La campagne électorale pour la présidentielle du 22 novembre a pris fin hier, vendredi 20 novembre 2020, au Burkina Faso. Le président sortant, Roch Mark Christian Kaboré, a bouclé sa campagne par un meeting tenu au stade du 4 août de Ouagadougou. De nombreux militants et sympathisants du parti au pouvoir se sont mobilisés pour écouter le dernier message de leur candidat avant de se rendre aux urnes, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

 

C’est dans un stade plein à craquer que le candidat du mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a bouclé sa campagne électorale, après avoir sillonné les 13 régions du pays. Devant ses partisans massivement rassemblés sur les lieux, le président sortant s’est montré confiant. « Nous abordons cette élection avec confiance et sérénité. J’appelle les populations et les forces vives du Centre à faire preuve d’engagement et de détermination, en se rendant massivement aux urnes dimanche. Les opposants m’attribuent zéro, mais la note que j’attends est celle du peuple, et on verra alors qui sera le premier. Du haut de cette tribune, je voudrais appeler à voter le président Roch Marc Christian Kaboré. Mais à ce que je vois, le coup KO est déjà réalisé », a-t-il dit.

Roch Mark Christian Kaboré, candidat du MPP

Poursuivant son allocution, celui qui dirige les destinées du pays des hommes intègres depuis cinq ans a fustigé l’attitude de certains partis politiques en lice pour cette présidentielle, qui dénoncent déjà des fraudes. « Pour nous, jusqu’à présent, nous n’avons pas encore fait d’élections. Comment peut-on anticiper sur des fraudes ? Mieux, ces gens sont tellement troublés qu’ils ne savent même plus comment les élections se passent. Ils accusent le MPP de préparer des bulletins dans des imprimeries pour pouvoir gagner les élections. Seul quelqu’un qui n’a pas de bon sens, quelqu’un qui ne réfléchit pas, peut dire de telles choses.

La CENI organise les élections et tous les bulletins de la CENI sont paraphés. Comment peut-on aller fabriquer des bulletins pour les mettre dans des urnes pour avoir des bulletins nuls ? Nos ancêtres ne nous ont pas montré cela. Nos ancêtres se sont battus pour la Haute-Volta afin que nous puissions devenir le Burkina Faso. Ceux qui veulent négocier avec les terroristes doivent savoir que le Burkina Faso est debout. Nous sommes intègres et pour notre pays, nous sommes prêts à mourir », a lancé Roch Marc Christian Kaboré, sous une pluie d’applaudissements.

Le président sortant a en face 12 candidats, dont le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, arrivé deuxième à la présidentielle de 2015.

De Ouagadougou, Abdoulaye N’koya SYLLA, envoyé spécial de Guineematin.com

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