Me Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

Comme annoncé précédemment, Etienne Soropogui et Cie (les hommes politiques incarcérés à la maison centrale de Conakry) sont interdits de toute visite. Ces détenus politiques n’ont plus accès à leurs avocats et ils sont également isolés de tous leurs proches.

C’est désormais le blackout total sur leurs conditions de vie et leur état de santé dans cette maison carcérale surpeuplée de prisonniers, surtout depuis le lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre dernier en Guinée. Et, les pour défenseurs des droits de l’Homme en Guinée, cette interdiction de visite imposée à ces détenus est une violation flagrante des lois de la République et des droits de ces prisonniers.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, Me Foromo Loua, le président de l’ONG ‘’Les Mêmes Droits pour Tous’’, a qualifié « d’arbitraire » cette attitude de l’Etat vis-à-vis de ces détenus dont la majorité a un état de santé est très fragile.

« C’est une situation anormale, celle de refuser aux détenus politiques toute visite. Ils sont certes poursuivis ; mais, encore une fois, ils gardent tous leurs droits. Ils ont le droit à la visite, ils ont droit à un contact avec leurs avocats, ils ont droit de recevoir leurs parents. On ne peut pas leur refuser ce droit. C’est une violation. Il faut qu’on le comprenne ainsi et qu’on revienne à la raison pour permettre à ce que cette affaire-là soit conduite dans le respect de la loi, dans le cadre légal. Sinon, ça devient de l’arbitraire, de la violation et finalement l’objectif recherché ne sera pas atteint », a indiqué Me Foromo Loua.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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