Patrice Koman Koivogui, subtitut du procureur de Labé


Que se passe-t-il à la maison centrale de Labé ? C’est la question que se posent aujourd’hui plusieurs citoyens après deux décès enregistrés dans cette prison. En moins de 24 heures, deux détenus ont trouvé la mort dans des conditions qui restent encore floues sur les lieux.

Et, face aux interrogations qui se multiplient dans la ville, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé tente de rassurer. Dans un entretien qu’il a accordé au correspondant local de Guineematin.com, ce mardi 19 janvier 2021, Patrice Koman Koïvogui a assuré que dans tous les deux, il s’agit d’une mort naturelle.

« Effectivement, en moins de 24 heures, il y a eu deux cas de décès à la maison centrale de Labé. Le premier cas de décès concerne un certain Mamadou Aliou Diallo, qui était condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour parricide. Le second cas concerne Mamadou Bhoye Bah, né en 1945, et qui était prévenu pour une affaire de vol de bétail. Mais, tous les deux sont décédés des suites de mort naturelle.

Pour le moment, je ne détiens pas les dossiers médicaux des deux pour dire de quoi ils souffraient, mais ils sont décédés effectivement des suites de mort naturelle (…) Nous prenons souvent des dispositions pour la santé des prisonniers, mais vous n’êtes pas sans savoir que la mort est un fait naturel. Même si une personne n’est pas en prison, elle va mourir un jour. Maintenant c’est la manière qui est une autre chose », a déclaré le magistrat.

De son côté, le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, dit n’être informé que de la situation du premier défunt. Il indique que Mamadou Aliou Diallo souffrait d’une maladie chronique associée à une malnutrition aiguë.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin