Maintien en détention du journaliste Amadou Diouldé : réaction du coordinateur du COSADD

Amadou Diouldé Diallo, journaliste sportif et historien

Comme annoncé précédemment, le journaliste et historien guinéen, Amadou Diouldé Diallo, ne pourra pas sortir de prison ce mercredi, 28 avril 2021. Le tribunal de première instance de Dixinn n’a finalement pas rendu sa décision, qui était attendue aujourd’hui et qui devait permettre au doyen de la presse sportive de Guinée de recouvrer sa liberté. Le boycott des audiences par les avocats, qui soutiennent la grève des huissiers de justice, serait la raison de cette situation. Une situation que regrette profondément le Collectif pour soutien à Amadou Diouldé Diallo.

« Nous regrettons très fort que le doyen Amadou Diouldé Diallo ne puisse pas se retrouver aujourd’hui avec sa famille. Parce que toute la presse, tout le monde était unanime qu’il allait sortir de prison aujourd’hui. Vous avez suivi le président de la HAC lui-même qui a dit que la journée mondiale de la liberté de la presse (le 3 mai) ne devrait pas trouver un journaliste en prison. Et malheureusement, c’est ce qui risque d’arriver parce que lui-même (le président de la HAC, ndlr) ne s’est pas trop bougé pour éviter cela », a réagi Sayon Camara, le coordinateur du COSADD.

Le journaliste annonce que sa structure va reprendre immédiatement ses actions pour réclamer la libération du doyen Amadou Diouldé Diallo. « Dès après notre sortie de cette cour, nous allons reprendre le flambeau et mettre encore la pression. On a pensé que la première pression qu’on a faite suffisait pour amener les autorités de Conakry à appliquer la loi L002 relative à la liberté de la presse. Mais comme nous constatons que cela n’est pas volonté, nous allons reprendre notre travail qui consiste à interpeller, à rappeler que jusqu’à présent, le journaliste Amadou Diouldé Diallo est en prison de façon illégale », a dit Sayon Camara.

Arrêté le 27 février 2021, à Conakry, Amadou Diouldé Diallo a passé 48 heures de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, avant d’être placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry. Depuis, plusieurs voix se sont élevées en Guinée et à l’étranger pour dénoncer son incarcération en violation de la loi L002 portant liberté de la presse en République. Car cette loi ne prévoit pas de peine privative de liberté pour les délits commis par voie de presse. Pourtant, les propos d’Amadou Diouldé qui sont incriminés ont été tenus dans une émission de radio.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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