Comme dans plusieurs localités de la Guinée, la pratique de l’excision persiste à Kounsitel, une commune rurale située à 17 km du chef-lieu de la préfecture de Gaoual, relevant de la Région Administrative de Boké où les autorités locales déplorent aussi des cas de décès maternels et infantiles, ainsi que le manque de logement et de bureau pour le sous-préfet de la localité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En poste à Kounsitel, dans la préfecture de Gaoual, depuis le 15 juin 2015, le sous-préfet de la localité, Sékou Kazali Fofana, ingénieur agronome de formation n’a pas de bureau. Il exerce ses fonctions dans les locaux de la Mairie.
« J’ai trouvé un bureau défectueux, un bureau décoiffé par les tornades de 2006. Depuis lors, ni le gouvernement, ni la population n’a eu les possibilités de réhabiliter le bloc administratif sous-préfectoral », a-t-il regretté.

Ce représentant du président de la République à Kounsitel habitait un logement très vétuste. Mais, il y a été agressé avec sa famille lors des manifestations organisées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020.

« Depuis 2015, la manière dont j’ai trouvé le bâtiment, j’ai fermé les yeux pour y être. Mais, suite aux évènements des élections législatives passées, ils sont venus saccager, m’agresser au niveau de logement. Ils ont défoncé les portes et les fenêtres », a-t-il ajouté.

Il semble que certains de ses biens ont même été emportés par les agresseurs. Depuis lors, il loge dans une concession privée de la place.

En dehors de ses difficultés majeures, le sous-préfet de Kounsitel, Sékou Kazali Fofana déplore aussi la persistance de la pratique de l’excision dans sa collectivité.

Sékou Kazali Fofana, Sous-préfet de Kounsitel dans Gaoual

« Depuis que je suis-là, il y a eu 3 à 4 séances de réunions autour de cette question. Certains ont accepté, d’autres ne l’ont pas accepté, parce que c’est la population comme vous le connaissez en Afrique. Ce n’est pas toute la population qui peut intégrer à la fois. Au fur et à mesure nous les sensibilisons pour leur faire comprendre et les faire accepter afin qu’ils puissent accepter et rejoindre la première équipe qui a compris et accepté le programme » a-t-il indiqué.

A en croire cette autorité locale, le risque de décès maternels et infantiles est trop élevé dans la sous-préfecture de Kounsitel, en raison de l’enclavement de certains districts et l’état d’extrême pauvreté des citoyens. « L’enclavement, l’état des pistes, les moyens car une femme est en travail ou en début de travail, de là-bas, il faut se lever très tôt. L’évacuer sur les hamacs, parce qu’il n’y a pas les moyens » a-t-il conclu notre entretien.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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