Un groupe de femmes a manifesté ce lundi, 18 janvier 2021, devant le tribunal de première instance de N’Zérékoré. Les manifestantes réclament la libération de leurs maris détenus depuis environ 10 mois à Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

 

Sur les 43 personnes arrêtées suite aux violences qui ont émaillé le double scrutin du 22 mars 2020 à N’Zérékoré, 8 sont encore détenus sans jugement à la maison centrale de Kankan. Ils sont accusés d’avoir joué un rôle dans ces violences qui avaient de nombreux morts et blessés ainsi que d’importants dégâts matériels. Dénonçant une « détention arbitraire », les épouses de certains d’entre eux ont organisé un sit-in ce lundi matin devant le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

« Nous sommes là à cause de nos maris qui sont détenus à Kankan. Après les événements du 22 mars 2020, nos maris ont été arrêtés et emprisonnés à la maison centrale de Kankan. Cela fait maintenant 10 mois, il n’y a toujours pas solution à ce problème. Donc, je viens demander à la justice qui a envoyé mon mari à Kankan et pour quelle raison. Hier, on m’a fait sortir de la maison où j’habitais pour non-paiement du loyer.

 

Mes enfants aussi ont été renvoyés de l’école parce que je n’ai pas d’argent pour payer leurs frais de scolarité. Tout cela est dû à la détention de mon mari. Ils étaient 43 détenus au début. 35 d’entre eux ont été libérés mais les 8 autres sont toujours en prison à Kankan. Nous, on ne sait pas maintenant qu’est-ce qui ne va pas. C’est à cause de ça que nous sommes là ce matin », a déclaré Mme Marie Kolié, la porte-parole de ses manifestantes.

 

Cette dame dit avoir dépensé beaucoup d’argent dans le but de faire libérer son mari, sans succès. Elle interpelle personnellement le président de la République sur leur préoccupation. « La fois dernière, il y a un monsieur qui est venu me dire de lui donner de l’argent, il va m’aider à libérer mon mari. La famille a mobilisé une somme de 4 millions de francs et nous lui avons donné ce montant. Mais jusqu’ici, mon mari n’est pas libéré et on n’a pas récupéré notre argent. Je demande au président de la République de nous aider en libérant nos maris », a lancé Mme Marie Kolié.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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