DPE, le directeur préfectoral des travaux publics, le secrétaire chargé de l’administration de la préfecture ; etc. », a-t-il indiqué.

Lancinè Camara, cadre ressortissant de Siguiri

Les ressortissants, qui constituent le cadre de concertation pour le développement de Siguiri, promettent de consigner toutes ces préoccupations dans un document de plaidoyer qu’ils vont défendre auprès des autorités à Conakry. Lancinè Camara, un cadre ressortissant de Siguiri, espère que leur démarche permettra de trouver des solutions aux principaux des habitants de la préfecture. « Nous allons remonter ces revendications au niveau des autorités, et nous essayerons de suivre l’application de ce que la population a demandé. Une fois que nos démarches aboutiront, nous reviendrons vers la population pour dire : vous nous avez chargés de ça, voilà ce que nous avons obtenu », a-t-il annoncé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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