Après plusieurs reports, le procès intenté par Malick Sankhon contre Etienne Soropogui s’est poursuivi hier, jeudi 17 septembre 2020, au tribunal de première instance de Dixinn. Le directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale poursuit le président du mouvement politique Nos Valeurs Communes pour « diffamation par voie de presse ». Il réclame la condamnation de l’opposant afin que son honneur soit rétabli.

L’audience de ce jeudi a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès. Prenant la parole, maître Lancinè Sylla, avocat de la partie civile, a estimé que le prévenu, Etienne Soropogui, a « foulé au sol » l’honneur et la considération de Malick Sankhon, en accusant ce dernier d’être à l’origine de l’incendie de 9 véhicules enregistré dans la nuit du mardi au mercredi, 22 janvier 2020, à la Casse (Conakry).

C’est pourquoi, l’avocat du directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a sollicité la condamnation du président du mouvement « Nos Valeurs Communes » et membre du FNDC, au paiement d’un franc symbolique et la publication de la décision dans un journal, aux frais de l’opposant.

Abondant dans le même sens, le procureur a demandé au tribunal de retenir l’ancien commissaire à la CENI dans les liens de culpabilité de diffamation par voie de presse. Pour la répression, Boubacar 1 Bah a réclamé la condamnation d’Etienne Soropogui au paiement d’une amende d’un million de franc et la prise en compte des réclamations de la partie civile.

De son côté, l’avocat de la défense, maître Mohamed Traoré, a dit ne pas être en mesure de plaider devant le tribunal, pour des raisons de santé. Mais, il a promis de transmettre ses plaidoiries par écrit au juge dans les prochains jours. C’est ainsi que le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 1er octobre 2020.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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