Centre de santé de Guéasso

Depuis deux mois, une maladie diarrhéique sévit à Guéasso, une sous-préfecture de Lola, située à 45 kilomètres de la frontière ivoirienne. Préoccupées par cette situation, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme.

Mandiou Touré, Directeur Sous-préfectoral et Chef de centre de Guéasso

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com ce samedi, 5 décembre 2020, Mandiou Touré, directeur sous-préfectoral de la santé et chef du centre de santé de Guéasso, a indiqué que la maladie a fait son apparition en octobre dernier. Et depuis, plus de 60 cas ont été enregistrés. « C’est au mois d’octobre dernier qu’on a reçu les premiers cas de diarrhée. De temps à autre, on recevait des malades. Durant le mois d’octobre, nous avons reçu 47 cas. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 60 malades reçus dans notre centre de santé », a-t-il confié.

 

Cet agent de santé soutient que cette maladie est due à la mauvaise qualité de l’eau que consomment les citoyens. « Dans un premier temps, on pensait que c’était dû aux poulets importés. Mais après investigation, on a trouvé que c’est l’eau que les gens consomment qui est à la base de cette maladie. Il n’y a pas beaucoup de forages de Guéasso, les gens s’approvisionnent en eau dans les puits et dans les marigots. Aujourd’hui, nous avons encore des cas dans 5 familles à Guéasso centre ainsi que dans les villages de Morissimandou, Fongodou, Bitienta… ».

 

Même s’il n’y a eu jusque-là aucun cas de mort suite à cette maladie, le directeur sous-préfectoral de la santé de Guéasso exprime tout de même des inquiétudes. Ne disposant pas de personnel et de moyens suffisants, il redoute un débordement. « Pour le moment, on n’a pas tous les moyens nécessaires pour la prise en charge, au cas où la situation s’aggraverait. Récemment même, on a eu beaucoup de difficultés à gérer tous les malades qu’on recevait. Il y a le personnel soignant qui manque, nous sommes en manque d’infrastructures pour recevoir tous ces malades, il y a aussi les produits qui manquent », a dit Mandiou Touré.

Ibrahima Diawaty DORÉ, maire la commune rurale de Guéasso

De son côté, Ibrahima Diawaty DORÉ, le maire de Guéasso, demande au gouvernement guinéen d’aider sa commune rurale, qui a 32 282 habitants, à avoir de l’eau potable. Le problème d’eau potable est criard à Guéasso. L’eau que les gens boivent n’est pas de qualité. Même dans notre Plan Annuel d’Investissement (PAI) 2020, on avait parlé que de forages. Malheureusement, on n’a pas obtenu ce qu’on voulait.

 

Aujourd’hui, nous craignons que cette maladie ne se transforme en épidémie. Tout cela parce que nous sommes en manque de forage. Donc, nous appelons l’Etat à nous venir en aide pour qu’on puisse des forages non seulement à Guéasso centre mais aussi dans les autres villages, afin de permettre aux citoyens de consommer de l’eau potable », a lancé l’autorité locale.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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