Sidy Dieye, DG de la BIG

Poursuivi en justice pour son « ancien » responsable des ressources humaines, le directeur général de la Banque Islamique de Guinée (BIG), Sidy Dièye, continue son défilé à la barre du tribunal correctionnel de Kaloum. Le patron de la BIG est poursuivi pour « faux et usage de faux » ; et, son procès s’est poursuivit hier, lundi 23 novembre 2020, devant cette juridiction de première instance. Mais, sans grande surprise, le tribunal a déclaré que les débats sont désormais clos dans cette affaire que l’épreuve des réquisitions et plaidoiries des parties au procès a été fixée au 7 décembre prochain, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Les faits reprochés à Sidy Dieye, le Directeur Général de la Banque Islamique de Guinée (BIG), remontent à l’année 2018. A cette période, il avait privé de salaire, puis rétrogradé et finalement licencié Amadou Bah, son responsable des ressources humaines. Et, c’est justement cet employé qui l’a trimbalé en justice pour « harcèlement moral, faux et usage de faux ». En clair, il est reproché à Sidy Dièye un licenciement abusif sur la base d’un faux règlement intérieur. Mais, depuis le début de son procès (le 7 octobre 2020), le directeur général de la BIG a toujours plaidé non coupable des charges articulées contre lui.


« Amadou Bah a plutôt été sanctionné pour abandon de poste. Il a été muté dans une autre agence au quartier Lambanyi. Mais, il a refusé d’y aller. Donc, Amadou a été sanctionné pour arrêt de travaux, conformément à l’article 151, alinéas 2 du code de travail », n’a cessé d’insister le directeur général Sidy Dièye.

Pour sa part, le plaignant, Amadou Bah, il  soutient mordicus que ce son ancien directeur qui a procédé à son licenciement sous prétexte qu’il a abandonné son poste.
« Ma femme était malade. J’ai demandé une avance sur salaire de 70 millions de francs guinéens pour pouvoir l’évacuer. Je précise bien que c’était une avance et non une dette. Elle était en état de famille. Donc, l’objectif était de l’évacuer à l’extérieur. Mais, par après, mon père et mon frère sont tous tombés malade. Et même moi, je n’étais pas bien portant. Je les ai soignés avec cet argent. Ainsi, la banque a estimé que le fonds a été détourné, parce que le seul motif était de soigner ma femme. C’est ainsi qu’on m’a infligé une sanction disciplinaire. On m’a d’abord rétrogradé au poste de conseil clients à Lambanyi. Et, finalement, j’ai été licencié sous prétexte que j’ai refusé d’occuper le poste de conseil clients. Nous avons attaqué cette décision devant le tribunal de travail. Cette juridiction a annulé la sanction en la qualifiant d’abusive, arbitraire et injustifiée. Elle a
ordonné ma réintégration immédiate. Mais, la banque a maintenu son licenciement. Le directeur m’a empêché d’accéder à mon bureau. Il a bloqué mon salaire. Il m’a traité de menteur. Ils ont utilisé des règlements intérieurs de la banque qui ne sont pas en vigueur pour me licencier. Le règlement intérieur qu’ils ont utilisé n’est pas valable. C’est un document inapproprié », a réitéré encore Amadou Bah.

Après avoir épuisé toutes les questions par les parties aux procès, le tribunal a finalement déclaré les débats clos et l’affaire a été renvoyée au lundi 7 décembre prochain pour les plaidoiries des avocats et les réquisitions du ministère public.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620589527/654416922

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