Elhadj Ibrahima Chérif Bah, vice-président chargé des relations extérieures et de la Communication de l’UFDG

C’est une source proche de la famille qui a contacté Guineematin.com au téléphone pour annoncer la mauvaise nouvelle. Elhadj Ibrahima Chérif Bah a été arrêté dans la matinée de ce mercredi, 11 novembre 2020. Il a été embarqué avec deux de ses neveux à Lambandji, dans la commune de Ratoma, aux alentours de 10 heures par une équipe mixte de sécurité pour une destination inconnue, précise notre source.

Comme on le sait, le vice-président chargé des relations extérieures et de la Communication de l’UFDG (principal parti de l’opposition guinéenne, qui revendique d’ailleurs la victoire de l’élection présidentielle du 18 octobre dernier) est parmi les personnalités politiques citées dans la déclaration publiée hier par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, Sidy Souleymane Ndiaye.

Hormis Elhadj Ibrahima Chérif Bah, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn a nommément cité plusieurs autres responsables de l’opposition et du FNDC. C’est le cas des anciens députés uninominaux de Gaoual (Ousmane Gaoual Diallo), de Labé (Mamadou Cellou Baldé), de l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia (Abdoulaye Bah), de l’ancien commissaire de la CENI et désormais président du mouvement politique « Nos Valeurs Communes (Etienne Soropogui), ainsi que de Sékou Koundouno, le responsable des stratégies et planification du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).

Tous ces responsables de l’opposition et du FNDC, farouchement opposés au troisième mandat du président Alpha Condé, sont aujourd’hui accusés par le procureur de Dixinn d’avoir proféré des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre publics.

Avant l’annonce de l’arrestation de Chérif Bah, le vice-président de l’UFDG et ancien Gouverneur de la BCRG (Banque centrale de la République de Guinée), on avait appris une descente musclée au domicile de Sékou Koundouno de plusieurs pick-up de la BRB (brigade de répression du banditisme), de la BRI (brigade de recherche et d’interpellation) et de la BAC (brigade anti criminalité). Mais, le responsable des stratégies et planification du FNDC n’aurait pas été trouvé à son domicile par les agents.

Bref, nous sommes face à une chasse à l’homme qui n’augure pas des lendemains de sérénité en République de Guinée après une élection très contestée par Cellou Dalein Diallo, qui continue de réclamer sa victoire, ses partisans, ainsi que d’autres candidats qui refusent d’accepter le verdict de la Cour Constitutionnelle, soupçonnée d’être à la solde du président sortant. Pourtant, près de nous, en Côte d’Ivoire, confrontés au même problème de troisième mandat, les acteurs politiques, à l’initiative du président Alassane Ouattara, cherchent à négocier pour aplanir leurs divergences. Déjà, l’ancien président de la République et président du PDCI, Henri Konan Bédié, a accepté la main tendue du chef de l’Etat et une rencontre des deux personnalités est attendue dans les prochaines heures dans l’espoir que cela puisse décrisper la situation.

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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