L’humanité célèbre ce vendredi, 20 novembre 2020, la journée mondiale de l’enfance. Un événement annuel qui vise à promouvoir le respect des droits des enfants à travers le monde. A cette occasion, l’ONG Aide aux Enfants Déshérités de Guinée (AIED) exhorte l’État à accorder plus d’attention aux enfants en situation difficile. C’est Ibrahima Saïkou Diallo, le président de cette organisation humanitaire, qui a lancé cet appel au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com hier, jeudi 19 novembre 2020.

 

Créée en 2015, l’ONG Aide aux Enfants Déshérités de Guinée encadre de nos jours, une cinquantaine de jeunes recueillis dans les rues de Conakry. Elle les encadre dans un centre d’accueil et les aide à étudier ou à apprendre des métiers. C’est une initiative d’Ibrahima Saïkou Diallo, plus connu sous le nom de CIA.

Ibrahima Saïkou Diallo, président l’ONG Aide aux Enfants Déshérités de Guinée (AIED)

« L’idée de créer cette ONG m’est venue quand je suis rentré au pays après une tournée dans plusieurs pays de la sous-région. Je me suis engagé à aider mon pays dans l’encadrement des enfants déshérités, soit en les envoyant à l’école ou en les aidant à apprendre un métier, comme la soudure, la mécanique, la tapisserie, la décoration rideaux », explique-t-il.

 

« J’ai commencé avec seulement 2 enfants. Mais aujourd’hui, mon ONG compte 52 enfants. 13 parmi eux, dont les plus petits vont à l’école, et tous les autres pratiquent les métiers cités ci-haut. C’est une grande cour, dont nous payons le loyer, qui abrite nos ateliers pour tous les corps de métiers. Dès leur arrivée, ils (enfants) ont le choix de faire le métier qu’ils voudront. L’âge de ces enfants varie entre 3 à 18 ans. Mais, tous les enfants dont l’âge varie entre 2 à 7 ans, on les envoie à l’école », ajoute Ibrahima Saikou Diallo.

 

Dans cette mission d’encadrement des enfants démunis, cette ONG bénéficie de l’assistance de certains partenaires. « On arrive à nourrir tous ces enfants grâce au soutien de certains partenaires nationaux et étrangers. On a un bâtiment de deux chambres, un salon et une douche interne, offert par nos partenaires de la Corée du Sud pour les filles que nous avons dans notre centre. Donc, il y a plusieurs ONG qui nous viennent en aide pour pouvoir nourrir et habiller ces enfants démunis », se félicite le président de l’ONG Aide aux Enfants Déshérités de Guinée.

Il précise toutefois, que l’apport de ces partenaires n’est pas suffisant pour pouvoir recueillir et encadrer tous les enfants de la rue. C’est pourquoi, Ibrahima Saïkou Diallo appelle à une intervention de l’Etat guinéen dans ce domaine. « Je demande au gouvernement de nous aider à avoir un centre d’accueil et d’insertion socioprofessionnelle, où on peut garder 400 à 500 enfants déshérités. Avoir un local où les enfants peuvent passer tranquillement la nuit sans peur d’être délogés le lendemain. En outre, j’ambitionne d’avoir un grand hangar où nos enfants vont bien apprendre leurs différents métiers. On rêve également d’avoir nos antennes dans les quatre régions naturelles, d’où notre appel au soutien de l’Etat », a confié Saïkou Diallo, alias CIA.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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