A quelques heures du scrutin présidentiel de dimanche en Guinée, le torchon brûle entre les partis de l’opposition et la CESPI (commission électorale sous-préfectorale indépendante) à Pela, une sous-préfecture qui relève de la préfecture de Yomou (en région forestière). Et, pour cause le transfert de dernières minutes du siège de la CESPI dans les locaux de la sous-préfecture et le remplacement des représentants des partis de l’opposition par des partisans du RPG arc-en-ciel dans les bureaux de vote, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région forestière.

Selon les informations, l’opposition est minoritaire dans la sous-préfecture de Pela. Et, tous les partis en lice pour l’élection présidentielle du 18 octobre ne sont représentés dans cette localité. Mais, les manœuvres de ces deniers de la CESPI, en complicité avec l’administration sous-préfectorale, suscitent des inquiétudes chez les opposants. Et, parmi ces manœuvres qui mettent l’opposition sur le qui vive, il y a transfert du siège de la CESPI du quartier « Cité » au bloc administratif sous-préfectoral sis dans le quartier Kwitèyapoulou. Les opposants estiment qu’il n’y a aucun motif valable qui justifie ce transfert et crie à « une mascarade électorale » en préparation pour faire gagner le RPG arc-en-ciel (le parti au pouvoir) dans cette circonscription. Ils menacent d’ailleurs d’empêcher la tenue de l’élection présidentielle à Pela si la CESPI ne revient à son siège initial.

Norbert Kolita Kpoghomou, Directeur préfectorale de campagne de l’UFDG et de l’UDRP

« Si la présidente de la CESPI ne ramène pas ce bureau avant le jour du scrutin, il n’aura pas d’élection à Pela. Parce que nous allons transférer de force ou de gré la CESPI. C’est anormal qu’un bureau se retrouve à la sous-préfecture si ce n’est pas pour voler et tricher les résultats », Norbert Kolita Kpoghomou, le directeur préfectorale de campagne de l’UFDG et de l’UDRP.

En plus de ce soudain transfert des bureaux de la CESPI dans les locaux de la sous-préfecture, une autre grosse pomme de discorde existe entre l’opposition et ce démembrement de la CENI à Pela. Car, de sources concordantes, pour les 33 bureaux de vote que compte cette sous-préfecture, la CESPI de Pela n’a retenu que cinq (5) représentants de l’opposition. Et, pourtant, l’opposition dit avoir fournit une liste de représentants pour les 33 bureaux de vote de cette localité. Ainsi, l’opposition accuse la CESPI, en complicité avec l’administration sous-préfectorale, d’avoir fait remplacer ses représentants par des partisans du RPG arc-en-ciel.

« Nos membres ont été écartés lors de la formation des membres des bureaux de vote ; et, j’accuse la CESPI. Parce que les membres de l’opposition n’ont pas reçu leurs cartes d’électeurs. Ils ont gardé les cartes pour pouvoir voter à la place de nos militants. Je la mets en garde, si elle essaie de voler ça va mal se passer entre nous ici. Comme l’a dit Alpha Condé, nous sommes en guerre ; et, nous sommes prêts à cette guerre dont il parle », a martelé Norbert Kolita Kpoghomou.

De Yomou, Foromo Gbouo Lamah de Guineematin.com

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