Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Les réactions continuent de se faire entendre au sein de la classe politique guinéenne, suite à la reconduction de Kassory Fofana à son poste de Premier ministre. Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), dit n’être pas surpris de cette décision. L’opposant s’attendait déjà à ce que le président Alpha Condé privilégie la stabilité institutionnelle, en reconduisant son chef de gouvernement. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce samedi, 16 janvier 2021.

 

« Ce qu’il faut dire, c’est que c’est beaucoup plus la recherche de la continuité et de la stabilité au niveau du gouvernement. Vous savez que l’attelage est très compliqué surtout que certains de l’entourage de la mouvance présidentielle pensent déjà à la succession. Donc, pour calmer le jeu dans ce genre de circonstances, on privilégie beaucoup plus ce qui existait. Donc, la continuité en estimant que c’est dans le temps que les problèmes ou les questions vont être résolus. Maintenant, ce qui est essentiel, c’est le cap que le président Alpha Condé va donner dans la composition du gouvernement.

 

Mais, je dois dire que le système institutionnel en vigueur dans notre pays, surtout avec l’adoption de cette constitution de 22 mars dernier, a renforcé le pouvoir présidentiel. Et donc, le statut et la mission du Premier ministre, chef du gouvernement, est dans une large mesure diminué par rapport à une hyper présidentialisation de notre pays. Il ne fallait pas dans une certaine mesure être surpris que le président privilégie beaucoup plus sa propre stabilité institutionnelle que d’aller dans une dynamique qui pourrait lui créer surtout autour de son entourage des désagréments qui risqueraient de se transformer en tourments politiques », a-t-il dit.

 

Dans leurs réactions, plusieurs opposants ont dit ne rien attendre du futur gouvernement qui sera dirigé par Ibrahima Kassory Fofana. Mais, Bah Oury, lui, ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il préfère juger les actes qui seront posés. « Il ne faut jamais lancer la pierre d’un coup. Attendons de voir. Le cap doit être indiqué par le président de la République. Nous avons, en ce qui concerne la société guinéenne, des attentes et des exigences. Le pays est dans une situation de crise.

 

Et dans ce contexte, il faut faire prévaloir des dynamiques allant dans le sens de l’apaisement, de la décrispation et de d’envisager des dynamiques politiques susceptibles de recréer un consensus national. Et là, c’est la responsabilité beaucoup plus du président Alpha Condé qui est mise en exergue que celle du Premier ministre, parce que nous savons que le ton est donné par le président de la République par rapport à tout ce qui se fait dans ce pays », a laissé entendre le président de l’UDRG.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622680041

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