La commune rurale de Koumbia est l’une des huit collectivités de Gaoual. De passage sur place, un reporter de Guineematin.com a récemment rencontré M. Tidiane Diallo, le responsable en charge de l’environnement et Sous-préfet adjoint de Koumbia. En expert de développement communautaire local, monsieur Diallo a ouvert son carnet de notes et parlé de la situation monographique de cette collectivité et ses structures administratives et organisationnelles.

Koumbia est limitée à l’Est par la Commune urbaine de Gaoual, à l’Ouest par la Sous-préfecture de Wendou M’Bour et la Guinée Bissau, au Nord par la sous-préfecture de Foulamory et la préfecture de Koundara et au Sud par la Sous-préfecture de Kakony et la préfecture de Télimélé. Elle compte sept services sous-préfectoraux pour une population de 45 mille 919 habitants repartie sur une superficie de 23 mille 404 km2. Soit une densité de 232 habitants au km2. Cette commune rurale de type A, compte 21 districts.

De l’historique de Koumbia, il faut retenir que c’est le 23 novembre 1919 que cette localité a été créée par le colonisateur français. Elle sera érigée en poste administratif en 1959 par la première république, avant de devenir en 1962 une Section puis une sous-préfecture plus tard. C’est en 1992, sous la 2ème république, que Koumbia sera érigée en Commune rurale.

Les 21 Districts de cette commune rurale sont découpés en 114 Secteurs pour 4 842 ménages issus de 109 villages. Koumbia compte 115 forages et 587 puits ordinaires, 9 puits améliorés et une borne fontaine. Les populations disposent de 1 226 latrines, de 73 pileuses, de 112 petites mosquées, de 40 grandes mosquées (pour les prières de vendredi) et de 196 foyers coraniques.

Cette population dominée par les Peuls comprend plusieurs autres ethnies dont les Landouma, les Koniagui et les Diakanké. Trois religions sont dénombrées. En plus de l’islam pratiqué par l’écrasante majorité des populations, il y a le christianisme qui cherche à s’installer et l’animisme, en voie de disparition.

Koumbia avec des terres très fertiles et une pluviométrie abondante, est une commune rurale dont les populations vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. La commune compte 84 mille 984 bovins, 12 mille 842 caprins et 3 571 ovins.

Pour la santé, le secteur compte un centre de santé qui est d’ailleurs en rénovation et extension et six postes de santé. Le secteur éducatif dispose de 95 écoles primaires dont 2 privées, pour un effectif en 2020 de 5877 dont 2583 filles. La commune comprend également un collège avec 622 élèves dont 196 filles, et un lycée récemment crée pour 98 élèves dont 18 filles, répartis en six classes.

Les femmes particulièrement dynamiques ont 38 groupements de diverses activités économiques. La corporation des éleveurs a en son sein une coordination et une union de jeunes éleveurs.

Les planteurs et même les coupeurs de bois, enregistrés sous l’appellation filière bois font partie des organisations locales très puissantes. Avec une population de près de 46 mille âme, il y a un poste de gendarmerie, un commissariat de police, des éco-gardes et un poste armé, le tout avec un faible effectif.

Actuellement, la commune est dirigée par Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba et la Sous-préfecture par Monsieur Alsény Diallo.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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