Bah Oury, président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

Des réactions se font entendre suite à la condamnation de Souleymane Condé (président du mouvement Diversité Républicaine de Guinée et ancien coordinateur du FNDC aux Etats-Unis) et Youssouf Dioubaté. Les deux opposants au 3ème mandat du président Alpha Condé ont écopé d’un an d’emprisonnement et 20 millions de francs guinéens d’amende chacun pour avoir tenu des propos jugés de nature à troubler l’ordre et la sécurité publique.

Dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 14 janvier 2021, le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) a déploré cette décision qu’il trouve excessive. Bah Oury estime que la Guinée est en train de régresser sur le plan de la liberté d’expression.

« C’est triste que notre pays régresse. Au lieu d’aller dans le sens de la consolidation de la liberté d’expression, nous sommes en train de régresser. Ce sont des jeunes gens qui ne méritent pas d’être emprisonnés simplement parce qu’ils ont eu à un moment ou à un autre des écarts de langage. D’ailleurs, si on regarde bien les choses, la mentalité politique qui a prévalu durant ces 20 dernières années, c’est une mentalité politique violente. Donc, les jeunes s’inspirent des anciens.

Donc, lorsqu’on ne donne pas le bon exemple, il faut d’abord se remettre soit même en cause. Et, c’est la raison pour laquelle je dis que c’est excessif, ça manque de pédagogie, ça manque de sérénité. Et, ce n’est pas comme ça qu’il faut agir si on veut faire en sorte que le discours politique en Guinée soit un discours politique responsable, vertueux et crédible. Donc, j’espère qu’en appel, ils pourront recouvrer leur liberté », a dit l’opposant.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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