Meurtre de Hamidou Barry à Bambéto : début du procès en appel du Capitaine Kaly Diallo

Près de deux ans après sa condamnation en première instance, le Capitaine Kaly Diallo revient devant la justice. Son procès en appel s’est ouvert ce vendredi, 8 janvier 2021, à la Cour d’appel de Conakry. L’officier de police et son avocat cherchent à faire annuler la décision le condamnant, qu’ils trouvent injuste, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

 

Il a déjà passé plus de quatre ans à la maison centrale de Conakry, mais il n’a toujours pas baissé les bras. Le Capitaine Kaly Diallo poursuit encore les démarches visant à prouver son innocence dans le meurtre de Hamidou Barry, un jeune homme tué par balle au balcon de son domicile, à Bambéto, à l’occasion d’une manifestation de l’opposition en 2016. Arrêté à la suite de ce meurtre et placé sous mandat de dépôt le 25 août 2016, l’officier de police a été condamné le 4 février 2019 à 10 ans de réclusion criminelle et au paiement de 50 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

 

Mais, l’officier de police n’est pas d’accord avec ce verdict du tribunal de première instance de Dixinn. C’est pourquoi, son avocat a interjeté appel pour demander l’annulation de la décision. C’est ainsi qu’un nouveau procès a débuté ce vendredi 8 janvier devant la Cour d’appel de Conakry. A l’ouverture de l’audience, l’avocat du Capitaine Kaly Diallo a pris la parole pour expliquer les raisons qui l’ont amené à saisir la juridiction supérieure dans cette affaire. *

 

« Nous avons relevé appel pour les motifs ci-après : premièrement, le tribunal de première instance a manifestement écarté le rapport balistique établi par des experts balistiques qui date du 8 septembre 2016. Ce rapport balistique dit que l’arme que détenait le Capitaine Kaly, sa chambre à feu dispose de résidus très anciens. Ensuite, avant de sortir de la CMIS de la Camayenne, il n’y avait que 13 balles ; et à son retour, il avait ces 13 balles. Cela veut dire qu’aucune balle n’a été utilisée ce jour par le Capitaine Kaly. Deuxièmement, le tribunal de première instance a complètement écarté les réquisitions du procureur qui avait requis l’acquittement pour crime non constitué.

 

Or, dans un procès pénal, le ministère public est l’une des parties principales. Troisièmement, le juge a été excessif dans sa décision. C’est une décision excessive, une décision hargneuse préparée à l’avance. Quatrièmement, les procès-verbaux des témoins ont été écartés. Les témoignages du Général Ansoumane Camara Bafoé et du Commandant Ibrahima Sory Diabaté ont été écartés par le tribunal. Donc, voilà entre autres motifs qui nous ont poussés à interjeter appel de cette décision », a expliqué maître M’Bomby Mara.

 

Après avoir écouté l’avocat de l’accusé, la Cour a renvoyé l’audience au 22 janvier 2021 pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/654416922

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