Me Lancinet Sylla, avocat de Malick Sankon, directeur général de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS)

Comme annoncé précédemment, l’opposant Étienne Soropogui a perdu la bataille judiciaire qui l’opposait à Malick Sankhon. Le président du mouvement politique « Nos Valeurs Communes » et membre du FNDC a été reconnu coupable de diffamation par voie de presse à l’encontre du directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

Le tribunal de première instance de Dixinn l’a condamné ce jeudi, 1er octobre 2020, au paiement d’une amende de 2 millions de francs et d’un montant de 20 milles francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Une décision accueillie avec beaucoup de joie par l’avocat de Malick Sankhon. Maître Lancinè Sylla estime que cette décision servira d’exemple à tous les leaders politiques du pays.

« Ce que monsieur Malick Sankhon recherchait, c’était comment voir son honneur rétabli dans cette affaire. Il n’avait demandé que le franc symbolique comme dommages et intérêts, et c’est ce qui lui a été accordé. Il avait sollicité aussi qu’il soit ordonné la publication de la décision de condamnation dans des organes de presse, ce qui vient d’être fait. Et, vous avez suivi que trois organes de presse dont, Le Lynx, L’observateur et L’indépendant ont été retenus comme étant les organes de presse où la décision doit être publiée, aux frais de monsieur Etienne Soropogui.

Nous devons tous être satisfaits de cette décision de justice. Cette décision de justice sonne comme la fin du règne de l’impunité de certains leaders politiques qui pensent qu’il suffit seulement d’arborer le manteau de leader politique et croire qu’on est permis de tenir toute sorte de propos et s’en sortir impunément. Aujourd’hui, je crois que cette décision de justice sonne comme étant la fin de cette imaginaire immunité dont les leaders politiques se croyaient être investis.

Et désormais, tout le monde doit faire en sorte qu’en parlant dans la presse, qu’en parlant partout où l’on est, qu’on puisse faire en sorte que les discours soient disciplinés, policés. C’est à ce prix qu’on peut construire l’Etat de droit. C’est pourquoi nous saluons cette décision de justice », a réagi l’avocat, au sortir de la salle d’audience.

De leur côté, Etienne Soropogui et son avocat, maître Mohamed Traoré, étaient tous les deux absents à cette dernière audience. L’opposant est condamné ainsi pour avoir accusé Malick Sankhon d’être l’instigateur de l’incendie de 9 véhicules survenu dans la nuit du mardi au mercredi, 22 janvier 2020, à la Casse (Conakry).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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