Un atelier régional sur le projet : Participation des jeunes à la gouvernance locale dans les 20 communes les plus conflictogènes de la Guinée, s’est ouvert hier, 15 octobre 2020, à N’Zérékoré. Organisée par l’inspection régionale de la jeunesse, en collaboration avec le centre d’écoute et d’orientation des jeunes (CECOJE), cette rencontre va durer deux jours. Elle porte sur la capitalisation des acquis de ce projet dans les trois communes considérées comme étant les plus conflictogènes de la région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Moustapha Camara, inspecteur régional de la jeunesse de N’Zérékoré

Cet atelier regroupe 38 participants, venus des communes conflictogènes de Diécké, Beyla et N’Zérékoré. A l’ouverture des travaux, Moustapha Camara, inspecteur régional de la jeunesse de N’Zérékoré, a expliqué que « l’objectif de cette rencontre est de capitaliser l’ensemble des acquis du projet de participation des jeunes hommes et jeunes femmes à la gouvernance locale dans les 20 communes les plus conflictogènes en Guinée. Ce projet, lancé en décembre 2018, pour une durée de 18 mois, avait pour objet de contribuer à la promotion de la cohésion sociale et de la consolidation de la paix en Guinée.

En effet, à travers ce projet, les conseils locaux des jeunes (CLJ) ont été mis en place dans les communes de Diécké, Beyla et N’Zérékoré, conformément aux documents juridiques élaborés à cet effet, et près de 150 jeunes femmes et jeunes garçons en sont membres et participent à la prévention des conflits dans leurs localités respectives. Les capacités des membres ont été renforcées sur plusieurs thématiques, dont entre autres : le leadership, la gestion pacifique des conflits, la démocratie, la citoyenneté pour ne citer que ceux-ci.

Les trois conseils locaux des jeunes ont fait des plaidoyers auprès des autorités locales pour la prise en charge des préoccupations et besoins spécifiques des jeunes dans les PDL/PAI. Les exécutifs communaux des différentes communes concernées par le projet se sont engagés par écrit à intégrer certaines préoccupations et besoins qui ont fait l’objet de plaidoyer », a dit l’inspecteur régional de la jeunesse de N’Zérékoré.

Roger Lamah, administrateur communication pour le développement à l’UNICEF de N’Zérékoré

Présent à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, l’administrateur communication pour le développement à l’UNICEF de N’Zérékoré, a rappelé que la participation et la représentation des jeunes filles et des femmes restent un défi majeur et une condition essentielle pour le développement durable. « Il est donc important de faire confiance aux jeunes, notamment les filles et aux femmes, de les écouter et leur laisser la possibilité de faire leurs choix, d’exprimer leurs besoins et de participer effectivement et sans contraintes à l’atteinte de leurs objectifs », a dit Roger Lamah.

Jean Smith Sandy, directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré

Au nom du gouverneur de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy, le directeur de cabinet du gouvernorat, a salué la tenue de cette rencontre à la veille de la présidentielle du 18 octobre. « La rencontre qui nous réunit ce jour vient à point nommé. Dans la mesure elle se tient à l’orée des élections présidentielles du 18 octobre dans notre pays. Elle vient à point nommé dans la mesure où elle s’organise dans une région réputée être une zone conflictogène. C’est pour cela que j’invite les jeunes à observer un esprit civique.

Quand on sait que chaque fois qu’il y a conflit dans notre région, ce sont des pertes en vie humaine, des dégâts matériels incommensurables. C’est pourquoi je les invite aussi désormais à privilégier le dialogue, et je demande également aux parents d’accompagner les enfants avec des conseils. La région de N’Zérékoré est une région très riche ; développer cette région va contribuer au bien-être économique et social des populations guinéennes. C’est pourquoi il faut que désormais, N’Zérékoré soit un havre de paix et de cohésion sociale », a dit ce cadre du gouvernorat de N’Zérékoré.

A rappeler que le projet : Participation des jeunes à la gouvernance locale dans les 20 communes les plus conflictogènes de la Guinée, est financé par le fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, à travers l’Unicef, l’UNFPA et l’UNESCO pour une durée de 18 mois.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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