Entrepreneuriat : le laboratoire d’innovations sociales (Labis) à la rencontre des jeunes de Kobayah

Pour mieux accompagner les jeunes dans la création d’entreprises à l’obtention de financement, le programme ‘’Compétence pour demain’’, à travers le laboratoire d’innovations sociales (Labis), a organisé hier, mercredi 28 avril 2021, une conférence-débat au profit des centaines de jeunes à la maison des jeunes de Kobayah. Cette rencontre a connu la participation de plusieurs acteurs de la société civile, des partenaires, ainsi que les responsables communaux de la jeunesse de Ratoma.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, le laboratoire d’innovations sociales est un outil que le projet Compétence pour demain a mis en place dans six (6) pays d’Afrique (dont la Guinée) pour accompagner les jeunes dans la création d’entreprises pour leur autonomisation. En d’autres termes, le ‘’Labis’’ consiste à accompagner la transformation socioprofessionnelle des jeunes non seulement dans l’engagement citoyen, mais aussi dans l’employabilité en faisant du coaching, de la formation, du mentorat pour les amener à aller vers leur autonomie. Et, la rencontre d’échange de ce mercredi, tenue sous le thème : « comment créer une entreprise, comment obtenir le financement », a été une occasion pour le conseiller juridique du Guichet unique à l’APIP, le directeur général adjoint d’Access Bank Guinée et les jeunes de Kobaya de discuter sur entrepreneuriat et la méthode d’obtention du financement.

Diariatou Diallo, chargé de mission du programme Compétence pour demain en Guinée

« Nous avons ciblé la maison des jeunes de Kobaya parce qu’on estime qu’au sein de cette maison on peut rencontrer des jeunes de toutes les catégories. Mais, cela ne veut pas dire que nous n’allons pas recevoir les autres jeunes qui sont dans les autres quartiers de la commune de Ratoma. Pour ce projet pilote, on va travailler avec ces jeunes de Kobaya pour voir ce que cela va apporter ; et après, on verra comment étendre le projet à d’autres communes, voire même tout le pays », a indiqué Diariatou Diallo, la responsable chargée de mission du programme  »Compétence pour demain » en Guinée.

Mohamed Lamine Fofana, conseiller juridique du guichet unique de l’investissement APIP Guinée

Dans les exposés, le conseiller juridique du guichet unique de l’investissement APIP Guinée, Mohamed Lamine Fofana, est largement revenu sur les procédures de création d’entreprises. « Pour créer son entreprise, il y a des procédures à suivre. La première étape commence par la rédaction des documents juridiques de la structure. Ensuite, les déposer au niveau de l’APIP pour la vérification de la conformité qui sera suivie par la délivrance de la lettre d’ouverture du compte pour pouvoir libérer le capital. Une fois le capital libéré, le promoteur revient à l’APIP pour remplir les dernières formalités qui vont déboucher sur l’acquisition du registre de commerce et du crédit immobilier et le certificat d’immatriculation fiscal », a-t-il expliqué à l’auditoire.

S’agissant de l’obtention du financement, le directeur général adjoint d’Access Bank Guinée, Souleymane Bah, a rappelé le rôle que joue une banque dans le financement de tout projet.

Souleymane Bah, Directeur général adjoint d’Access Bank Guinée

« Sur la partie financement, j’ai expliqué aux jeunes que la mission de la banque, c’est de collecter l’épargne et de financer les différents besoins de financement sur le marché. Il n’y a pas une banque qui peut voir une opportunité de financement et qui refuserait de le faire. La complexité, c’est que l’argent avec lequel nous travaillons ne nous appartient pas. L’argent appartient au public, parce que c’est lui qui nous a confié ce que nous allons utiliser et prêter à ceux qui en ont besoin. Les démarches à adopter, c’est qu’il faut avoir un projet, une idée d’entreprise, formaliser cette idée. C’est ce qu’on appelle le business plan. C’est ce document que le promoteur va mettre à la disposition de la banque ou bien des personnes ressources, ceux qui ont des excédents qui sont censés financer son projet », a expliqué Souleymane Bah.

D’après ce banquier, sans projet pertinent, il est difficile, voire impossible d’avoir un financement. « Si le projet est pertinent, si la banque ne vous accompagne pas, elle peut vous orienter vers d’autres partenaires capables de trouver une solution», rassure Souleymane Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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