Plus d’une année après les faits, le procès sur le vol dont le groupe de médias C24 a été victime l’an dernier s’est ouvert ce lundi, 21 septembre 2020, au tribunal de première instance de Dixinn. Le prévenu a plaidé non coupable, assurant qu’il ne sait rien de cette affaire, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette affaire remonte au vendredi, 25 mai 2019. Ce jour-là, un inconnu a défoncé la porte du siège du groupe de médias en ligne C24, situé à Bambéto. Il a emporté 3 ordinateurs, des chéquiers, 4 passeports, un petit téléphone Samsung, et un porte-monnaie contenant 5 700 euros, 602 dollars, 2 000 francs CFA, 7 000 francs guinéens. Après ce vol, le patron du groupe, Mamadou Bassirou Baldé, a porté plainte contre la société Dem Sécurité chargée d’assurer la sécurité de l’immeuble.

« Ce jour, je suis venu au bureau à 12 heures. J’ai trouvé le vigile à la rentrée. J’ai garé ma voiture et je suis monté au bureau. A 13 heures 40, j’ai laissé le vigile à la rentrée, je suis allé à la prière. A mon retour, je trouve que la porte est cassée et les objets ont disparu. Aussitôt, je suis descendu pour voir le vigile. Nous sommes montés, on a fait ensemble le constat. On a finalement décidé de porter plainte contre la société Dem, qui a engagé le vigile pour venir surveiller nos locaux », a expliqué le plaignant.

Suite à la plainte de monsieur Baldé, le vigile Sanoussy Keïta, qui assurait la sécurité de l’immeuble, a été interpellé. Après l’enquête préliminaire, il a été placé sous mandat de dépôt le 6 juin 2019. En comparaissant ce lundi, 21 septembre 2020, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, le prévenu a rejeté en bloc les faits articulés contre lui. Il a laissé entendre qu’il n’avait même accès à l’étage où le vol s’est produit.

« Je travaille au compte de Dem Sécurité pour assurer la sécurité des lieux pendant la journée, de 7 heures à 18 heures. Je surveille la cour et non les appartements des locataires qui sont à l’étage. Mon rôle consiste à enregistrer les visiteurs à la rentrée principale. Si les gens viennent avec des voitures ou des motos, je leur montre comment se garer. Mais je n’ai pas accès au 5ème étage, où s’est produit le vol », a expliqué Sanoussy Keïta.

Après les explications des deux parties, l’avocat du prévenu, maître Daniel Haba, a sollicité la remise en liberté de son client jusqu’à la prochaine audience. Mais le tribunal a rejeté cette demande, avant de renvoyer l’audience au 5 octobre prochain pour la comparution, à titre de témoins, de la société Dem Sécurité et du propriétaire de l’immeuble qui abrite le siège de C24.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin