Mort en détention de Mamadou Oury Barry : Bah Oury dénonce un manque d’humanisme des autorités

Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, Mamadou Oury Barry, âgé de 21 ans, est décédé le samedi dernier, 16 janvier 2021, à la maison centrale de Coronthie. Détenu depuis le début du mois d’août 2020, le défunt n’a pas bénéficié des soins qu’il lui fallait à temps, lorsqu’il est tombé malade ; pire, ses parents ont été empêchés de le voir, malgré leur insistante demande. Un comportement des autorités guinéennes que le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) condamne.

Joint au téléphone par Guineematin.com ce lundi, 18 janvier 2021, Bah Oury a dénoncé un manque « d’humanité » des autorités guinéennes et une flagrante violation de nos lois par ceux qui sont censés les respecter et les faire respecter.

« C’est déjà une grande tristesse de constater que le nombre de victimes qui décèdent en prison ne fait que grossir. Des mesures devraient être prises pour apporter plus de sécurité au point de vue sanitaire et à tout point de vue pour que la vie des détenus soit protégée. Le cas de monsieur Mamadou Oury Barry est révélateur des dysfonctionnements que nous déplorons. Quelqu’un qui est arrêté depuis le mois d’août 2020, qui n’a jamais fait l’objet d’une instruction judiciaire en bonne et due forme, qui croupit en prison… Ceci est déjà une violation grave des dispositions relatives aux respects des droits des prévenus et des droits de l’homme de manière générale.

Comme nous l’avons maintes fois dit, il serait bon que les autorités actuelles accélèrent la libération des détenus politiques et trouvent les formes juridiques pour que les personnes puissent rentrer dans leurs domiciles et pouvoir répondre en cas de nécessité devant les juges si elles sont convoquées. Mais, les laisser dans des conditions déplorables et avec les risques d’accroître le nombre de morts, ça manque d’humanité et ça détériore encore davantage l’image de la Guinée et l’image de la justice dans notre pays », a dit le leader de l’UDRG, avant de présenter ses condoléances à la famille et proches du défunt

Bah Oury est surtout surpris d’apprendre que les autorités de la maison centrale aient refusé à madame Kadiatou Tounkara de voir son enfant unique qui est tombé malade en prison jusqu’à ce que mort s’en suive et qu’on lui rende un cadavre… « Le refus à sa mère de le voir est un manque d’humanité. Je ne peux pas comprendre que quelqu’un puisse être arrêté, qui doit être accompagné d’un avocat et qui est jeté manu militari en prison et qu’on refuse que sa famille puisse le voir et lui apporter l’affection et le réconfort nécessaire dans ces circonstances. C’est un manque d’humanité qui est déplorable », dit l’opposant.

Enfin, Bah Oury promet de rencontrer les autorités judiciaires au sujet de cette énième victime. « Je pense que je verrais dans les prochains jours comment rencontrer certaines autorités judiciaires pour les mettre au-devant de leur responsabilité », a-t-il annoncé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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