Citoyenneté et entrepreneuriat : 50 jeunes de la commune de Matam à l’école de l’ASPUN

30 mai 2021 à 17 05 53 05535

Après Ratoma et Kaloum, l’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale (ASPUN) a organisé hier, samedi 29 mai 2021, une journée de formation en faveur de 50 jeunes de la commune de Matam. Cette formation,  axée sur la « citoyenneté et l’entrepreneuriat », a réuni les jeunes leaders et les secrétaires généraux de jeunesse des 24 quartiers de la commune de Matam. La cérémonie de lancement de ladite formation s’est déroulée à la maison des jeunes de Matam, en présence des représentants de la mairie, ainsi que des directeurs communaux des jeunesse des 5 communes de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La présente formation entre dans le cadre de la promotion des valeurs de paix et de cohésion sociale en cultivant davantage le sens patriotique et l’esprit d’entreprise chez les jeunes. C’est pourquoi, cette formation des jeunes s’accentue sur la citoyenneté et l’entrepreneuriat.

Mamadou Falilou Bah, président de l’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale (ASPUN)

« Cette activité de formation entre dans le cadre de la poursuite de notre plan d’action en faveur des jeunes de toutes les communes de Conakry. Nous avons pour objectifs de promouvoir, sur le plan national, les valeurs d’unité, de solidarité, de paix et de cohésion sociale, de promouvoir la citoyenneté et l’esprit patriotique, l’entrepreneuriat, la mise en place d’un partenariat avec les ONG et associations. Nous sommes aussi engagés à porter ce crédo sur l’ensemble du territoire avec l’accompagnement de chacun et de tous », a indiqué Mamadou Falilou Bah, le président de l’ASPUN.

Au nom de la mairie de Matam, Kissima Sylla (le conseiller communal) a salué cette initiative en faveur des jeunes. Il a également émis le souhait de voir cette formation contribuer à un changement de mentalité au sein de la jeunesse.

Kissima Sylla, conseiller communal à la mairie de Matam

« Cette démarche est la bienvenue dans notre commune. Nous adhérons à cet atelier parce qu’on parle de formation et la jeunesse guinéenne a besoin d’être formée pour servir de relais. Parce que si on n’est pas formé, on ne peut pas aspirer remplacer les institutions. Ici, on parle d’unité, de solidarité. Voilà pourquoi cette association doit être accompagnée et encadrée pour qu’à l’avenir toute la jeunesse puisse en profiter. Cette formation va sûrement contribuer au changement de mentalité des jeunes. Et dans ce cas, la mairie se mettra à la disposition de cette association pour la réussite de sa mission », a dit Kissima Sylla.

De son côté, Mamadou Saliou Souaré, coach formateur en développement personnel, leadership, entreprenariat et citoyenneté, a invité la jeunesse à plus de responsabilité.

Mamadou Saliou Souaré

« C’est un réel plaisir de venir partager avec ces jeunes venus d’un peu partout dans la commune de Matam sur l’importance d’être un bon citoyen. La Guinée a toujours eu l’envie de savoir qu’est-ce qui freine un peu son développement. Mais en réalité, le problème est entre nous, au milieu de nous et avec nous-mêmes. Il faut que nous changions notre état d’esprit, que nous soyons de bons citoyens pour qu’on puisse avoir un pays dirigé par de bons citoyens. Du point de vue entrepreneurial, il faut aussi dire qu’aujourd’hui, on ne peut pas développer notre pays seulement à travers l’emploi étatique. Aucun pays au monde n’a réussi à employer tout le monde ; et donc, il faut qu’on apprenne à entreprendre pour être un employeur dans le futur. Cela passe par la responsabilité de la jeunesse qui passe tout le temps à accuser tel ou tel », explique le formateur Mamadou Saliou Souaré.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Education civique des jeunes : l’ONG Cojedev-Guinée à l’offensive dans les écoles de Conakry

30 mai 2021 à 17 05 33 05335

Dans le cadre de son programme d’éducation civique des jeunes, le consortium des associations des jeunes pour la défense des violences en Guinée (Cojedev-Guinée) s’est rendu hier, samedi 29 mai 2021, au groupe scolaire Hadja Mariama Soumah, situé dans le quartier Foula Madina, en haute banlieue de Conakry. Les responsables de cette organisation de la société civile ont échangé avec plusieurs élèves de cette école sur les maux qui gangrènent la jeunesse guinéenne et les solutions à apporter à ces problèmes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette initiative vise à permettre à ces jeunes élèves de connaître les comportements à adopter pour éviter de tomber dans les travers sociaux : la consommation de la drogue et de l’alcool, la délinquance juvénile, le banditisme, le vol, le viol, le brigandage… et la manipulation politique.

Mamadou Boussouriou Diallo, président du Cojedev-Guinée

« Nous avons choisi cette école parce que d’abord, elle est dans une zone qui est un peu excentrée de la commune de Ratoma. Bien que la violence politique ne soit pas très répandue par-là, il y a d’autres formes de violences que nous vivons dans les familles, à l’école, mais également dans la rue. Nous avons voulu débattre avec les élèves de cette école sur le comportement qu’un bon jeune doit avoir à savoir : le respect de la loi, la maîtrise des instruments juridiques liés à l’exercice de certains droits civils et politiques. Les comportements qu’un jeune doit avoir vis-à-vis de la société, vis-à-vis de la République, vis-à-vis de la famille et le reste de la communauté », explique Mamadou Boussouriou Diallo, président du Cojedev-Guinée. Il ajoute que son organisation a produit, grâce à l’artiste André Flamy, un texte Slam dans lequel ils ont identifié « les véritables difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes de Guinée ».

François Kalivogui, chargé de projet de l’ONG Cojedev-Guinée

Cojedev-Guinée a produit aussi un livret scolaire, à travers lequel l’ONG sensibilise les élèves sur ce qu’un jeune doit faire et ce qu’il doit éviter. « Nous avons projeté aujourd’hui ce livret scolaire dans lequel nous avons énuméré beaucoup de maux, comme les fléaux qui gangrènent notre société.  Nous avons parlé de la consommation de la drogue, la délinquance juvénile, le vol, le viol, etc. Et comme solutions, nous avons parlé du respect de la loi, du respect des institutions, la protection du patrimoine national, le respect des symboles de l’Etat, la protection de l’environnement… », a indiqué le chargé de projets du Cojedev-Guinée, François Kalivogui. 

Mariama Camara Aziz, élève de la 12 ème sciences sociales participante

Au terme de cette rencontre, les élèves ont salué cette initiative du Cojedev-Guinée, qui leur a permis d’apprendre à mieux se comporter pour espérer avoir un avenir radieux. Les participants ont promis d’appliquer les conseils reçus et à les vulgariser auprès d’autres jeunes. « J’ai beaucoup appris aujourd’hui au cours de ce dialogue. Et je ferai tout pour vulgariser cela auprès de mes amis », a dit Mariama Camara, élève en classe de 12ème  Sciences sociales.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Augmentation du prix du carburant ? Cellou Dalein écrase les arguments du gouvernement

30 mai 2021 à 6 06 47 05475

C’est une sortie fracassante qui met en lambeaux les arguments jusque-là avancés par le gouvernement guinéen pour justifier son ambitieux projet d’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe. A l’occasion de l’assemblée générale virtuelle de son parti (Union des forces démocratiques de Guinée) hier, samedi 29 mai 2021, Cellou Dalein Diallo s’est exprimé sur les velléités du pouvoir Alpha Condé de revoir à la hausse le prix des produits pétrolier. L’économiste-opposant et ancien Premier ministre, à travers un cours magistrale sur la « structure des prix des produits pétroliers » actuellement appliquée en Guinée, a déclaré « inopportune » cette augmentation. L’ancien chef de file de l’opposition guinéenne a également démenti les propos selon lesquels le gouvernement subventionne le carburant. Il a aussi demandé aux autorités de surseoir à cette augmentation en cette période où la majorité des guinéens sont confrontés à la faim et à la malnutrition à cause la crise sanitaire qui a fortement effrité leurs économies.

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo s’est évertué à amener le gouvernement et ses arguments au pile au riz, en brandissant « la structure des prix des produits pétroliers » actuellement appliquée en Guinée.

« Comme vous le savez, cette augmentation est annoncée par le gouvernement qui essaie de défendre cette décision qui n’est pas du tout opportune. J’ai entendu dire que l’Etat subventionne à hauteur de 140 milliards de francs guinéens le carburant dans ce pays. J’ai sous les yeux les chiffres actuels de la structure des prix. Je rappelle que j’ai eu l’opportunité de contribuer à mettre en place ce qu’on a appelé à l’époque la structure des prix des produits pétroliers », a-t-il introduit.

Poursuivant son speech, le leader de l’UFDG a laissé entendre le prix de revient du litre de carburant qui se paye actuellement à 9000 francs guinéens à la pompe est de 6634 francs guinéens. Et, il est employé à étayer la manière dont ce montant (6634 francs guinéens) est partie entre l’Etat et les acteurs qui sont impliqués dans la chaine du carburant.

« Le fournisseur étranger qui facture en dollars, l’équivalent guinéen de sa facture c’est 5128 francs par litre. Ensuite vous avez les frais de passage à la SGP (société guinéenne pétrole), chaque litre paye 100 francs guinéens. La péréquation transport, lorsqu’on a négocié la privatisation de l’ONA du secteur pétrolier, on avait décidé et suggéré au gouvernement qui l’avait accepté, que le citoyen de Yomou ou de Lola paye au même prix à la pompe que le citoyen de Coyah ou de Kaloum. Donc, il y a une péréquation transport qui est mise en place pour payer le transport sur l’ensemble du pays. Et pour chaque litre, on prélève 550 francs guinéens. Il y a les importateurs, les grandes compagnies (Total, Shell…), ils ont une rémunération de leur implication dans le processus. Sur chaque litre, on leur paye 555 francs guinéens. Les distributeurs, c’est-à-dire les propriétaires de stations, reçoivent 300 francs guinéens par litre. C’est ce qui fait un total de 6634 francs guinéens. Le total des prélèvements de l’Etat et de ses démembrements c’est 2366 francs guinéens qui se décomposent comme suit : vous avez les droits et taxes divers qui font 2330 francs. C’est-à-dire 1643 plus 687 de droit de douane. Maintenant, à cela vous ajoutez deux montants faibles, mais prélevés par l’Etat. Vous avez l’ONAP (office national de pétrole) que l’Etat a mis en place et dont le fonctionnement est assuré par vous et moi à chaque fois qu’on achète un litre d’essence. Donc, nous payons à ce titre 20 francs par litre. Et, vous avez un projet de délocalisation du dépôt ailleurs. Sur chaque litre, chacun de nous paye 17 francs guinéens. Alors, l’ensemble des prélèvements opérés par l’Etat représentent 2366 francs guinéens », a expliqué Cellou Dalein Diallo.

Selon l’opposant au régime Alpha Condé, le problème actuellement du gouvernement réside dans le fait qu’il avait budgétisé beaucoup plus de prélèvements. Et, comme entre-temps la monnaie s’est dépréciée et le prix du carburant est monté sur le marché international, le prix qui devait revenir ici à moins de 4000 francs est à 5128. Egalement, le facteur d’ajustement qui est la taxe s’est réduit. Cependant, le leader de l’UFDG estime que cela ne doit pas conduire actuellement à une augmentation du prix du carburant.

« A cette chaque fois que vous achetez un litre de carburant, sachez que vous payez pour l’Etat, au titre des différents impôts et taxes, 2366 francs guinéens soit 26% du prix à la pompe. Vous pouvez comprendre que l’Etat n’a pas perçu ou budgétisé tout ce qu’il souhaite, mais l’Etat ne subventionne pas le carburant. L’Etat ne prélève pas autant qu’il avait prévu, mais il prélève quand-même. Donc, lorsqu’ils assurent qu’ils subventionnent le carburant, on se demande vraiment avec quelle sorcellerie. Parce que le prix de revient à la pompe, après avoir payé toutes les charges, c’est 6634 francs guinéens. Pour le moment ce n’est pas l’Etat qui nous aide à supporter. Il faut que ça soit clair… Ce n’est pas opportun actuellement d’augmenter le prix du carburant. Pourquoi ? D’abord, nous sommes en crise économique et sanitaire. Les conditions de vie sont difficiles, l’inflation est forte, on a 12 ou 13% d’inflation. Les prix sont montés. Il faut être juste. Il y a eu quelque part l’augmentation du frète maritime suite aux conséquences de la pandémie. Mais, il y a eu la mauvaise politique monétaire et budgétaire de l’Etat. Pourquoi ? L’Etat a organisé trois scrutins en 2020. Alpha Condé a dit : je ne veux pas du financement de l’Union européenne, de l’OIF, des Nations Unies ; parce que je ne veux pas que quelqu’un fourre son nez dans mes élections. Il y avait des fonds disponibles et on a organisé ces trois coups d’Etat constitutionnel et électoral en achetant les consciences et en commandant du matériel. Donc, l’Etat n’ayant pas suffisamment de ressources, la planche à billets a été utilisée. En 2020, la masse monétaire a augmenté de 23%. Parce que l’Etat n’ayant pas d’argent demande à la banque centrale de financer, on a utilisé la planche à billets. Et naturellement, la conséquence immédiate a été que les prix ont augmenté. Donc, c’est pour combler les défis créés par le détournement, la corruption et le financement du double scrutin (législatif et référendaire) et la présidentielle de 2020 qui ont creusé le déficit qu’on demande maintenant aux pauvres citoyens de payer », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Pour l’ancien Premier ministre, les arguments du gouvernement pour justifier l’augmentation du prix du carburant ne tient pas de bout. Et, une hausse du prix du carburant va sérieusement effriter les conditions de vie des guinéens.

« Bientôt la période de soudure ; et vous savez, pendant cette période de soudure les greniers sont vides. Les récoltes sont attendues pour octobre-novembre. Les paysans compensent ce déficit par l’importation de céréale, notamment le riz. Mais, vous connaissez l’état de nos infrastructures. Le prix du transport est déjà trop élevé en raison des charges d’entretien des véhicules qui résulte du mauvais état de la route… Le Fonds d’entretien routier, tout l’argent qui est rentré là-dans est sorti pour le double scrutin et l’élection présidentielle du 18 octobre. Alors, moi je dis, en augmentant le prix du carburant, même si les denrées de premières nécessités sont disponibles, elles ne seront pas accessibles à l’écrasante majorité des guinéens dont les revenus se sont fortement rétrécit ces derniers temps en raison de la pandémie et de l’inflation. Donc, c’est vraiment inopportun. Et, les arguments que développe le gouvernement ne sont pas pertinents. Parce que chacun de nous paye et il prélève, peut-être pas suffisamment, mais il prélève. Et, il ne prélève pas pour financer la consommation… Ils disent aussi que si nos prix sont bas et qu’à côté les prix ne sont pas aussi bas, il y aura un risque de réexportation. Sur le plan économique c’est neutre. Je suis contre la fraude (…), mais la réexportation n’a pas d’effet. Le carburant qu’on importe ici, on paye déjà l’impôt. C’est que le léonais qui importe son carburant de Guinée, le carburant là a déjà paye d’impôt. Et, pour l’acheter, il est obligé d’utiliser la Léone qui vient directement au marché de change, ou bien il finance des importations à partir de la Sierra Léone pour ici. Donc, du point de vue des réserves de change et de la balance de payement, il n’y a pas d’effet. Et, sur le plan des finances publiques c’est un avantage. Parce que vous vous prélevez d’impôt pour ravitailler la région ; et la région consomme des produits qui ont payé les taxes ici et non prélevé par le fisc de leur pays. Donc, c’est par ignorance que certains soutiennent que c’est dangereux », a martelé Cellou Dalein Diallo.

Le leader de l’UFDG estime aussi que l’Etat devrait se servir de la « plus-value » qu’il a engrangé lorsque le prix des produits pétroliers était bas pour compenser les « moins-values » qu’il enregistre actuellement.

« Ce n’est pas honnête. Parce que lorsque le prix du pétrole a dégringolé, il (l’Etat) a eu beaucoup de plus-values. Alors, ces plus-values devraient financer les moins-values de maintenant, étant donné que nous sommes dans un contexte de difficulté particulière. Mais, il semble que le gouvernement d’Alpha Condé veut malgré tout augmenter le prix et compliquer davantage la vie à ses compatriotes… J’ai pitié des guinéens, de mes compatriotes. Je sais comment on vit dans les villages à l’heure actuelle. Mais, on ne pense pas aux guinéens, c’est ça le problème. Le manque d’humanisme de nos dirigeants, c’est ça qu’on déplore et c’est pourquoi nous devons continuer à combattre pour que la Guinée soit dirigée humainement. Les gens sont confrontés à la faim et la malnutrition, on va augmenter le prix des denrées et il sera impossible de nourrir son enfant. Lorsque tu regardes ton enfant qui a faim, tu n’as pas les moyens de le nourrir, tu as honte de ton enfant, tu as honte de toi-même », a indiqué Cellou Dalein Diallo. 

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mines-Conférence : le Directeur Général Adjoint de Winning Consortium Simandou partage son expérience à l’ISMGB

29 mai 2021 à 21 09 57 05575

La Gestion d’Exploitation des Projets Miniers Majeurs (Mines Métalliques) en Guinée est la thématique d’une Conférence-Débat qui s’est tenu ce samedi 29 mai 2021, dans l’amphithéâtre de L’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, (ISMGB). Organisée par le département des services géologiques de cette institution d’enseignement supérieur. C’est le Directeur Général Adjoint de Winning Consortium Simandou qui a animée cette conférence devant un panel d’étudiants, d’encadreurs et des responsables de l’ISMGB.

La Directrice Générale de l’ISMGB, Docteur Diaka SIDIBÉ a dans son discours de bienvenue saisi l’opportunité pour remercier les actions positives du Consortium SMB Winning à l’endroit de son institution. Poursuivant, elle rappelle tous les efforts des responsables de la SMB en faveur de l’émergence scientifique, pédagogique et infrastructurel de cette première école des mines de Guinée. « Les sociétés minières sont des partenaires stratégiques pour notre institution. Je voudrais particulièrement féliciter le Consortium pour la donation effective de 100 mille dollars US à notre école pour nous permettre le démarrage de la construction de notre bloc administratif, l’implication personnel du conférencier qui est le PCA de la Chambre des Mines de Guinée pour notre retour comme membre de cette instance après 13 ans d’absences ».

Responsables de l’institut, étudiants en licence et en master, enseignants-chercheurs tous ont répondu massivement à cette conférence pour mieux s’outiller et se préparer à la vie professionnelle.

Dans sa présentation, Ismael Diakité a mentionné  les principales étapes de conception et d’exécution des projets intégrés dans le secteur minier en mettant l’accent sur les phases d’identification, d’évaluation, de construction d’opération et de clôture qui toutes, s’inscrivent dans la préparation d’une étude faisabilité complète. 

Il a également insisté sur la Responsabilité sociétale des entreprises ainsi le développement durable tenant en compte les normes et standards en la matière notamment ceux de la SFI et des Principes de l’Equateur. La conformité légale et réglementaire dans ce domaine constitue un impératif dans la décision d’investissement au même titre que les critères de rentabilité financière et économique.

Une occasion pour le DGA de Winning Consortium Simandou de partager son expérience sur le complexe projet de développement du Simandou dans son volet environnemental lié à la réalisation des infrastructures notamment le chemin de fer très attendu par les guinéens. Après son exposé, le conférencier a projeté une vidéo illustrant les opérations minières et l’essai du transport ferroviaire sur la ligne Dapilon-Santou qui sera inauguré le 16 juin prochain à Boké.  

Interpelé pendant de la phase des questions sur le volet employabilité des projets miniers, Ismael Diakité n’a pas manqué de parler des opportunités qu’offre le secteur surtout aux étudiants de cette institution. Il lance néanmoins une invite aux apprenants à l’assaut du savoir, à la maitrise des langues comme l’anglais et à l’appropriation des nouvelles technologies à ceux qui souhaitent faire carrière dans les mines.

Les participants ont apprécié  la tenue de cette conférence SCIENTIFIQUE, c’est le cas de Sylla Mohamed Lamine étudiant en master à L’ISMGB « c’est un sentiment de joie de voir un de nos ainés qui est passé par cet institut, venir partager avec nous ses expériences, chose qui pourra nous permettre de connaître comme eux afin de mieux s’y prendre lorsque nous serons appelés à servir dans le secteur minier ».

De telles initiatives permettent aux étudiants d’acquérir une confiance en soi et d’avoir tous les atouts nécessaires pour être compétitifs afin d’accéder à des emplois descends. Au sorti de ce débat, le conférencier M. Ismaël Diakité s’attend à ce que  « la direction générale de l’ISMGB continue à solliciter les compagnies minières à travers la chambre des mines, les contacts individuels pour qu’il ait une adéquation entre la formation et l’emploi ».

À noter que cette conférence-débat a été sanctionnée par la remise des satisfécits : Un pour le conférencier, un autre dédié à M. Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB et Dr Elhadj Ismaël Diallo, ancien chef de département de la géologie. A travers cette rencontre, la Fondation SMB Winning a offert un lot de matériels : deux ordinateurs, des imprimantes, des marteaux de géologue et des GPS.

Par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Cellou Dalein en colère : « c’est des monstres qui nous gouvernent »

29 mai 2021 à 19 07 39 05395
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

A l’occasion de l’assemblée générale virtuelle de l’UFDG de ce samedi 29 mai 2021, Cellou Dalein Diallo s’est exprimé sur la situation des cimetières de Bambéto et de Kaporo-rails, qui a suscité beaucoup de bruit il y a quelques semaines. Le président de l’UFDG dit avoir des informations concordantes selon lesquelles, le gouvernement ne veut pas seulement fermer ces cimetières mais il compte aussi les déguerpir complètement. Le principal opposant guinéen dénonce une action inhumaine et qualifie les autorités guinéennes de montres insensibles à la souffrance de leur population, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après l’indignation suscitée par la décision du gouvernement de fermer les cimetières de Bambéto et de Kaporo-rails, le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, Dr Ibrahima Kourouma, était sorti « préciser » que cette décision n’était que temporaire. Elle ne durerait que le temps que prendront les travaux de terrassement qui venaient d’être lancés au niveau du centre directionnel de Koloma. Mais les informations en possession de Cellou Dalein Diallo sont tout à fait différentes de cette version donnée par le ministre. Selon l’opposant, le gouvernement veut plutôt fermer définitivement mais aussi déguerpir ces cimetières.

« Je suis vraiment indigné, parce que selon des rumeurs concordantes, Alpha Condé a décidé non seulement de fermer mais de faire déguerpir ces cimetières de Bambéto et de Kaporo-rails. A un moment donné, nous avions pensé que face à l’indignation suscitée par ce projet immoral du gouvernement, ils avaient renoncé au projet. Dans notre culture, on respecte les morts. On vénère ses aïeux et on vient souvent se recueillir sur leurs tombes. On devrait étendre, réserver une zone plus grande pour les cimetières de presque toute une commune et les clôturer. Il n’y aura plus d’extension après, parce qu’on va viabiliser le reste et puis faire de Koloma le quartier administratif. Mais non, il semble qu’Alpha a donné des instructions pour agresser les morts et choquer les survivants », a dénoncé le président de l’UFDG.

Pour lui, cette décision est motivée tout simplement par le fait que de nombreux militants de l’opposition guinéenne, tués lors des manifestations politiques, sont enterrés dans ces cimetières. Elle s’inscrit, dit-il, dans la logique des autorités guinéennes de réprimer et choquer les opposants du régime Alpha Condé. « Ils sont plus de 200 militants de l’opposition au cimetière Bambéto. Des gens qu’on a abattus et qui n’ont pas eu droit à la compassion du gouvernement, qui n’ont pas eu droit à la moindre justice. On est venu déguerpir leurs parents, parfois détruire leurs abris et aujourd’hui, on veut faire la guerre aux morts pour fatiguer les survivants. Parfois, on se pose des questions de savoir, est-ce que c’est des montres qui nous gouvernent ? Même si quelqu’un n’est pas ton compatriote, mais comment tu peux avoir un comportement aussi inhumain vis-à-vis de lui ? » S’interroge l’opposant.

Dans notre culture, rappelle-t-il, « nous avons un respect religieux pour les morts et pour les cimetières où nos morts sont ensevelis », a-t-il dit, avant de rappeler une anecdote qui s’est passée sur la route Doko-Kourémalé (Siguiri) alors qu’il était ministre des Travaux Publics du président Lansana Conté.« Sur la route nationale Doko-Kourémalé, il y a un hameau dont le cimetière était touché par l’emprise de la route internationale. Lorsqu’on était en tournée là-bas, les sages du hameau sont venus nous expliquer que c’est là-bas où reposent leurs ancêtres, leurs patriarches, leurs proches. Ils nous ont priés de déplacer la route pour ne pas qu’elle passe par là. Nous nous sommes retrouvés avec l’ingénieur de l’entreprise, on a déplacé la route pour épargner le cimetière, parce que nous savons ce que cela représente pour eux.

C’est leurs morts, leurs pères, leurs grands-pères, parfois leurs enfants. Mais, comment peut-on s’attaquer à un cimetière ? On ne peut pas le comprendre. C’est des monstres insensibles à tous les plaidoyers qui ont été faits, à toutes les démarches qui ont été menées par les autorités morales, les religieux, les habitants des quartiers riverains de ces cimetières, qui nous gouvernent. Sinon, on pouvait agrandir les surfaces, clôturer, amener des équipements collectifs aux cimetières qui appartiennent à toute la Guinée. Mais il (Alpha Condé, ndlr) dit non, il faut nettoyer, certainement mes opposants sont là. On avait déjà gazé le cimetière, on a gazé les fidèles qui priaient sur les corps de ces opposants, maintenant il faut aller déterrer et jeter leurs ossements. C’est inacceptable », a dit Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Le MCR prévient le gouvernement : « la hausse du prix du carburant va entraîner des soulèvements »

29 mai 2021 à 18 06 17 05175
Les responsables du MCR, à la maison de la presse de Guinée, le 29 mai 2021

L’augmentation annoncée du prix du carburant préoccupe le Mouvement Carton Rougé (MCR). En marge d’une conférence de presse animée ce samedi, 29 mai 2021, le chargé de communication de cette organisation de la société civile a interpellé le gouvernement sur les conséquences négatives que pourrait engendrer une telle mesure. Selon Mohamed Lamine Sooto Diallo, une hausse du prix du carburant à l’heure actuelle va étouffer la grande majorité des Guinéens déjà durement éprouvés par la conjoncture économique du pays, et conduire à un soulèvement populaire, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’augmentation du prix du carburant en Guinée est synonyme d’apocalypse et de la fin de la vie à Conakry. Le panier de la ménagère est déjà très cher, il faut débourser plus de 100.000 francs pour pouvoir bien manger. Et si on augmente le prix du carburant dans ces conditions, ce sera la fin du monde… Donc il faut apprendre à exiger que nos administrateurs, nos gouvernants, renoncent à l’augmentation du prix du carburant, parce qu’on a trop subi. Il faut dire aux autorités de revoir la cherté du coût de la vie, sinon le peuple de Guinée sera bientôt à l’agonie.

Aujourd’hui, nous ne nous retrouvons pas dans nos dépenses, nous ne nous retrouvons pas dans nos obligations familiales… Et la hausse du prix du carburant va faire galoper tout sur le marché et finalement, on ne va pas s’en sortir. Donc nous espérons que cette hausse n’interviendra pas. Et je pense que si elle intervenait, je ne souhaite pas pour la Guinée, mais il y aura des soulèvements, parce qu’il y a un ras-le-bol », a prévenu le chargé de communication du Mouvement Carton Rouge (MCR).

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Dialogue politique en Guinée : suggestions et recommandations du PUR, de l’AC-G et du MCR

29 mai 2021 à 15 03 17 05175

Alors que la classe politique guinéenne est fortement divisée sur la nécessité de participer au dialogue politique annoncé par le président Alpha Condé, certains acteurs politiques et sociaux s’unissent pour interpeller les uns et les autres. C’est dans ce cadre que le Parti de l’Unité et du Renouveau (PUR), l’ONG Alternatives Citoyennes-Guinée (AC-G) et le Mouvement Carton Rouge (MCR), ont publié ce samedi, 29 mai 2021, un mémorandum adressé à l’ensemble des acteurs concernés.

Ils demandent au chef de l’Etat, de libérer les détenus politiques, permettre le retour des exilés politiques, lever l’interdiction de voyage touchant certains opposants… Quant aux partis politiques d’opposition, ils leur demandent de saisir cette opportunité de dialogue pour qu’elle puisse conduire à une paix sincère et durable.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du mémorandum :

Mémorandum du Parti de l’Unité et du Renouveau (PUR), l’ONG Alternatives Citoyennes-Guinée (AC-G) et le Mouvement Carton Rouge (MCR) sur la nécessité d’un dialogue politique et social inter-guinéens

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des Hommes, c’est dans l’esprit des Hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », UNESCO

A tous les patriotes épris de paix et de cohésion nationale. C’est tout d’abord un honneur pour nous, parti politique et organisations de la société civile, de nous acquitter d’un devoir pour le moins sacré : celui de vous faire part du présent mémorandum pour vous interpeller sur une question aussi nécessaire que vitale pour notre pays.

En effet chers(es) messieurs et dames, notre pays a vécu presque les vingt (20) dernières années dans une situation de crises politico-sociales à la fois cycliques et systémiques. Lesdites crises, vous le savez tous ont globalement pour causes, la gouvernance, le non-respect des textes et valeurs de la république et surtout le fait pour certains acteurs de la vie publique de ne pas avoir la GUINEE au centre de leurs préoccupations.

Mesdames et messieurs,

Certes, la sonnette d’alarme que nous lançons ambitionne de mettre un terme à deux décennies de crises. Mais nous voulons à travers cet objectif, si ambitieux, mettre le curseur sur les développements enregistrés en termes de désaccord entre les enfants du pays durant les deux dernières années. Autrement dit, inviter les acteurs du moment à se mettre ensemble et à repenser les plaies les plus fraiches qu’a connu notre société durant les deux dernières années en particulier. Et après, un travail de pédagogie sera entrepris par qui de droit pour se pencher sur les blessures du passé qui, il faut le souligner, sont à la fois nombreuses et profondes.

Chers cadres, l’objectif pour nos organisations, en vous adressant le présent mémorandum n’est pas de dire qui a raison ou qui a tort. Chaque acteur a des raisons que la raison peut parfois ignorer. Il est évident que dans des situations de crise comme celle qu’a connue notre pays, les responsabilités soient partagées à un certain niveau. « Il y a ta vérité, il y a ma vérité et entre nous se situe la vérité », disait un sage africain. Pour nous la seule vérité dans la situation que nous vivons aujourd’hui dans notre pays reste la GUINEE. Donc encore une fois, le but premier que nous nous sommes fixé en nous prêtant à cet exercice n’est pas de trancher le débat, mais de rappeler aux uns et aux autres que tout ce que nous faisons dans la vie nationale, doit avoir pour finalité la PATRIE. Il ne s’agit pas d’un jeu de mots ou d’une simple rhétorique. Nous sommes convaincus que quel que soient ce que feront les uns et les autres, on finira toujours par se retrouver autour de la table de discussion. Vous êtes tous et toutes des hommes et des femmes d’expériences. Et vous savez bien que mêmes les pays qui ont pris les armes les uns contre les autres, ils ont toujours fini par se retrouver et se parler. Pourquoi ne pas commencer par ce par quoi on finira ?

Mesdames et messieurs, chacun dans cette histoire peut s’estimer être du côté de la vérité. Cela est un droit que nul ne saurai renier à quelqu’un. Mais, comme l’a mentionné le prophète de l’islam, citation : « l’homme fort n’est pas celui qui est fort en lutte, mais celui qui se maitrise sous l’emprise de la colère ». Pour notre part nous corroborons cette citation en disant que chacun de vous devrait être fort en sachant lâcher du lest. Cela, nous en sommes conscients, est facile à dire mais difficile à faire surtout dans un contexte où les intérêts souvent partisans sont en jeu. Mais quelques parts notre âme de leader s’affirmera dès lors que nous parviendrons à nous affranchir de l’emprise du MOI pour mettre en avant l’intérêt collectif. Bruler le pays ne profitera à personne. Aujourd’hui nous avons des enjeux beaucoup trop importants pour nous laisser perdre le temps dans des guéguerres intestines qui ne nous conduira que vers le chao. Autour de nous nous avons des voisins de la sous-région tous orientés vers le développement. Ne pas mettre nos différends de côté pour prendre la même direction sera pour nous une façon de manquer le rendez-vous de l’histoire. Nous avons des défis en matière d’infrastructures routières, portuaires, scolaires, sanitaires etc… Nous devons gagner de façon impérative le combat de l’autosuffisance alimentaire. L’industrialisation de notre économie, la condition sine qua none de la réduction du taux endémique de chômage, attend encore d’être une réalité. La lutte contre la corruption, le renforcement des acquis démocratiques, le respect des libertés individuelles et collectives doivent être priorisés. Ce sont en bref quelques défis qui en réalité devraient, à l’heure qui fait, être la préoccupation de chacun de nous.

C’est en cela que nous vous invitons chacun en ce qui le concerne à poser des actions concrètes allant dans le sens de la paix et du vivre ensemble, gage incontournable de tout développement.

D’abord au Chef de l’Etat, nous invitons, comme lui en suggère sa charge de père de la nation, de toujours continuer à s’armer de pardons pour diligenter la libération de tous les détenus politiques. En le faisant il n’aura rien perdu en prestige, non. Au contraire, il se sera mis au déçu de la mêlé et surtout il aura montré sa grandeur et sa posture d’homme d’Etat, dont il a souvent fait preuve de par le passé. Il aura ainsi répondu à l’aspiration d’une majorité silencieuse de ses compatriotes. Ainsi, au nom toujours de cette majorité silencieuse, nous lui suggérons de s’abstenir de toute forme de poursuite à l’encontre des opposants d’une part, et d’autres parts d’amnistier tous les compatriotes vivant en exil. Il (le Chef de l’Etat) doit faire en sorte que les restrictions de voyage qui pèsent sur certains acteurs politiques deviennent des souvenirs lointains. Rouvrir les frontières du pays afin de faciliter à nos compatriotes les échanges commerciaux avec certains voisins de la sous-région pour le bien de notre économie. En ce qui concerne le cadre de dialogue qu’il a bien voulu instituer, le Président de la République ne doit nullement lésiner sur les moyens politiques et logistiques afin que ledit cadre puisse mener à bien la mission qui lui est assignée. Pour notre part, nous sommes plus que convaincu que si le Chef de l’Etat accède à ces recommandations que nous considérons ici comme des préalables au processus de dialogue qui vient d’être enclenché, les protagonistes où qu’ils soient, viendront sans aucun doute autour de la table.

Aux acteurs politiques de l’opposition, nous demandons humblement de saisir cette opportunité de dialogue pour qu’elle puisse conduire à une paix sincère et durable. Dans un système démocratique comme le nôtre, l’opposition a forcément sa place dans le débat. Elle doit sans doute occuper cette place pour une société libre et épanouie. Mais rien de tout ça ne saurait se faire sans un environnement de paix. De nombreux évènements parfois très douloureux se sont déroulés chez nous ces derniers temps et nous en sommes conscient. Nous estimons que les acteurs que nous sommes, devons tabler dessus lors d’une assise inclusive pour que plus jamais notre pays ne retombe dans de tels troubles. Cela est un rêve que seul un dialogue franc et sincère pourra permettre de réaliser. Nous restons convaincus que notre opposition, comme toujours, restera ouverte à cette main tendue dont le but est de parler de notre beau pays la Guinée.

A la société civile, nous attendons qu’elle mette tout en œuvre pour orienter les protagonistes vers l’entente mutuelle. Elle doit faire pression sur les uns et les autres en vue d’arracher un compromis devant garantir la paix et la stabilité dans notre pays. Cela a toujours été la préoccupation des acteurs qui composent cette société civile. C’est une préoccupation à la fois juste et légitime. Elle mérite ainsi d’être soutenue et défendue par les uns et les autres. Nous attendons par ailleurs de notre société civile qu’elle se montre intransigeante et intraitable sur tout propos et toute attitude visant à mettre en péril la paix et la quiétude sociale dans notre pays. Pour le cas d’espèce, nous sollicitons d’elle qu’elle use de toute son influence (Dieu sait qu’elle en a), pour ramener les uns et les autres autour de la table.

Aux médias, nous attendons qu’ils offrent la tribune à tous discours et messages de paix et d’entente. Nous les invitons humblement à faire montre de responsabilité dans le relais des informations surtout lorsqu’elles sont sensibles. Nous sommes dans une ère de communication rapide. Et dans le contexte qui est le nôtre, la responsabilité du journaliste devrait l’emporter assurément. Stopper les messages de haine relève aujourd’hui plus qu’hier de la conscience journalistique. « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des Hommes, c’est dans l’esprit des Hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », affirme l’UNESCO. C’est justement en cela que nous attendons des medias qu’ils s’emploient à cultiver la défense de la paix dans l’esprit des hommes et des femmes qui composent notre société.     

Vive la paix et l’unité nationale !

Vive la république !

  1. Pour le Parti de l’Unité et du Renouveau (PUR), Louda Baldé Président et Moustapha Fernandez Camara Vice-président ;
  2. Pour l’ONG Alternatives Citoyennes-Guinée (AC-G), Dr Mamadou Mouctar Diallo, Président et Mohamed Lamine Sylla, vice-président ;
  3. Pour le Mouvement Carton Rouge (MCR), Thierno Bah, Président et Saidouba Keita, vice-président.
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Vol et incendie au domicile du député de Labé : 8 personnes condamnées à la prison à perpétuité

29 mai 2021 à 14 02 08 05085
Le domicile du député uninominal de Labé, incendié le 23 mars 2020

Le tribunal criminel de Labé a condamné hier, vendredi 28 mai 2021, 11 personnes qui étaient poursuivies dans le cadre des attaques contre les domiciles du député uninominal de Labé et du coordinateur du mouvement « Djokken Alpha ». Huit des onze accusés, qui sont en fuite, ont écopé de la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ils étaient au total 12 personnes poursuivies dans ce dossier relatif aux attaques qui ont visé le domicile de Thierno Aliou Mosquée Diallo, député uninominal de Labé, et Samba Camara, coordinateur du mouvement de soutien au président Alpha Condé, dénommé « Djokken Alpha » (suivons Alpha). Des attaques qui ont eu lieu respectivement au lendemain du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020 et après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

L’un d’eux, qui est mineur, a été mis à la disposition du tribunal pour enfants, et les 11 autres ont été renvoyés devant le tribunal criminel de Labé pour des faits de destruction d’édifices privés, incendie volontaire et vol aggravé. Mais c’est seulement 3 accusés qui ont comparu dans cette affaire, puisque les 8 autres sont en fuite. A la barre, Abdoul Karim Barry, Mamadou Samba Barry et Sadou Diallo, sont sous mandat de dépôt depuis le 18 novembre 2020, ont tous nié les faits mis à leur charge.

Même si certains d’entre eux ont reconnu avoir détenu des objets volés, ils ont assuré qu’ils ne savaient pas que leur origine était frauduleuse. A l’issue des débats, le tribunal a estimé que les 3 accusés ne sont pas coupables des faits de destruction d’édifices privés et incendie volontaire et les a renvoyés des fins de poursuite pour ces faits. Par contre, la juridiction les a retenu dans les liens de la culpabilité du délit de vol aggravé, les condamnant à 2 ans d’emprisonnement chacun.

Quant aux 8 autres accusés, en fuite, le juge Laye Kourouma les a déclarés coupables des faits d’incendie volontaire et de vol aggravé. Il les a condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans, tout en décernant un mandat d’arrêt à l’audience contre eux. Et, ce mandat a déjà commencé à être exécuté. Car l’un des concernés a été interpellé dans la soirée de ce vendredi même à Labé, a confié Patrice Koman Koïvogui, substitut procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : un conducteur de taxi moto égorgé par des inconnus à Doko

29 mai 2021 à 11 11 38 05385

Un jeune conducteur de taxi moto a été retrouvé mort en brousse hier, vendredi 28 mai 2021, dans la préfecture de Siguiri. Ses bourreaux l’ont égorgé avant d’emporter sa moto, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Ce meurtre a eu lieu dans le district de Namankoumanan, relevant de la sous-préfecture de Doko. Amadou Oury Sow, la victime, a été tué dans des circonstances non encore élucidées par des inconnus, qui ont emporté sa moto. Peu après le crime, un passant a vu le corps du jeune homme, abandonné en brousse.

« Son corps a été retrouvé sur la route d’une mine d’or, à quelques kilomètres du village. Nous ne savons pas à quelle heure exactement le meurtre s’est produit. Mais son corps a été retrouvé à 14 heures par un passant, qui a alerté les autorités. Selon nos informations, la victime se rendait souvent dans cette localité pour déposer des clients. Ses bourreaux l’ont égorgé, avant d’emporter sa veille moto », explique Dianko Dansoko, agent de la Croix-Rouge.

Amadou Oury Sow, 24 ans, est originaire de la préfecture de Mamou. Il était marié sans enfant. Son corps a été remis à sa famille, qui vit dans la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : le Bloc Positif demande au gouvernement de surseoir à l’augmentation de prix du carburant

29 mai 2021 à 11 11 15 05155

Depuis plusieurs semaines, les autorités guinéennes (au premier desquelles se trouve le président Alpha Condé) brandissent à tout bout de champ la menace de revoir à la hausse le prix du litre de carburant à la pompe. Malheureusement, cette mauvaise nouvelle intervient à un moment où les guinéens tirent le diable par queue à cause de la précarité provoquée par la pandémie de COVID-19 qui a sérieusement malmené leurs maigres économies. La situation est très angoissante pour de nombreux citoyens et donne lieu à un débat houleux dans le pays. Le gouvernement pleurniche à cause de l’argent qu’il perd dans la « subvention » du carburant, alors que certains acteurs dénoncent la volonté affichée de l’Etat de vouloir asphyxier les pauvres populations en pleine crise sanitaire.

De son côté, le Bloc Positif (B+) se montre catégoriquement à ce projet de l’Etat et demande au gouvernement de surseoir à toute décision d’augmentation du prix du carburant. Cette organisation de la société civile guinéenne (composé des jeunes guinéens de la diaspora et vivants au pays) implore l’implication personnelle du président Alpha Condé pour freiner cette décision et éviter d’appauvrir davantage les guinéens qui baignent déjà dans la misère. Et, dans ce cadre, elle a adressé hier, vendredi 28 mai 2021, une lettre ouverte au gouvernement.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette lettre du Bloc Positif adressée au gouvernement.

« La crise sanitaire que traverse notre société actuelle n’épargne aucune nation. Ce faisant, depuis plus d’une année, les activités socio-économiques et professionnelles sont au ralenti, et cela a porté un coup sérieux à l’économie de manière générale.

Sans doute, la population Guinéenne fait partie de ceux qui sont en train de tirer les conséquences néfastes de cette crise historique et grandissante. Nul besoin d’affirmer que la pauvreté se vit au quotidien, et l’écart des inégalités n’est constamment visible dans notre société.

Toutefois, malgré ce tableau de situation lamentable et regrettable, nous avons appris récemment, par la voix du porte-parole du gouvernement, le Ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, la volonté du gouvernement de revoir à la hausse le prix du carburant à la pompe. Une annonce que nous déplorons compte tenu de la situation de précarité que vivent nos populations. Et, nous estimons que, à l’instar des autres gouvernements, l’heure est plutôt à la solidarité, à l’accompagnement des millions de nos citoyens qui vivent dans la pauvreté.

Ainsi, le Bloc Positif soucieux de la vie difficile de nos concitoyens en cette période de crise sanitaire conjuguée d’avec la crise économique, demande au gouvernement de Kassory Fofana, à défaut d’aplanir la souffrance quotidienne des guinéennes et guinéens, de sursoir à toute décision d’augmentation de prix du carburant, cela pour éviter d’enfoncer de plus, les populations dans la misère.

Par extension, nous interpellons le Président de la République afin qu’il s’implique personnellement pour empêcher la mise en œuvre de cette décision.

Par ce communiqué, le Bloc Positif ose compter sur la sagesse et la compréhension du gouvernement », a écrit le Bloc Positif.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

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Projet de loi sur le logement : la réaction du président de ADR, Alpha Oumar Taran Diallo

29 mai 2021 à 11 11 06 05065
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

Comme annoncé précédemment, un groupe de députés a déposé cette semaine une proposition de loi sur le logement dans les mains du secrétaire général de l’assemblée nationale. Cette démarche de ces législateurs intervient à un moment où les guinéens sont asphyxiés par la cherté du loyer, surtout à Conakry. Et, ce projet de loi, s’il venait à être adopté, promulgué et appliqué sur le terrain, devrait apporter un ouf de soulagement aux populations dans la mesure où la loi mettrait fin à l’anarchie qui règne dans le secteur de l’immobilier en Guinée.

Ainsi, cette initiative est hautement saluée au sein de l’opinion publique. Mais, dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, vendredi 28 mai 2021, Alpha Oumar Taran Diallo, le président de l’alliance démocratique pour le renouveau (ADR), a exprimé un optimisme prudent sur ce projet et le salut qu’il pourrait apporter aux guinéens. Ce leader politique estime que les conflits d’intérêt (entretenu jusque-là par les dignitaires du pouvoir qui ont des immeubles en location à Conakry) vont empêcher l’application de la loi sur le terrain. Cependant, Alpha Oumar Taran Diallo assure que « le salut de la Guinée passe par le respect de la loi » par tous.

Décryptage !

Guineematin.com : un groupe de députés vent de déposer un projet de loi sur logement en Guinée. Quel regard portez-vous sur cette initiative ?

Alpha Oumar Taran Diallo : c’est une très bonne chose quand on connaît les difficultés que rencontrent nos populations par rapport au logement. C’est extrêmement pénible, parce que dans notre pays l’Etat n’a rien fait du tout dans ce domaine. Mais, ce qu’il faut dire, c’est que ce n’est pas l’existence de la loi qui est primordial, c’est son application. Parce qu’il y a le Code foncier et domanial qui existe et qui avait été révisé avant le décès du président Lansana Conté. Ce Code détermine le coût du loyer, du mètre carré bâti et non bâti sur tout le territoire national. Mais, cela n’a jamais été appliqué. Ce qui fait qu’il y a une cacophonie, une anarchie qui ne dit pas son nom dans le secteur. Tu peux trouver dans le même quartier, deux maisons voisines, de même qualité, au prix du loyer différent et souvent les loyers sont fixés de façon fantaisiste, au mépris de l’humanisme. Mais, ce n’est pas la faute des propriétaires, c’est la faute à l’Etat qui ne fait absolument rien. Parce que si vous regardez, les quartiers souvent ne sont pas viabilisés, c’est les citoyens eux-mêmes qui se battent pour tirer le courant pour envoyer dans les nouveaux quartiers, envoyer l’eau et faire même les routes. Donc, ce qui fait qu’ils font ce qu’ils veulent, parce qu’ils vont chercher à amortir tout leur investissement et la plupart du temps dans un bref délai. C’est une très bonne chose qu’il y ait cette proposition de loi. Si elle passe, il sera important qu’elle soit appliquée et c’est là où il y a la grosse question.

Guineematin.com : justement, puisque vous parlez de l’application de la loi, certains observateurs estiment déjà les chances sont très minces pour que cette initiative des députés, même si ce projet de loi est adopté et promulgué, puisque avoir une incidence sur la cherté du loyer à cause des conflits d’intérêts. Est-ce que vous partagez ce point de vue ?

Alpha Oumar Taran Diallo : C’est aussi un aspect du problème guinéen. Souvent, il y a des conflits d’intérêt qui se posent au moment de l’application de la loi, parce que ceux qui sont les dirigeants, qui ne sont pas censés être les propriétaires, souvent par la gabegie financière et les détournements des deniers publics, ils arrivent à se construire des empires et ils ont beaucoup d’immeubles. Ça ne les arrange pas que la loi soit appliquée, par ce que ça réduirait leur marge de manœuvre. En fait, ça dénote la fragilité de nos Etats, la faiblesse de nos institutions et surtout le manque de patriotisme des dirigeants. Souvent, ils font des détournements, construisent des immeubles et les mettent en l’occasion. Même quand ils les louent à l’Etat, ils surfacturent à plus forte raison quand c’est des particuliers qui n’ont aucun pouvoir, aucune force. Donc, il est bien que l’Assemblée nationale essaie de jeter un regard sur les avoirs des dirigeants ; mais aussi de mettre en place des commissions de suivi de l’application de nos lois. Ça y va de la crédibilité de l’Assemblée et surtout c’est son deuxième rôle. Donc, lorsque la loi sera appliquée, ça va soulager les populations. C’est vrai que ça va amener aussi des mécontentements chez certains, surtout ceux qui se sont enrichis de façon illicite, ils vont devoir revoir leurs affaires à la baisse. Mais, il faut qu’on fasse en sorte que nos lois soient appliquées parce qu’elles permettent le bon vivre ensemble et surtout elles créent des conditions de vie décentes. L’Etat n’a fait rien du tout pour les fonctionnaires, les cadres, ceux qui sont démunis en matière de logement. Sinon, dans les autres pays tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou bien le Mali, vous avez des cités de fonctionnaires : des cités des enseignants, des douanes, etc. Même ce qui existait chez nous ici a été bradé de sorte que les fragiles sont des laissés pour compte. Cette loi pourrait corriger cela peut-être ; mais, comme on le sait, ceux qui sont censés appliquer la loi sont ceux-là qui la piétinent. Donc, on verra ce qui va se passer. Mais, le salut de la Guinée passe par le respect de la loi.  

Guineematin.com : vous parlez du respect de la loi ; mais, comment comprenez-vous que pendant toutes ces années, l’Etat n’a construit aucun logement social ?

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

Alpha Oumar Taran Diallo : la première des choses c’est parce que notre peuple laisse faire. On n’exige pas des comptes à nos dirigeants. Ils viennent tenir des engagements devant nous qu’ils ne respectent jamais. Ça ne dérange personne parce qu’on a accepté cette division ethnico-régionaliste qui nous a amené vers cela. Parce que leur seul projet de gouvernance c’est diviser pour régner, nous avons accepté. Maintenant, on ne doit pas se plaindre des conséquences. Ce sont là les conséquences. Pendant 10 ans, les finances publiques ont été dilapidées, il y a eu beaucoup de fonds qui sont venus vers notre pays ; mais, ça n’a servi à rien. Aujourd’hui, notre Etat est endetté, c’est les citoyens qui vont rembourser, puisque c’est sur le dos du contribuable. Mais, le bénéfice, c’est un groupuscule qui est en train d’en jouir. Malheureusement, ils ne les dépensent même pas chez nous. Quand ils détournent les fonds chez nous, ils investissent ailleurs et ce sont les populations des autres pays qui bénéficient des retombées. Je prends souvent le cas de la junte de 2009-2010 en Guinée. Il y avait une gabegie financière énorme. Beaucoup d’argent avait été sorti de nos caisses ; mais, puisque c’est le territoire national que l’argent était dépensé, ça permettait à notre économie de tourner et c’est les Guinéens qui bénéficiaient au moins de cet argent. Aujourd’hui, depuis l’unicité des caisses, on a un groupuscule d’individus, le clan favori, qui détourne les deniers publics et ils investissent au Sénégal pour acheter des villas, en France pour acheter des maisons. Aujourd’hui, on voit que ça commence à leur échapper, parce qu’avec les sanctions qui vont arriver, ils ne pourront en jouir. Donc, ils ont privé le peuple de Guinée de jouir de cette partie de sa richesse et eux aussi ils ne peuvent pas en jouir. Malheureusement, ce sont ceux-là même qui nous prêtent de l’argent qui vont jouir de cet argent et nous, nous allons rembourser. C’est vraiment malheureux, mais c’est la situation de notre pays. C’est pourquoi, j’attire l’attention de tous les citoyens Guinéens pour leur dire que cette division n’arrange que ceux qui nous dirigent. Si nous ne nous donnons pas la main ils vont continuer à nous sucer, à se nourrir de notre sang. Nos enfants ne pourront pas grandir dans de bonnes conditions, ils ne pourront pas étudier parce que vous voyez l’état de nos infrastructures. Lorsque quelqu’un veut aller à l’intérieur du pays, qu’il soit ami ou membre de la famille du Président Alpha Condé ou qu’il soit un citoyen lambda, il emprunte le même chemin. Donc, les difficultés, il les subit. La mauvaise gouvernance fouette tout le monde par le même fouet, de la même façon, avec la même intensité. Alors, nous devons faire en sorte que nos dirigeants  fassent pour nous ce qu’il faut ou alors on les mette de côté pour mettre en place une nouvelle équipe capable de nous sortir des difficultés. C’est ce que nous devons faire. La seule chose qui doit compter pour nous, c’est la Guinée, le bien-être des Guinéens, de tous les citoyens qui vivent sur notre territoire. Malheureusement, on n’est tombé dans le piège de ce clan mafieux qui est en train de nous diviser et nous acceptons tandis qu’eux ils sont en train de se servir des caisses de l’Etat au lieu de servir le peuple de Guinée.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Sanoyah (Coyah) : une femme enceinte retrouvée morte dans un caniveau

29 mai 2021 à 10 10 52 05525

Une jeune femme, enceinte de 8 mois, a été retrouvée morte ce vendredi, 29 mai 2021, dans la préfecture de Coyah. La victime, Sény Kono, était portée disparue depuis quelques jours. Son corps a été retrouvé dans un caniveau situé dans le district de Sanoyah, relevant de la sous-préfecture de Manéyah, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Agée d’une vingtaine d’années et mère d’un enfant, Sény Kono vivait avec son mari dans la localité de Sanoyah. Elle était vendeuse de feuilles de patate au marché de Sanoyah-Km36. La jeune femme a quitté la maison le mardi 25 mai dernier, à l’aube, pour aller chercher la marchandise qu’elle devait revendre ce jour-là. Mais elle n’a pas pu arriver à destination, ni rentrer à la maison. C’est seulement quatre jours après sa disparition que son corps sans vie a été retrouvé ce vendredi, à 13 heures, dans un caniveau situé à côté du pont qui sépare les districts de Sanoyah et de Fassiya. Une triste nouvelle pour son mari, Philippe Lénamou.

« Ma femme était en état de famille de 8 mois. C’est pourquoi, ces derniers temps, je lui avais interdit d’aller vendre au marché. Mais mardi dernier, elle est sortie très tôt, vers 5h du matin, pendant que moi je dormais. C’est lorsque sa petite sœur est venue me réveiller pour me demander si je ne sortais pas ce jour que j’ai constaté son absence. J’ai demandé à sa petite sœur, qui m’a dit qu’elle est sortie. Je me suis levé directement pour sortir afin de voir si j’allais la rattraper. Je suis parti jusqu’au Km36, mais je ne l’ai pas vue. Comme elle va souvent à Matoto, j’ai pensé alors qu’elle était partie là-bas.

Mais elle n’est pas revenue à la maison jusqu’au soir. C’est ainsi que je suis parti voir à sa place au marché de Sanoyah Km36, elle n’y était pas aussi. Le lendemain matin, nous sommes partis faire une déclaration à la police et à la gendarmerie, et chez le chef de quartier. J’ai été même dans les médias pour publier un communiqué. Et ce n’est que ce vendredi qu’on m’a appelé pour me dire que les gens ont découvert un corps sans vie Sanoyah. Dès que je suis arrivé sur les lieux, je l’ai reconnue à travers son pagne », a expliqué l’époux de la victime.

Après le constat des services de sécurité et de santé, le corps de Sény Kono a été rendu à son mari pour inhumation. Les circonstances de sa mort n’ont pas pu être élucidées.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Mali : la Cour constitutionnelle déclare Assimi Goïta président de la transition

29 mai 2021 à 8 08 40 05405
Assimi Goïta, président de la transition malienne

La Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Assimi Goïta, chef de l’Etat et président de la transition censée ramener les civils au pouvoir. C’est un arrêt rendu ce vendredi 28 mai 2021 qui l’a annoncé, parachevant ainsi le deuxième coup de force conduit par l’officier et les militaires qu’il dirige en neuf mois.

Jusque-là vice-président de la transition, le colonel Goïta exerce désormais « les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme. Il portera le titre de président de la transition, chef de l’Etat », indique l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

La Cour constitutionnelle en arrive là après avoir constaté la « vacance de la présidence de la transition » consécutive à la démission de celui qui était jusqu’alors le président de la transition, Bah Ndaw.

Lundi dernier, le colonel Goïta, homme fort du Mali depuis le coup d’Etat qu’il a mené le 18 août 2020 avec un groupe d’officiers, avait fait arrêter le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, cautions civiles de la transition ouverte après le putsch.

Le lendemain, mardi, il a annoncé mardi les avoir démis de leurs charges. Leur mise à l’écart a ensuite été présentée comme une démission, sans qu’on sache si elle était volontaire ou forcée.

La CEDEAO va se réunir demain, dimanche, à Accra (Ghana) pour discuter de cette nouvelle situation au Mali.

Avec l’AFP

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SOS pour Mamoudou Barry, atteint d’une grave maladie

29 mai 2021 à 8 08 17 05175
Alpha Mamoudou Barry, malade du diabète

Il y a quelques années, Alpha Mamadou Barry, un habitant du quartier Dabompa, en haute banlieue Conakry, menait une vie normale. Il travaillait comme vigile dans une école et n’imaginait pas que sa vie allait basculer de la sorte. Mais aujourd’hui, ce jeune homme d’une trentaine d’années, surnommé « Requin », est obligé de solliciter de demander une assistance pour faire quoi que ce soit. Préoccupé par cette situation, il appelle les bonnes volontés à le secourir pour lui permettre de recouvrer sa santé.

Rencontré par un journaliste de Guineematin.com hier, vendredi 28 mai 2021, le jeune est revenu tout d’abord sur le début de sa maladie. « Cette maladie a commencé fin 2018. Quand je partais au travail, mon corps chauffait. Je suis parti à l’hôpital pour une consultation, on m’a dit que je souffre du palu. J’ai acheté des produits contre le paludisme que j’ai pris, mais je n’ai senti aucune amélioration.

Finalement, j’étais obligé de rester à la maison, parce que ça n’allait pas du tout. Je suis resté dans cette situation pendant un moment, puis un jour, j’ai piqué une crise. Mon frère m’a emmené à l’hôpital Donka, où je suis resté dans le coma pendant quatre jours environ. C’est après cela que les médecins nous ont dit que j’ai le diabète. Automatiquement, on s’est mis à traiter cela. Et, ce premier traitement m’a permis de retrouver la forme et j’ai repris le travail », a-t-il expliqué.

Alpha Mamoudou Barry, malade du diabète

Malheureusement pour Alpha Mamoudou Barry, il était très loin de recouvrer sa santé. Début 2019, ses douleurs ont repris de plus belle. « C’est d’abord mon pied droit qui a commencé à me faire mal. Je boitais, et j’avais même du mal à me tenir dessus. Lorsqu’on est repartis à l’hôpital, on nous a dit que c’est le diabète qui persiste toujours. Et cette fois, le traitement que j’ai fait n’a pas produit le résultat escompté. Donc depuis lors, du jour au lendemain, ma situation ne fait que s’aggraver. Je ressentais beaucoup de fatigue et j’avais du mal partout.

Quelques mois après, mes deux pieds ont été paralysés, je ne pouvais même plus marcher par moi-même. Ensuite, la douleur est montée pour atteindre mes yeux. En septembre 2020, mon œil droit ne voyait plus rien et celui gauche aussi avait une vision floue. Et jusque-là, ma vision est floue. Je peux savoir que quelqu’un vient vers moi, mais je ne peux pas le reconnaître ; sauf s’il parle. Donc pour faire quoi que ce soit, il faut que je sois assisté par ma mère, mon frère ou mes amis », a-t-il confié.

Immobilisé à son domicile, ce jeune homme se plaint de douleurs sur tout le corps. Il souffre aussi d’une toux qui l’empêche même de dormir quelques fois. Il sollicite le soutien des bonnes volontés pour chercher à sortir de cette situation. « Ce que je demande à toutes les personnes de bonne volonté, c’est de m’assister urgemment. Je n’ai rien aujourd’hui pour faire face à cette maladie. Même les frais de mes consultations, il faut l’appui de mes amis et certaines connaissances. Tous ceux qui ont des moyens ou des relations permettant de guérir cette maladie, je les prie de m’aider », a lancé Alpha Mamoudou Barry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Une famille agressée à Conakry : des policiers et des civils accusés de vol et de vandalisme

28 mai 2021 à 18 06 55 05555

Une tentative de déguerpissement s’est soldée par plusieurs dégâts matériels dans la matinée du jeudi, 27 mai 2021, au quartier Yattaya, en haute banlieue de Conakry. La famille victime déplore la disparition d’une somme d’argent et la destruction de plusieurs biens. Elle accuse des policiers du commissariat central de Sonfonia et des civils d’avoir commis ces actes, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est avec une nouvelle choquante que la famille d’Elhadj Aboubacar Sidiki Kaba, qui habite au secteur T6, dans le quartier Yattaya (commune de Ratoma), a été réveillée ce jeudi 27 mai. Selon Alhassane Kaba, un membre de cette famille, des policiers et des civils ont débarqué chez eux à 6 heures du matin pour tenter de les déguerpir de force de leur maison.

Alhassane Kaba, membre de la cellule de communication du président de la République

« C’est à 6 heures 25 minutes que des policiers du commissariat central de Sonfonia sont venus avec plus de 25 jeunes cagoulés et des huissiers de justice pour nous agresser. Quand ils sont arrivés, ils ont frappé brutalement à la porte. Et lorsqu’on s’est levés, ils ont dit que le propriétaire de la maison, un certain Soumah, est là. Alors que nous savons depuis 20 ans, que cette maison appartient à notre père, Aboubacar Sidiki Kaba. Ils ont dit que la justice leur ordonne de nous faire sortir avec tous nos biens.

Les huissiers avaient des papiers en main, mais ils ne nous donnaient pas le temps de lire ces papiers-là. La famille a voulu réagir avec violence, mais j’ai cherché à les maîtriser parce qu’il y avait des agents de sécurité parmi eux. Nous avons fait appel à notre oncle Moussa, qui a acheté le terrain il y a plus de 20 ans. Ce dernier est venu avec les papiers de la maison et nous sommes partis chez le chef de quartier. Après la vérification du chef de quartier, on a trouvé que c’était un faux dossier. C’est ainsi que nous avons porté plainte et nous avons fait appel à la brigade anti-drogue, qui est venue arrêter le nommé Soumah », a expliqué le jeune homme.

En plus de ce citoyen, qui a tenté de récupérer leur maison, la famille Kaba compte poursuivre aussi le commissaire central de Sonfonia. Elle réclame notamment la réparation des dommages subis. « Ils ont tout vandalisé dans la maison. Les tables en vitre et les postes téléviseurs notamment ont été cassés, toutes les portes et fenêtres ont été arrachées. Il y a aussi l’argent que mon père gardait dans sa chambre qui a disparu avec certains téléphones portables.

Donc nous réclamons justice. Nous demandons à la justice de sanctionner sévèrement le monsieur qui est à l’origine de cette situation et de prendre toutes les dispositions contre les corps habillés qui se mettent dans les faux dossiers. Personnellement, je vais poursuivre le commandant Sylla du commissariat central de Sonfonia, parce que nous ne sommes pas dans une République bananière », annonce Alhassane Kaba.

Ces derniers temps, les déguerpissements caractérisés de violence sont récurrents à Conakry. Les agents de sécurité qui interviennent sur le terrain sont souvent accusés de vol et d’actes de vandalisme.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Coyah : avec l’appui de Coginta, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance tient sa 4ème session

28 mai 2021 à 16 04 16 05165

Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Coyah a tenu mardi dernier, 26 mai 2021, sa quatrième session ordinaire. C’est le siège d’une ONG de la place qui a servi de cadre à cette rencontre qui a regroupé les chefs des services  de sécurité et de défense de la préfecture, les chefs de quartiers de la commune urbaine de Coyah, les représentants des départements de la sécurité et de l’administration du territoire, ainsi que des partenaires techniques et financiers, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au cours de cette rencontre, le conseil local de sécurité et de prévention des conflits s’est attelé à faire une étude rétrospective, tirer les leçons et présenter aux autorités sécuritaires ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers des projets de plans intégrés dans le plan du développement local (PDL). Cepndant, dans les débats, trois points étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit du renforcement des capacités des structures locales de prévention (notamment la garde communale, le comité de  gestion et autres structures), le renforcement des capacités d’intervention des forces de polices de proximité (garde communale), ainsi que la construction et l’équipement des postes de police pour un coût global de 1.700. 000 francs guinéens.

Dans son rapport, le secrétariat administratif de la commune a déploré plusieurs faits, notamment les multiples cambriolages dont sont victimes les populations de la préfecture, les attaques et vols à mains armées, les agressions et assassinats des conducteurs de motos-taxi, ainsi que la recrudescence des violations des droits de femmes et des enfants à travers les viols sur les mineurs ou violences sexuelles et les séquestrations. Egalement, le secrétariat administratif a soulevé certaines difficultés dont entre autres : les faibles moyens matériels et financiers, le manque de coopération de certaines familles avec le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance  (CLSPD).

Ainsi, des recommandations ont été formulées par le conseil avant la clôture de la présente session. Il s’agit notamment de la poursuite des activités d’électrification des points noirs dans les quartiers, les patrouilles diurnes et nocturnes, l’érection des barrages de contrôle et la poursuite la sensibilisation des populations sur l’importance de leur implication dans la lutte contre l’insécurité.

Au sortir de la session, madame Camara Marguerite Tewa, Directrice pays COGINTA (le partenaire technique qui accompagne la commune de Coyah dans l’organisation et la tenue  des sessions des conseils locaux de sécurité et de prévention des délinquances) s’est dit satisfaite du déroulement de la rencontre.

« Cette  quatrième session du CLSPD de la commune urbaine de Coyah a été une réussite. Car, nous avons constaté une synergie d’action entre tous les acteurs  impliqués dans ce processus. C’est donc une joie pour nous les partenaires techniques et financiers », a-t-elle dit. 

De son côté, le président du comité interministériel de suivi, de la mise en œuvre et de l’évaluation des actions du CLPD, Mohamed Diarra Camara, a surtout salué l’implication de tous les acteurs pour la sécurité des citoyens à Coyah.

« Le choix n’a pas été fortuit pour Coyah. D’abord, avec l’implication de monsieur le maire qui inscrit tous les projets dans le PDL (plan de développement local), ensuite  avec les différentes interventions que nous avons écoutées, tous ont opté pour la sécurité des citoyens de Coyah. Tant que la sécurité des citoyens n’est pas assurée, il y a encore du chemin à faire. Cette sécurité doit être assurée par la population, pour la population. Donc, si nous voyons aujourd’hui les acteurs de sécurité de Coyah parler le même langage, nous nous réjouissons », a-t-il indiqué.

De Coyah, Étienne Tamba Tenkiano Coyah pour Guineematin.com

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Diffamations et injures sur les réseaux sociaux : l’ex femme de l’artiste Mousto Camara poursuit une blogueuse en justice

28 mai 2021 à 16 04 11 05115

Le procès s’est ouvert hier, jeudi 27 mai 2021, au tribunal correctionnel de Dixinn. La blogueuse Adama Camara est poursuivie par Fatoumata Chérif et M’Balou Diakité (ancienne épouse du célèbre artiste guinéen Mousto Camara). Les deux plaignantes (qui vivent respectivement en France et en Belgique) accusent la prévenue de « diffamations et d’injures » sur les réseaux sociaux, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché au tribunal.

A la barre, la blogueuse Adama Camara a reconnu partiellement les faits qui lui sont reprochés. Mais, pour sa défense, elle a dit avoir simplement repris les propos de l’artiste Mousto Camara, traitant M’Balou Diakité (sa femme au moment des faits) d’infidèle.

« Moi aussi j’ai réagi à ce post, j’ai fait une vidéo dans laquelle j’ai donné raison à son mari. J’ai répété dans la vidéo ce que son mari a dit. Mais, ce son mari qui a été le premier à lui adresser ses propos malveillants. Mousto a été le premier à informé le public que sa femme sort avec un autre artiste appelé Ans-T Crazy. Il dit que sa femme est infidèle. Moi aussi j’ai répliqué. Mais, finalement j’avais présenté mes excuses », a expliqué la blogueuse Adama Camara.

De son côté, M’Balou Diakité a laissé entendre que cette sortie fracassante de la blogueuse Adama Camara lui a énormément porté préjudice. Elle assure devant le tribunal que ce sont les propos de la prévenue qui a causé son divorce avec son mari (l’artiste Mousto Camara).

« Après la sortie de mon mari, il y a eu plein de gens qui en ont parlé. Mais, c’est Adama qui est allé loin, elle a enflammé. Elle dit qu’elle a des preuves que je sors avec l’artiste Lévy Bobo, avec Ans-T Crasy. Elle m’a mis en mal avec mon mari. Elle dit je ne suis pas une femme, mais une chose. Elle a parlé de ma vie privée, de la vie de mon enfant. Elle ne m’a jamais présenté des excuses. C’était une façon de me mettre en mal avec mon époux pour mieux s’approcher de lui. Finalement j’ai divorcé avec lui. Sa sortie a porté atteinte à ma dignité », a accusé M’Balou Diakité.

Quant à la seconde plaignante, mademoiselle Fatoumata Cherif, elle dit être aujourd’hui en mal avec sa famille par le fait de la diffamation de la blogueuse Adama Camara.

« Moi c’est pour des services humanitaires que je venais sur les réseaux sociaux. Mais, aujourd’hui, je ne viens plus sur les réseaux, j’ai le dégoût des réseaux sociaux. Elle (Adama Camara) m’a diffamé, elle m’a injurié. Aujourd’hui, avec ses injures, j’ai du mal avec ma famille. Je demande à ce que la justice soit rendue », a-t-elle indiqué.

Après la déposition de cette plaignante, un débat houleux s’est engagé entre les parties au procès. Mais, finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 10 juin prochains pour les plaidoiries et réquisitions.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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Justice : le PNUD et l’UNICEF offrent plus de 700 codes au barreau de Guinée

28 mai 2021 à 16 04 05 05055

Dans le souci de faciliter le travail des avocats, le PNUD et l’UNICEF, à travers le ministère guinéen de la justice, ont offert plusieurs codes au barreau de Guinée. La cérémonie de remise de ces outils de travail (qui sont comme des bréviaires pour les avocats) aux bénéficiaires a eu lieu ce vendredi, 28 mai 2021, au siège national du barreau, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont au total 780 codes (dont 250 exemplaires du codes civil, 250 exemplaires du code pénal et 250 exemplaires du code de procédure pénale et 30 exemplaires du code de l’enfant) que le PNUD et l’UNICEF ont mis à la disposition du barreau de Guinée. Et, face à ce geste hautement significatif, Me Djibril Kouyaté, le Bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée, a chaleureusement félicité et remercié les donateurs et le ministre de la justice pour avoir privilégié les avocats dans la présente démarche.

Me Djibril Kouyaté, Bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

« Je tiens à remercier chaleureusement monsieur le ministre de la justice qui s’est personnellement impliqué dans la distribution de ces codes pour que le barreau puisse avoir le plus gros lot. Monsieur le ministre de la justice, étant un avocat, il a compris, il a exprimé que les codes ont pour destinataires les avocats d’abord et ensuite les autres. Comme je l’ai dit tantôt, les avocats sont ceux qui utilisent plus les codes. Les codes représentent pour les avocats des bréviaires. Les codes sont pour l’avocat ce que la houe et la daba sont pour le cultivateur. Donc, nous nous sommes très heureux d’avoir reçu ce matin solennellement ces codes qui seront utilement utilisés par les avocats…. C’est l’occasion pour moi aussi de remercier les bailleurs de fonds que sont le PNUD et l’UNICEF. Le barreau est déjà en collaboration avec l’UNICEF sur différents projets », a dit Me Djibril Kouyaté.

Pour Me Gabriel Kamano, avocat au barreau de Guinée, ces codes vont considérablement contribuer à qualifier le travail des avocats.

Me Gabriel Kamano, avocat au barreau de Guinée

« C’est un sentiment de joie qui nous anime, quand on sait que les codes représentent nos instruments de travail. C’est un peu c’est que Coran ou  la Bible représente pour un imam ou un prêtre. C’est notre outil de travail, donc ça ne pourra que qualifier notre travail. Nous sommes vraiment satisfaits de les recevoir et nous remercions les donateurs », a-t-il indiqué.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Le nouveau recteur de l’Université de Kankan se confie : « je ne m’attendais pas à ça »

28 mai 2021 à 15 03 54 05545
Dr Moustapha Sangaré, nouveau recteur de l’Université Julius Nyéréré de Kankan

Dans un décret lu à la télévision nationale hier, jeudi 27 mai 2021, le président Alpha Condé a nommé un nouveau recteur à l’Université Julius Nyerere de Kankan. Il s’agit de Dr Moustapha Sangaré, maître des conférences, qui était jusque-là chef de département Chimie dans cette institution d’enseignement supérieure. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 28 mai 2021, le nouveau recteur s’est dit surpris de sa nomination. Il a remercié le président de la République pour la confiance placée sur sa personne.

« Je n’ai jamais eu l’idée de faire des démarches pour être recteur. Je n’ai même pas pensé à ça. Parce que pour moi, je ne peux pas l’avoir. J’ai des grands frères ici qui ont le professorat et ils sont plus âgés que moi. Donc je n’ai jamais pensé à ça, ce n’était pas mon objectif. Mais, ce que Dieu veut, c’est ça qu’il fait. Pour le moment, je ne peux être que content. Parce qu’au moins, le moment est venu pour qu’on tire dans les profondeurs, les cadres qui sont cachés. Donc je ne peux que remercier le bon Dieu et le président de la République », a réagi Dr Moustapha Sangaré.

Pour réussir sa mission, le nouveau recteur compte sur la bonne collaboration de l’ensemble du personnel de l’Université Julius Nyerere de Kankan. « C’est tous les responsables qui feront que l’Université ira de l’avant. Ce n’est pas le recteur seul qui travaille, il y a les vices recteurs, le secrétaire général, les doyens de facultés, les vices doyens, les chefs de départements jusqu’aux directeurs de programmes », a dit le premier responsable de cette institution d’enseignement supérieure.

Depuis juillet 2020, l’Université Julius Nyerere de Kankan n’avait pas de recteur. Cette situation pénalise les étudiants sortants de la 11ème promotion du système LMD, qui attendent toujours la délivrance de leurs diplômes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Trafic de migrants pour le Canada : le parquet de Dixinn réclame un an de prison contre Jérémy Haba

28 mai 2021 à 15 03 48 05485

Dans cette affaire, Jérémy Haba est poursuivi trois jeunes (Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo) pour « trafic illicite de migrants ». Son procès s’est ouvert le mercredi dernier, 26 mai 2021, au tribunal correctionnel de Dixinn. Et, sans détour, le prévenu a reconnu les faits mis à charge. Mais, le ministère public a tout de même requis un an de prison à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Jérémy Haba est un informaticien qui s’est engagé de faire voyager Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo pour le Canada via Dakar (Sénégal). Il a perçu de l’argent pour ce projet de voyage, mais il s’est finalement joué des trois jeunes. Car, ces derniers n’ont jamais pu se rendre au Canada. Et pourtant, pour ce voyage qui était visiblement un leurre, Jérémy Haba avait pris 11 000 dollars des mains de Elhadj Mamadou Sow, 55 millions de francs guinéens de Amadou Tidiane Sacko et 4000 dollars de Mamadou Yacine Diallo.

Donc, c’est pour avoir manqué à ses obligations dans cette affaire que Jérémy a été assigné en justice et finalement renvoyé devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour être jugé. Ses plaignants lui réclament tout l’argent qu’ils lui ont remis dans le cadre du contrat de voyage qui les liait.

« Jérémy et moi on s’est connu, je lui ai dit que j’ai envie d’aller au Canada. Il m’a dit qu’il peut m’aider pour que je puisse aller au Canada. Il a une entreprise qui aide les gens à voyager. Il m’a dit qu’il a des frères au Sénégal avec qui il travaille. Donc, je lui ai remis l’argent une somme de 4 000 dollars. Premièrement, je lui avais remis 800.000 FCFA. Quand je suis arrivé à Dakar j’ai payé le reste. Mais, à Dakar, le visa qui était dans mon passeport n’était pas le vrai. J’ai appelé le numéro de ses contacts qui sont à Dakar, ça ne passait plus. Donc, je suis revenu vers lui pour qu’il me remet mon argent comme je n’ai pas pu voyager », a indiqué Mamadou Yacine Diallo devant le tribunal.

Appelé à la barre, Jérémy Haba a reconnu sans ambages les faits mis à sa charge. « Yacine m’a remis 4 000 dollars et je comptais payer par modalité » a-t-il avoué.

Cependant, l’avocat de la défense a confié devant le tribunal son client (Jérémy Haba) est lui-même une victime dans cette affaire. Le jeune informaticien aurait été arnaqué par ses collaborateurs qui étaient basés à Dakar.

« Je tiens à préciser que par naïveté, Jérémy a été maladroit et il a été piégé. Quand les plaignants sont venus voir Jérémy, ils (Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo)  savaient qu’il (Jérémy Haba) ne travaillait pas dans une ambassade. Il a reçu l’argent ; et, sans avoir la garantie, il a envoyé l’argent à Dakar. Mais, après avoir envoyé l’argent à Dakar, ses contacts ont coupé toute communication avec lui. Jérémy a reconnu avoir reçu les fonds. C’est pourquoi nous sollicitons la clémence de votre tribunal. Parce que vouloir le maintenir en prison ne profiterait point aux parties civiles. Jérémy a la volonté de payer. Nous demandons votre clémence pour que l’accusé soit remis en liberté pour qu’il paye l’argent » a plaidé la défense.

Seulement, pour le ministère public, Jérémy Haba a tout simplement manqué à ses obligations dans cette affaire. C’est pourquoi, dans ses réquisitions, le procureur Boubacar I Bah a demandé au tribunal de condamner le prévenu à un an d’emprisonnement.

« Jérémy qui était à l’extérieur est rentré en Guinée pour ouvrir une entreprise de voyage et il dit qu’il avait des contacts à Dakar. C’est ainsi qu’ils sont rentrés en contact. Il a demandé les documents d’El hadj Mamadou Sow qui le connait, à Amadou Tidiane Sacko et à Mamadou Yacine Diallo. Mais, ils n’ont pas pu voyager. Ils sont rentrés au pays pour tendre leurs mains à Monsieur Haba pour qu’il rembourse leur argent. Monsieur Haba est toujours reconnu coupable pour les faits. C’est lui qui a mis les victimes en contact avec ses amis de Dakar. Donc, le ministère public requiert un emprisonnement d’un an et le paiement de 11 000 dollars à Mamadou SOW, plus 105 000 FCFA pour son séjour à Dakar ; 55 000 000 GNF à Amadou Tidiane Sacko, plus 200 dollars pour le séjour à Dakar ; 4 000 dollars à Mamadou Yacine Diallo. A titre de dommage et réparation vous le condamnerez au paiement de 60.000 francs guinéens », a requis le procureur Boubacar I Bah.

Finalement, le tribunal a remis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 09 Juin prochain.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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