La Jeunesse-CEDEAO Guinée désapprouve la décision de l’UFDG et de l’ANAD d’appeler à une manifestation de rue le 25 novembre 2020. Aboubacar Dorah Koïta, le président de cette organisation de la société civile, estime que cette démarche n’est pas opportune, et invite Cellou Dalein Diallo et ses alliés à trouver une autre stratégie pour exiger la libération de leurs responsables et militants incarcérés. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce jeudi 19 novembre.

Dorah Abdourahmane Koïta, porte-parole des organisateurs

« Tout en reconnaissant que les manifestations constituent des droits fondamentaux qui sont consacrés par les textes de lois de la République, nous pensons que la situation actuelle du pays nous exige autre chose. Il faut aujourd’hui que les acteurs acceptent de mettre un peu la balle à terre pour aller vers un dialogue inclusif qui va nous permettre de sortir de la crise.

Nous avons toujours rappelé que nous, nous ne pensons pas que les manifestations soient des solutions à la crise actuelle. Les manifestations continuent à nous faire perdre les citoyens guinéens. Quand elles sont violentes et réprimées, les responsabilités ont du mal à être situées. La Guinée ne fait que perdre ses enfants, d’autres sont alités », déplore Aboubacar Dorah Koïta.

Poursuivant, cet activiste de la société civile invite l’opposition à trouver d’autres formes de lutte pour se faire entendre. « Nous pensons aujourd’hui que l’opposition politique doit mieux réfléchir afin de porter ses revendications. Accepter notamment de venir autour d’une table de discussion. Que le gouvernement accepte à son tour, de créer des conditions appropriées pour un dialogue sérieux et franc.

Aujourd’hui, avec toutes les arrestations que nous sommes en train de vivre, ce ne sont pas des choses qui peuvent nous permettre d’apaiser les tensions et rassurer les uns et les autres. Il faut des actions qui vont rassurer les différentes parties prenantes de la crise, et que chacun accepte de renoncer aux manifestations et à toute forme de violence pour qu’on se retrouve autour de la table afin d’évacuer cette incompréhension », conseille le président de la Jeunesse-CEDEAO Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 42

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