En prélude à la tenue du scrutin présidentiel du 18 octobre prochain, la commission électorale nationale indépendante (CENI), à travers ses démembrements s’active présentement sur le terrain pour la formation des agents des bureaux de vote à travers le pays. Dans la préfecture de Kankan, cette opération devait se tenir aujourd’hui.

Mais, à peine entamée par la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI), cette formation a été boycottée par les participants. Ces derniers ont claqué la porte au motif que leur prime journalière pour cette formation est insignifiante. Ils réclament 50 milles francs guinéens en lieu et place des 20 milles francs qui leur ont été proposés, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

C’est la surprise générale des formateurs et des membres de la CESPI présents à cette rencontre que les potentiels agents des bureaux de vote réunis à l’université Julius Nyéréré de Kankan ont décidé de boycotter leur formation. A l’unanimité, ils ont décidé de quitter la salle de formation pour des raisons pécuniaires. Car, pour cette journée qu’ils vont sacrifier à apprendre au près de la CESPI, ces agents veulent une compensation financière conséquente. Faute de quoi, ils refusent catégoriquement de suivre cette formation cruciale pour un bon déroulement des votes.

« Nous sommes venus le matin à l’université Julius Nyerere de Kankan, afin de participer à la formation des agents des bureaux de vote. A peine qu’on s’installait dans la salle, un membre de la CEPI est venu nous dire que la prime de la journée est de 20.000 francs. Alors, nous avons commencé à vider la salle pour exiger qu’on nous paye à 50.000 francs, à la place de 20.000 francs pour la journée. Jusqu’à présent nous n’avons trouvé aucune suite favorable ; et, c’est dans ce cadre que nous avons boycotté cette formation » a expliqué Yaya Sidibé, un des jeunes qui sont venus participer à cette formation.

Très en colère, Ousmane Babou Keita, une autre participant, assure qu’aucune formation des agents des bureaux de vote n’aura lieu sans les 50 milles francs.

« C’est très déplorable ce qui se passe actuellement à Kankan. Ce n’est pas du tout bon. Les gens sont très remontés et c’est la tristesse totale. Si on ne paye pas les 50.000 francs, il n’y aura aucune formation. Parce que nous n’allons jamais accepter les 20.000 francs pour la journée », a-t-il indiqué.

Rencontré sur les lieux, Sékou Mara, le trésorier à la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI), n’a pas accepté de se prêter à nos questions.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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