Aliou Barry, sous-préfet de Bissikrima (préfecture de Dabola)

Située à 25 km à l’Est du chef-lieu de Dabola, sur la route nationale qui mène à Kankan, la sous-préfecture de Bissikrima est l’une des neuf collectivités de Dabola. Cette collectivité compte 28 840 habitants dont 14 026 femmes, qui sont établis sur 11 districts, 64 secteurs et 78 villages. Les 14 404 électeurs, à l’instar des autres Guinéens, s’apprêtent à aller aux urnes le 18 octobre prochain.

A un journaliste de Guineematin.com qu’il a bien accepté de recevoir sur place, monsieur Aliou Barry, le sous-préfet de Bissikrima, a parlé des préparatifs du scrutin du 18 octobre prochain, du développement socio-économique de sa sphère géopolitique, de la cohabitation politique et sociale….

A en croire Aliou Barry, la distribution des cartes d’électeurs se fait à un rythme très satisfaisant, grâce à l’implication de la radio communautaire et l’organisation mise en place par les différents acteurs impliqués dans le processus.

« J’avoue que Bissikrima, crée en 1960 en circonscription administrative et érigée en CRD en 1992, a une chance. Nous avons la première radio communautaire de Dabola. Avec la sensibilisation, les citoyens sont largement informés de la distribution des cartes d’électeurs. En collaboration avec les partis politiques, la mairie et la commission électorale sous-préfectorale indépendante, CESPI, au moins 80 rabatteurs sont sur le terrain pour accélérer la distribution. Ce qui a permis en cinq jours de distribuer plus de 5000 cartes sur les 14 mille disponibles », a expliqué l’administrateur.

Aliou Barry, sous-préfet de Bissikrima (préfecture de Dabola)

L’opposition (avec ses 11 élus sur les 23 conseillers communaux) participe activement dans le processus, selon le Sous-préfet. « A l’entame du processus électoral, le Préfet a tenu une réunion qui a regroupé tous les Sous-préfets. Il nous a chargés d’aller rencontrer les différents acteurs politiques pour leur dire de profiter de la campagne pour éduquer leurs militants et envoyer un message de paix à l’endroit de tout le monde. Puisqu’après tout, Dabola appartient à tous les fils et filles. C’est ce que nous avons fait ; et, le message a été bien compris. Depuis le début, jusqu’ici, chacun fait sa campagne sans problème », souligne Aliou Baryy.

S’agissant des questions de développement, cet administrateur salue la politique du gouvernement qui a consisté d’accorder les 15% des revenus miniers aux différentes collectivités, à travers l’agence nationale de financement des collectivités, ANAFIC.

« Cela nous a permis d’avoir un stade sous-préfectoral clôturé avec tribune et forage. Le siège de la mairie et un forage ont été construits. Le district le plus enclavé de Bissikrima, Bassi, a bénéficié d’un forage. Pour nous, c’est un grand ouf de soulagement pour nos populations et nous remercions le Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé pour cette vision très remarquable », a-t-il dit.

Cette commune compte 57 écoles primaires, dont une en franco-arabe, deux collèges dont un en franco-arabe et un lycée. Seulement, à l’image des autres localités du pays, les communautés sont soumises à de rude épreuve pour la prise en charge des enseignants communautaires et contractuels, dont le nombre est estimé à 40 personnes.

Sur le plan sanitaire, Bissikrima compte sur un centre de santé et 3 postes de santé pour soigner ses 28 840 habitants. Les pathologies les plus récurrentes sont le paludisme, la diarrhée et la rougeole parfois. Jusqu’ici, la localité compte zéro cas de coronavirus et les ressortissants tout comme les autres acteurs étatiques sont fortement impliqués dans la sensibilisation des populations. Des kits et des bavettes sont distribués gratuitement et en quantité aux populations.

« Pour l’accès aux médicaments essentiels, avec la mise en place d’un comité de gestion tout se passe bien à Bissikrima. Nous ne manquons pas de médicaments essentiels », soutient M. Barry.

Au plan sécuritaire, la situation est moins reluisante. La collectivité compte un seul agent de police titulaire et un seul gendarme. Ils sont aidés par des bénévoles recrutés dans les rangs des donzos, (des chasseurs traditionnels).

Selon le Sous-préfet, l’avantage de Bissikrima réside dans l’harmonie qui règne entre ses composantes sociales. « A Bissikrima, les peuls et les malinkés vivent en harmonie. Il n’y a aucun problème entre les populations. Moi qui suis là, je parle poular, malinké et soussou. D’ailleurs, j’écris mieux en malinké qu’en poular puisque l’homme est le produit de son milieux », a expliqué le premier commis de cette circonscription.

Toutefois, l’administrateur insiste sur un message à l’endroit de ses populations. « Tout ce que nous demandons aux populations de Bissikrima, c’est de se lever et aller voter le jour du scrutin dans la paix et la quiétude. Nous avons tous en partage ce pays et l’obligation de maintenir la cohésion entre tous les Guinéens. Voilà ce que je demande à mes administrés que je félicite et que je salue pour la maturité et le niveau de compréhension de la vie communautaire. Chez nous ici, c’est le cousinage qui domine ; et, c’est tant mieux, puisque c’est ce que nous soutenons et encourageons entre tous les fils et filles d’ici », a conclu Aliou Barry.

De Dabola, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45    

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