Le député uninominal de Dubréka s’est rendu le mercredi dernier, 23 septembre 2020, à Döfily pour prêcher la paix. Dans ce secteur qui se situe à seulement deux kilomètres du centre-ville de Dubréka, l’honorable Fodé Abass Cissé était allé à la rencontre des jeunes qui étaient sortis en début de semaine barricader la route et brûler des pneus pour dénoncer le mauvais état de la route, le manque du courant électrique, etc. Et, devant ses frères, ce député de la 9ème législature a promis d’élaborer un plan d’action cohérent pour voir dans quelle mesure il serait possible avec le ministère de l’énergie de rectifier le tir.

En compagnie du directeur préfectoral de la jeunesse de Dubréka, l’honorable Fodé Abass Cissé est allé à la rencontre de ses frères de Döfily, pour les exhorter à mettre la balle à terre. Ensemble, ils ont échangé et trouvé momentanément un terrain d’entente pour un retour au calme, après quelques jours de remous dans ce secteur à cause des revendications liées au mauvais état de la route, la gestion opaque d’un port artisanal, le manque d’installations électriques et le refus des autorités d’ériger Döfily en quartier. Des revendications que les jeunes ont d’ailleurs réitéré devant ce parlementaire.

Mohamed Soumah, porte-parole des jeunes de Döfily

« Nous avons commencé cette manifestation depuis dimanche soir puis le lundi. Nos revendications ne sont rien d’autres que la situation de nos routes. Parce qu’on ne peut pas parler de développement sans routes et l’électricité… Ensuite, nous avons mené des démarches à plusieurs reprises auprès des autorités pour ériger notre secteur en quartier. C’est ce qui nous a poussés à barricader toutes les issues qui mènent à notre secteur. Vous-même vous avez dû le constater, en venant, certaines parties de la route et des poteaux électriques qu’on a faits de nous-mêmes pour que les autorités puissent continuer ; mais, hélas ! On a tapé à toutes les portes, en vain. C’est pourquoi, ce mercredi, nous avons reçu une délégation qui était venue pour s’enquérir de nos préoccupations qui s’articulent sur 4 points. C’est ainsi qu’ils nous ont promis leur prise en compte. Mais, nous, cela ne nous rassure pas trop. C’est pourquoi, nous leur avons dit que si rien n’est fait d’ici la semaine prochaine, nous allons investir de nouveau la rue », a dit Mohamed Soumah, porte-parole des jeunes de Döfily.

Devant la détermination des jeunes à investir la rue jusqu’à la satisfaction de leurs nobles et légitimes revendications, l’honorable Fodé Abass Cissé a promis d’approcher le ministère de l’énergie pour voir comment sortir Döfily de l’obscurité.

Honorable Fodé Abass Cissé, Directeur préfectoral de la jeunesse de Dubréka

« Ces jeunes manifestants ont essentiellement 4 points de revendication, dont entre autre : le manque d’électricité, la dégradation des 2 kilomètres de bande de terre qui est aujourd’hui difficile à pratiquer. Il y a aussi un port de pêche dans leur secteur dont ils ne bénéficient pas des retombées. Donc, c’est tout ce qui a entraîné des remous depuis dimanche. Pour éviter le pire, les autorités ont pris le problème à bras le corps. C’est pourquoi, une délégation a été dépêchée ce mercredi pour apaiser les esprits de nos frères. Vous savez que nous sommes en période électorale et que notre parti a plutôt besoin du soutien, mais aussi de stabilité dans la zone. Ainsi, nous allons faire un plan d’action cohérent et voir dans quelle mesure il serait possible, avec le ministère de l’énergie, de rectifier le tir, en demandant bien-sûr le concours des autorités compétentes. Car, nous les députés, on ne prend pas de promesse », a indiqué l’honorable Fodé Abass Cissé.

Visiblement très préoccupé, Mohamed Lamine Camara, le directeur préfectoral de la jeunesse de Dubréka, a invité toutes les autorités à s’impliquer pour une sortie de crise.

Mohamed Lamine Camara, directeur préfectoral de la jeunesse de Dubréka

« Depuis près d’une semaine, il y avait des remous dans le secteur de Döfily. Les jeunes se sont révoltés et ils ont eu à empêcher l’accès à leur localité en brûlant des pneus et en refusant le contact de toute autorité. Ce n’est qu’hier soir qu’ils ont accepté de faire venir une délégation pour rencontrer le secrétaire général chargé des collectivités. Ils sont à deux kilomètres du centre-ville ; mais, ils n’ont pas d’électricité. Moi, en tant que directeur préfectoral de la jeunesse, je suis préoccupé. Voir une jeunesse vive se révolter, je ne peux que les assister positivement. C’est pourquoi, nous avons tout de suite mis en branle toutes les autorités de la préfecture, notamment le député uninominal pour que ces revendications puissent aboutir », a confié Mohamed Lamine Camara.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin