Le marché de Madina, le plus grand de la Guinée, est partiellement paralysé ce mercredi, 25 novembre 2020. En raison de l’appel à manifester lancé par l’UFDG, certains commerçants ont fermé leurs boutiques. D’autres par contre ont décidé d’ouvrir leurs places, mais ils se plaignent aussi de la rareté des clients, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pas d’embouteillage, moins de bruit, l’ambiance est particulière ce mercredi dans le grand marché de Madina. De nombreux commerçants ont préféré rester à la maison aujourd’hui, à cause de l’appel de Cellou Dalein Diallo et ses alliés, qui demandent à leurs partisans de manifester dans tout le pays contre l’emprisonnement de nombreux opposants. Il y en a aussi qui sont venus sans ouvrir leurs boutiques. C’est le cas de Saïkou Diallo, vendeur de téléphones, qui dit être venu uniquement pour veiller sur sa place.

« Moi, je suis venu ce matin au marché pour sécuriser ma marchandise. Même si notre présence ne peut pas sécuriser à 100% quand il y a des troubles, mais on essaie de faire de notre mieux quand même. Comme vous le voyez, à côté de moi ici, il y a plusieurs boutiques qui n’ont pas ouvert aussi leurs portes. On ne compte pas vendre aujourd’hui.

Il faut le dire, depuis la dernière élection présidentielle, nous rencontrons beaucoup de difficultés, notamment en ce qui concerne le transport des produits du port vers les magasins de distribution. A cela s’ajoute la rareté de la clientèle. Nous, nous ne sommes que des commerçants, nous ne soutenons aucun camp. Mais, nous exhortons les deux camps au dialogue pour l’intérêt de tous les Guinéens », a lancé ce commerçant.

Il faut souligner cependant, que la paralysie n’est pas totale dans ce marché. On constate par endroits des camions remorques qui débarquent des marchandises et des charretiers qui les transportent dans les magasins. Certains marchands et même des commerçants ont également ouvert leurs places. Mais, les clients sont très rares, selon Hawa Soumah, vendeuse de fournitures scolaires.

« La clientèle se fait rare ce matin. Vous savez, quand les politiciens appellent à manifester comme ça, il y aura la réticence et la méfiance au sein de la population. Ce qui fait qu’on gagne difficilement des clients. Moi, je ne vends que des fournitures scolaires : cahiers, sacs et autres, donc il y a souvent des manifestations à la veille de la rentrée des classes, ça va très compliqué pour moi. Le gouvernement doit beaucoup nous aider parce que notre marchandise ne s’écoule pas. Et si le pays n’est pas stable, imaginez ce que cela pourrait nous causer comme tort », a dit cette vendeuse.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66 29 27

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