Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le président Alpha Condé a rendu public avant-hier, jeudi 04 mars 2021, une mesure interdisant les activités publiques ou privées de regroupement de masse dans le grand Conakry. Egalement, le chef de l’Etat a fait part de l’interdiction des cérémonies de baptême, de mariage et de funérailles dans cette zone. Et, selon le pouvoir central, ces mesures visent à renforcer les directives sanitaires dans le cadre de la lutte conte la COVID-19 et la maladie hémorragique à virus Ebola en Guinée. Mais, dans la capitale guinéenne, ces mesures restrictives et très contraignantes sont diversement appréciées par les populations.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com hier, vendredi plusieurs citoyens ont exprimé leurs avis sur la question. Alors que les uns font mine de comprendre le fondement de cette interdiction des cérémonies, les autres les désapprouvent…

Décryptage !

Mohamed SOUMAH, Technicien

Mohamed Soumah, technicien : « Je ne trouve pas cette interdiction mauvaise, parce que c’est une pandémie qui touche le monde entier. Donc, il faut protéger les citoyens. Il s’agit de notre intérêt et on ne sait pas où est-ce que la maladie peut arriver à chacun de nous. Donc, il vaut mieux prévenir que guérir. Tôt ou tard, ça va finir ; et, nous espérons que ça puisse finir vite pour que les activités reprennent. Même si le gouvernement ne faisait pas sortir cette décision, on devait prendre conscience de notre santé. Alors, les Guinéens doivent être vigilants et respecter surtout les gestes barrières ».

Daouda Kourouma, vendeur d’essence

Daouda Kourouma, vendeur d’essence : « Cette décision n’est pas mal… Le gouvernement est en train de nous encadrer pour nous éviter le danger, on doit l’accepter. C’est la population qui a voté pour eux, s’il y a un danger, le mieux qu’on n’évite les risques. Avec cette maladie, on doit accepter tout. L’importance dans les mariages, ce n’est pas la mobilisation, si vous respectez la loi de Dieu et qu’il accepte votre union, c’est fini. Donc, 10 (dix) personnes peuvent faire ça pour vous. Je demande au gouvernement de nous aider pour sortir de cette situation ».

Ousmane Barry, commerçant

Ousmane Barry, commerçant : « Je me demande pourquoi on ne va pas appliquer les mêmes mesures que l’année passée, c’est-à-dire prendre des dispositions pour indiquer aux citoyens comment il faut respecter les mesures sanitaires dans les cérémonies. L’organisation des cérémonies en famille peut arriver à tout moment, donc même les membres du gouvernement pourront en avoir. C’est vrai qu’il y avait eu délaissement des mesures sanitaires, mais depuis que le gouvernement a exigé de nouveau les mesures sanitaires, tout le monde a sa bavette. Donc, cette interdiction des cérémonies est très difficile pour nous de la respecter… ».

Djibril Camara

Djibril Camara travaille dans l’immobilier : « Le gouvernement, s’il s’agit des pauvres citoyens, il interdit. Mais, eux-même (les membres du gouvernement) ne respectent pas ces mesures, ni leurs engagements d’ailleurs. Le gouvernement actuel, c’est la force ; et, c’est très difficile et gênant. Le gouvernement peut donner des dispositions ; mais, c’est lui en premier qui les viole… Le 12 mars, on a un mariage, déjà on a fixé la date bien avant que le gouvernement prenne cette décision. Et, on ne peut plus rien, puisque les colas ont été déposées et la préparation est là. Néanmoins, il pouvait préciser le nombre de personnes qui devraient assister à chaque cérémonie, exiger à ce que les mesures sanitaires soient respectées ».

Ismaël Diallo pour Guineematin.com

Tel : 624 69 33 33

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