Hôpital régional de Faranah

Madame Fatoumata Camara a commencé le travail aux environs de 5 heures ; et, elle a accouché avant le lever du soleil, sans aucune assistance médicale. Malheureusement, après avoir mis au monde deux bébés siamois dans sa case, elle a rendu l’âme sur place.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, l’acte s’est passé avant-hier, dimanche 29 novembre 2020, dans le district de Soumgbaya, une localité située à 15 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture de Passaya (une localité qui se trouve à 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Faranah).

« C’était dimanche vers 5 heures du matin que Fatoumata m’a dit qu’elle a des maux de ventre. J’ai appelé ma camarade Sounkary et celle-là à son tour a appelé sa voisine Kolla. Nous trois sommes entrées dans la case et la victime a accouché avant le lever du soleil. Mais, elle ressentait quelques malaises. On a appelé le médecin à Passaya comme nous on n’a pas de poste de santé à Soumgbaya. À l’arrivée de celui-ci, il a administré un sérum à Fatoumata. De temps en temps, la situation s’aggravait et le médecin avait quitté pour aller ailleurs, en se faisant remplacer par un autre. Pour évacuer l’évacuer, nous avons appelé à Belleya et à Tambaya pour avoir un véhicule, mais en vain. C’est dans ça que Fatoumata Camara a rendu l’âme », a expliqué Boly Camara, la grande sœur de la victime.

Après le décès de Fatoumata Camara, ses deux bébés (qui partagent les mêmes fesses) ont été conduits à l’hôpital régional de Faranah où ils ont été admis à la pédiatrie. Mais, pour madame Hawa Keïta, la présidente de l’association d’aide pour la promotion des femmes, les autorités doivent faire face à cette situation pour une bonne et urgente prise en charge de ces nouveau-nés.

« Nous demandons au président Alpha condé, au Ministère en charge de la promotion féminine et de l’enfance et surtout à la fondation Prosmi, pilotée par la première Dame Hadja Diènè Kaba Condé d’aider la pauvre famille pour le traitement et la prise en charge de ces frères siamois. Aujourd’hui, ces enfants sont devenus des orphelins. Leur papa est cultivateur. À Faranah ici, on n’a pas de médecin ou de matériels pouvant permettre de séparer ces deux bébés. Tous ceux qui peuvent faire quelque chose sont incessamment demandés d’assister ces parents pour la survie de ces enfants », a dit Hawa Keïta.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 620 24 15 13/660 27 27 07

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