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Le procès de 15 jeunes arrêtés dans une même concession lors des récentes violences post-électorales à Conakry se poursuit au tribunal de première instance de Dixinn. Après la comparution du premier groupe, le 25 novembre dernier, un autre groupe de 7 personnes est passé à la barre, le mercredi 2 décembre 2020. Les prévenus ont tous plaidé non coupables des faits de participation délictueuse à un attroupement, violences et voie de de fait pour lesquels ils sont poursuivis, expliquant qu’ils ont été arrêtés en pleine nuit alors qu’ils dormaient chez eux, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

 

A tour de rôle, Mamadou Bobo Diallo, Daouda Sow, Mamadou Kalil Diallo, Souleymane Diallo, Mamadou Dian Bah et Amadou Barry et Abdoulaye Baldé, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés. Des faits qu’ils ont tous rejetés en bloc, assurant qu’ils n’ont jamais participé à un attroupement illégal. « On était couchés chez nous, à Sonfonia Gare. A 3 heures du matin, une équipe de gendarmes et de policiers est venue nous réveiller pour nous dire qu’ils sont venus fouiller notre maison.

 

Avant de procéder à la fouille, ils nous mis aux arrêts. Quand ils ont fini, ils ont dit qu’ils n’ont rien vu. Les gendarmes ont dit de nous libérer, mais les policiers se sont opposés à cela. Ils ont dit de nous envoyer à la police pour pouvoir réclamer de l’argent à nos parents. C’est ainsi qu’ils nous emmenés à la police. Après là-bas, on nous a déférés à la maison centrale. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés ici. C’est tout ce que sais. Je ne connais rien d’autre que ça. Je n’ai participé à aucune manifestation », a déclaré Souleymane Diallo, 20 ans, électricien de profession.

 

Abondant dans le même sens, Abdoulaye Baldé, 22 ans, marié père d’un enfant, a expliqué que c’est avec violence que les agents l’ont réveillé dans sa chambre. « C’est avec un coup de pied qu’un policier m’a réveillé là où je dormais, dans ma chambre. Il m’a dit qu’ils sont venus pour nous fouiller. Ils nous ont arrêtés nous tous qui étions dedans. Je ne sais même pas pourquoi on m’a arrêté », a expliqué le jeune homme devant le tribunal.

 

Après avoir entendu six prévenus, qui ont donné la même version des faits, le tribunal a décidé de renvoyer l’audience au 9 décembre prochain. Cela, pour lui permettre d’avoir un complément d’informations sur date de naissance du septième. En effet, Amadou Barry et ses parents disent tous qu’il est né en 2002, mais personne d’entre eux ne connait le jour et mois de sa naissance. La juridiction veut s’assurer d’abord qu’il ne soit pas mineur avant de procéder à son audition.

En attendant, les 15 prévenus retournent à la maison centrale de Conakry, où ils sont détenus depuis le 5 novembre 2020.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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