La Guinée s’achemine vers l’élection présidentielle. Contrairement au double scrutin (référendum et législatives) du 22 mars dernier, qui s’était déroulé dans la violence, l’élection présidentielle du 18 octobre prochain s’annonce bien à Pita. C’est du moins ce qu’ont dit certains citoyens de la commune urbaine de Pita à un reporter de Guineematin.com hier, dimanche 27 septembre 2020.

Pratiquement, tous se souviennent aujourd’hui des violences enregistrées lors des dernières élections et espèrent que cette élection se déroulera dans la paix et la quiétude.

Mamadou Saïdou Barry

Assis sur sa moto tricycle, Mamadou Saïdou Barry, la soixantaine, dit être prêt pour le vote. « J’ai récupéré ma carte et je suis prêt à aller voter. Je n’attends que le jour du vote ».

Mamadou Oury Barry

Un peu devant, nous avons trouvé Barry Mamadou Oury devant sa boutique. Il espère exercer son droit civique le 18 octobre prochain. « J’ai déjà ma carte d’électeur. J’exercerai mon droit de vote. J’appelle aussi les autres citoyens à faire la même chose dans la paix ».

Contrairement aux deux premiers, Mamadou Lamarana Bah, marchand, n’a toujours pas sa carte d’électeur. « Je n’ai pas trouvé ma carte d’abord. J’espère la récupérer pour aller voter pour mon candidat ».

Mamadou Lamarana Bah

Revenant sur les événements douloureux du double scrutin du 22 mars dernier, Mamadou Lamarana Bah souhaite à la Guinée des dirigeants qui feront régner la paix en Guinée. « La violence ne nous a pas arrangé. La violence n’est pas bonne. À plus forte raison ôter des vies. Nous prions Dieu de nous donner des dirigeants qui ne sont pas violents et qui feront régner la paix en Guinée ».

Madame Salamata Bah

Comme toutes les mères, madame Salamata Bah, vendeuse, regrette les violences et s’inquiète pour l’avenir de ses enfants. « Nous regrettons les violences qui se sont passées ici lors des dernières élections. Nous voulons la paix pour nos enfants et petits-enfants ». Et, si tout se passe bien, elle compte être au rendez-vous électoral.

Souleymane Bah, directeur communal de la jeunesse de Pita

Enfin, nous sommes allés à la rencontre de monsieur Souleymane Bah, le directeur communal de la jeunesse, qui se bat dans la sensibilisation des jeunes. « Comme vous le savez, Pita est parmi les vingt communes les plus conflictogènes de la Guinée. La police et la gendarmerie ont été saccagées tout récemment. Suite à un certain mécontentement des jeunes. Je pense qu’avec les sensibilisations que nous menons auprès d’eux. Ils commencent à comprendre que s’ils cassent les édifices publics qui leur appartiennent. C’est pour Pita qu’ils ont cassé. Ils n’ont pas cassé pour Dalaba ou pour une autre ville. Là-bas (à la police et à la gendarmerie) c’est devenu un lieu fantôme. Je pense que les jeunes commencent à comprendre. Nous allons continuer la sensibilisation pour qu’il n’y ait plus jamais de violence à Pita ».

De Pita, Abdoul Baldé pour Guineematin.com

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