Ibrahima Bangoura (UFR) : « il ne faut pas exclure l’opposition dans la gestion du pays »

Pour l’Union des Forces Républicaines (UFR), la Guinée ne peut pas sortir de la crise politique actuelle si les partis politiques d’opposition sont complètement mis à l’écart dans la gestion du pays. C’est en tout cas la position exprimée par l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de la formation politique, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, ce samedi 30 janvier 2021. Ce proche de Sidya Touré espère que le dialogue politique annoncé cette semaine par le président de la République permettra de trouver une solution à ce problème.

Depuis quelques semaines, l’UFR réclamait l’ouverture d’un cadre de dialogue en Guinée pour désamorcer la crise politique qui secoue le pays au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé à un 3ème mandat. Et, le Chef de l’Etat a accédé à cette revendication en signant un décret le 27 janvier 2021, annonçant la mise en place d’un cadre permanent de dialogue politique et social sous l’égide du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Le décret précise que ce cadre sera une plateforme permanente de concertation et d’échanges entre les partis politiques, les organisations sociales, les collectivités et le gouvernement autour des questions d’intérêt national.C’est naturellement donc que l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des Forces Républicaines, salue cette décision. Il souhaite que ce cadre de concertation puisse permettre de résoudre les grands problèmes du moment, dont « l’exclusion » des partis politiques d’opposition dans la gestion du pays.

HonorableI Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

« C’est l’UFR qui, dans une déclaration, a demandé à ce que le pays aille au dialogue. Après ces élections que nous avons connues, le pays a été bloqué. Jusqu’ici, nous avons encore des leaders politiques qui sont en prison. On ne peut pas rester dans un pays comme cela, qui se dit démocratique. Il faudrait d’abord que les leaders politiques qui sont en prison soient relâchés et qu’on ouvre un dialogue auquel toutes les composantes sociopolitiques du pays vont participer.

Nous avons qu’il ne faut pas exclure dans la gestion du pays, une grande composante de la société, que sont les partis politiques de l’opposition. Et, vous savez que ceux qui gouvernent le pays ne sont qu’une minorité. Cette autre grande partie de la société qui est l’opposition reste en marge de la gestion du pays. La gouvernance d’un pays, c’est d’abord les institutions. Nous avons la première institution qui est l’exécutif, la deuxième institution qui est le législatif. Mais aujourd’hui, le législatif est constitué que de la majorité présidentielle, la mouvance. C’est ça la réalité », a souligné l’opposant.

Par ailleurs, ce responsable de l’UFR s’est prononcé sur la reconduction de la quasi-totalité des anciens membres du gouvernement. Si beaucoup ont critiqué cette situation, cet ancien député préfère juger les ministres à l’œuvre. « Je pense que la gouvernance d’un pays par son pouvoir exécutif est le reflet des combats politiques qui sont menés. Donc, si former un nouveau gouvernement par la reconduite de presque tous les anciens ministres, ils pensent que c’est ça la bonne gouvernance, on va les voir à l’œuvre », a dit l’honorable Ibrahima Bangoura.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel : 622919225

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