Plusieurs écoles publiques de la commune urbaine de Kankan sont actuellement dans un mauvais état. C’est le cas de l’école primaire Missiran, située dans le quartier du même nom, sur la route nationale Kankan-Kouroussa. Construite il y a 61 ans, cette  école est aujourd’hui l’une des plus vielles de la préfecture de Kankan. Elle présente une image peu reluisante, a constaté le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

 

Salles de classes délabrées, murs délabrés, tôles trouées, plafonds noircis, toilettes suffocantes… On bouche le nez et fait beaucoup attention où mettre le pied dans certains coins de l’école primaire de Missiran.

Construite en 1960, elle est l’une des plus vielles de Kankan. Aujourd’hui, elle ne bénéficie plus de l’attention de l’Etat et des bonnes volontés. Fruit de cette école, Moussa Condé, aujourd’hui directeur décrit la situation. « Je suis confronté à une énorme difficulté. J’ai six (6) bâtiments, quinze (15) salles de classe et quatorze (14) enseignants. Les quinze salles de classe ont une dégradation très avancée, les ciments sont dégradés, les enfants suivent les cours à même le sol, on n’a pas de source d’eau, on n’a pas de toilettes dignes de nom. La plus part des toitures sont rongées par la rouille et les cailloux lancés par les enfants », a expliqué le Directeur.

On apprend qu’à cause du surplus d’élèves, certains sont obligés de suivre les cours à même le sol. Ce qui ne peut que compliquer le travail des enseignants. « J’ai des difficultés à gérer ma salle de classe. Comme vous le voyez, elle n’est pas bien aménagée. Nous sommes en manque de table banc, les enfants sont assis à quatre, certains même à cinq par banc. Vous avez vu ceux qui sont assis derrière là, c’est parce qu’il n’y a pas de place pour eux. Ceux qui sont assis à quatre ou à cinq ne peuvent pas écrire correctement. Normalement, ils devraient être à trois élèves par banc », a indiqué Aboubacar Fofana, enseignant de la première année.

Créée en 1960, cette n’a pour le moment bénéficié d’aucune attention des décideurs, déplore le Directeur. « Moi-même, je suis l’un des fruits de cette école ; mais, on n’a pas eu la chance d’avoir une autorité ou une ONG pour nous aider. Pourtant, c’est une grande école, qui se trouve au centre ville de Kankan », a dit Moussa Condé, avant de lancer un appel à l’aide.

 

A rappeler que la région administrative de Kankan a plusieurs établissements publics qui sont à l’image de l’école primaire Missiran. Ce qui oblige les parents d’élèves à consentir assez de sacrifices pour inscrire leurs enfants dans les écoles privées.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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