Comme annoncé précédemment, les étudiants ont repris ce mardi, 1er décembre 2020, le chemin des campus universitaires en Guinée. Et, partout dans ces institutions d’enseignement supérieur, on note une absence notoire de ces apprenants. C’est notamment le cas à l’ISIC (Institut Supérieur de l’Information et de la Communication) de Kountia où les salles de classe étaient quasiment vides ce matin, rapport un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans les salles de classe, des tables-bancs vides crèvent les yeux des observateurs. Ce premier jour de l’année universitaire 2020-2021 n’a pas connu d’engouement. Les étudiants ont brillé par une absence remarquable, contrairement aux professeurs qui, eux, ont massivement répondu à l’appel des autorités gouvernementales. Et, pour marquer l’effectivité de cette rentrée des classes, les enseignants ont dispensé les cours aux quelques rares élèves qui y étaient présents.

« En termes de préparation, nous avons déjà organisé notre conseil pédagogique qui avait pour but de préparer les emplois du temps pour les quatre années de journalisme et en communication, ensuite contacter les professeurs titulaires et les professionnels qui interviennent à l’ISIC pour leur communiquer leurs programmes dans l’emploi du temps ensuite leur confirmer aussi la date d’ouverture prévue pour ce 1er décembre 2020. Et, comme vous le  constatez, la rentrée est effective. Les étudiants ont répondu à moitié comme toujours, surtout que cette ouverture intervient dans un contexte difficile sur le plan sanitaire et économique. Les parents n’ont pas réuni tous les moyens pour mettre en route leurs enfants. Mais, j’ai l’espoir que dans les jours à venir, les autres étudiants prendront conscience et trouveront les moyens d’emboîter le pas pour rejoindre leurs camarades qui y sont déjà. Aujourd’hui, tous les professeurs programmés ont répondu présents, sauf un seul. Et celui-ci a été tout de suite remplacé par le chef de département journalisme pour ne pas laisser les enfants traîner dans la cour », a indiqué Elhadj Mamadi Yaya Cissé, le Directeur Général adjoint chargé des études à l’ISIC.

De son côté, le chef de département journalisme de l’ISIC trouve « timide » cette rentrée des classes. Thierno Barry assure pourtant que tout est prêt pour accueillir même les nouveaux étudiants, tout en respectant les mesures barrières contre la COVID-19. « On a réparti les groupes pédagogiques pour le gros cortège d’étudiants qu’on va recevoir à partir de la fin de l’orientation sur la plateforme GOUPUL pour que les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires puissent être respectées à la lettre. À l’entrée de l’Institut vous verrez qu’il y a un dispositif de lavage de main, des thermoflaschs… Certes vous constaterez qu’il y a moins d’étudiants dans les classes, mais la même remarque partout ce premier jour. La chance qu’on a à l’ISIC, c’est qu’on ne reçoit pas assez d’étudiants comme c’est le cas dans les autres grandes institutions d’enseignement supérieur. Ici, avec ce faible effectif, il y a bien la possibilité de maintenir la distanciation sociale et de faire en sorte que les cours se déroulent dans de bonnes conditions. Pour cette année, nous avons prévu de recevoir 400 étudiants pour les deux départements, à savoir : journalisme et communication. Donc, chaque département va diviser son effectif en deux groupes pédagogiques », a confié Thierno Barry.

Présent en ce jour d’ouverture des classes, Aboubacar Sidiki Camara, étudiant en licence 3 communication est heureux de revenir au campus.

« Pour moi, c’est une grande joie, une grande satisfaction de pouvoir reprendre les cours aujourd’hui. Ce, après toutes les turbulences qui ont émaillées notre pays ces derniers temps et qui ont empêché le déroulement normal des choses. Cette reprise s’annonce avec un élan d’espoir. Car, ça va nous permettre d’achever le travail qu’on a encore devant nous. Donc, tout cela ne peut que me rendre joyeux », a-t-il dit.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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