Après les discours, place à l’action. Les travaux de réunification du SLECG ont débuté ce mercredi, 18 novembre 2020. La commission ad hoc chargée de conduire ce processus a rencontré aujourd’hui le camp Aboubacar Soumah. Les discussions ont porté sur la concrétisation des engagements pris par les responsables des deux factions rivales du syndicat des enseignants, à l’occasion des obsèques du syndicaliste Louis M’Bemba Soumah, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

 

Cette première séance de travail a eu lieu au siège national du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, sis au quartier Donka. Au sortir de la réunion, tenue à huis clos, madame Guilao Joséphine Léno, membre de la commission ad hoc, a exprimé sa satisfaction.

Madame Guilao Joséphine Léno, membre de la commission ad hoc

« On est venus pour écouter le bureau exécutif du SLECG d’Aboubacar Soumah pour savoir exactement s’ils ont la volonté d’avoir un seul syndicat au nom du SLECG. Au cours des débats, le SLECG, version Aboubacar Soumah, a affiché toute sa volonté d’unifier ces deux factions du SLECG. Donc, moi, en tant qu’enseignante, je suis très satisfaite de cette volonté. Maintenant qui des deux doit rejoindre qui ? Cela dépendra de la planification qu’on va faire. Parce qu’eux-mêmes ont souffert de cette division », a déclaré l’ancienne syndicaliste.

Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Toutefois, Aboubacar Soumah précise que cette réunification ambitionnée se fera sur la base d’une seule condition. C’est la défense des intérêts des enseignants. « Aujourd’hui, nous avons abordé les premières questions au cours de l’entretien, tout en donnant les détails. Parce que nous avons la volonté d’aller dans le sens de la réconciliation avec l’autre faction. Vous le savez, lors de nos précédentes revendications syndicales, l’autre faction tenait des propos contre nos décisions.

 

Donc, nous avons exprimé à la délégation notre volonté de travailler avec tout le monde. Mais, il faut que ceux avec qui nous devons travailler jouent pleinement le rôle qui est dévolu aux syndicalistes. C’est-à-dire ne défendre que les intérêts moraux et matériels des travailleurs. Un syndicat doit être le porte-parole des travailleurs et non du gouvernement. Donc, si nos camarades sont prêts à renoncer au rôle qu’ils jouaient avant, nous sommes prêts à leur tendre la main et de continuer ensemble le combat », a dit Aboubacar Soumah.

 

Vendredi prochain, la commission ad hoc va rencontrer aussi le camp de Kadiatou Bah pour discuter autour de cette même question. Si l’accord de principe est obtenu des deux côtés, commenceront ensuite les travaux concrets sur les modalités de réunification du SLECG.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin