Meurtre, viol, pédophilie : 3 accusés condamnés à de lourdes peines à Mamou

28 mai 2021 à 13 01 47 05475

Siégeant en matière criminelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Mamou s’est penché le mercredi dernier, 26 mai 2021, sur six affaires portant sur des cas de « meurtres, viols et pédophilie… » Et, au terme des débats à la barre, le tribunal a déclaré trois accusés (Mamadou Aliou Barry, Mamadou Aliou Diallo et Ibrahima Diallo) coupables et les a condamnés à des peines allant de 7 à 10 de réclusion criminelle pour les faits de meurtre, viol et pédophilie qui pèsent contre eux.

L’audience a duré de 9heures15’ à 22heures35’. Et, six affaires, impliquant huit accusés, étaient inscrites au rôle. Tous les accusés (Mamadou Aliou Barry poursuivi pour viol, Mamadou Diallo alias  Aliou 2 poursuivi pour meurtre, Ibrahima Diallo accusé de viol, Mamadou Sadou Diallo poursuivi pour meurtre, Mamadou Aliou Diallo accusé de viol et pédophilie;  Mamadou Moussa Diallo accusé de viol, Ousmane Barry poursuivi pour viol et Mamadou Oury Barry accusé de meurtre) ont défilé à la barre pour donner leurs versions des faits. Et, au final, le tribunal a renvoyé Mamadou Sadou Diallo, Mamadou Diallo alias Aliou 2, Mamadou Moussa Diallo, Mamadou Oury Barry, Ousmane Barry et Thierno Moussa Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, le juge audience, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a eu la main lourde contre Ibrahima Diallo, Mamadou Aliou Barry et Mamadou Aliou Diallo. Il les a condamnés respectivement à 10 ans, 7 ans et 10 ans pour meurtre, viol et pédophilie.

« C’est un motif de satisfaction pour nous dans la mesure où les cas de viols sont devenus très  récurrents dans la ville carrefour. Nous pensons que la lutte va continuer pour éradiquer ce fléau dans la région. La lutte que nous menons, c’est la lutte de tout le monde. Tous les coupables seront poursuivis et punis et nous invitons les populations de coopérer pour qu’ensemble nous éradiquons complètement ce fléau » a dit le procureur au sortir de l’audience.

Me Abdoulaye Keïta, avocat

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a exprimé une grande satisfaction pour l’acquittement de cinq accusés. Il a également promis d’interjeter appel des décisions condamnant ses trois autres clients.

« En tant qu’avocat, je suis très fier par rapport à l’acquittement des 5 personnes parmi les 8. Pour les 3 autres qui ont été condamnés à des peines de prison, je vais relever appel dès vendredi, 27 mai 2021, pour qu’on puisse examiner leur dossier devant la Cour d’appel de Conakry », a-t-il dit.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Congo : Paul Put, nouveau sélectionneur des Diables

28 mai 2021 à 13 01 20 05205

BRAZZAVILLLe, 28 MAI (AFP) – Belge Paul Put, 65 ans, est le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Congo, les Diables rouges, après avoir signé son contrat jeudi à Brazzaville, a-t-on appris auprès de la Fédération congolaise de football (Fécofoot).

Le contrat a une durée de deux ans, indique la Fécofoot dans un communiqué qui précise que son président, Guy-Blaise Mayolas, et l’entraîneur ont paraphé le contrat en présence du ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé.

« Nous comptons beaucoup sur vous et j’espère que vous ferez le bon choix des hommes qui devront désormais lutter pour le Congo. Nous devrons tous être loin de la complaisance et la rigueur dans le travail devra nous guider », a déclaré M. Ngouélondélé.

« Je suis ici pour écrire une nouvelle page avec le Congo-Brazzaville », a réagi Paul Put, qui va diriger sa cinquième sélection africaine après la Gambie, le Burkina Faso, le Kenya et la Guinée. Avec le Burkina (2012-2015), il avait atteint la finale de la Coupe d’Afrique des nations en 2015.

A la tête des Diables rouges, il remplace le Brésilien Valdo, dont le contrat est arrivé à terme début mars. L’ancien joueur du Paris SG n’avait pas réussi à qualifier le Congo à la prochaine CAN prévue entre janvier et février 2022 au Cameroun. La dernière participation du pays à cette compétition remonte à 2015, sous les ordres du Français Claude Le Roy.

AFP

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Faranah : le district de Massiramoribaya doté d’un poste de santé

28 mai 2021 à 12 12 58 05585

C’est un ouf de soulagement pour les populations de Massiramoribaya, un district relevant de la sous-préfecture de Beindou, dans la préfecture de Faranah. Le gouvernement guinéen, à travers l’ANAFIC (agence nationale de financement des collectivités) vient de mettre à la disposition des laborieux habitants de cette localité un poste de santé. L’inauguration de cette importante infrastructure a eu lieu le mercredi dernier, 26 mai 2021, en présence des administratives de Faranah, des élus locaux de Beindou, ainsi que de nombreux citoyens de Massiramoribaya et des districts environnants, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Composé du logement du personnel soignant (trois chambres et un salon), une salle de trie et deux blocs de latrines de six cabines, le poste de santé de Massiramoribaya est entièrement clôturé de grillage et bénéficie d’une électrification solaire. Il a été inauguré ce mercredi et vient ainsi atténuer les souffrances des populations de la localité en termes de soin de santé.

« Aujourd’hui nous rendons grâce à Dieu. Nos femmes ont souffert à cause de ce problème de poste de santé. C’est par la volonté des 11 districts de la commune rurale de Beindou plus condedou que nous avons bénéficié ce poste de santé. Avant, on ne donnait pas de moyens aux villages pour pouvoir se construire, mais grâce aux initiatives du Président Alpha Condé, nous bénéficions aujourd’hui des infrastructures de développement. C’est pourquoi nous, populations du district de Massiramoribaya, décidons de donner le nom de ce poste de santé à la première Dame de la République, Hadja Djenné Kaba, en raison des efforts consentis par son époux Pr Alpha Condé », a indiqué Sagna Oularé, le président du district de Massiramoribaya.

Dans une courte allocution, Florentin Sagno, le secrétaire général chargé des affaires administratives de Faranah, a invité les populations de Massiramoribaya à entretenir cette structure de santé dont elles viennent de bénéficier. Il a également invité le personnel soignant affecté à ce poste de santé à pleinement et efficacement jouer leur rôle pour améliorer la santé des populations.

« Je suis heureux que le nom de ce bijoux soit donné à la première dame de la République. Depuis que l’ANAFIC a commencé, c’est la première fois qu’une localité donne le nom de son infrastructure à un membre de la famille du président. Nous vous incitons à bien entretenir ce poste de santé et le personnel qui sera là pour assurer vos soins de santé.

Aux personnels de ce poste de santé, sauvez cette population. Vous n’êtes pas là pour autre chose mais pour cette population, surtout les femmes », a dit Florentin Sagno.

Au nom des femmes de Massiramoribaya, Gnama Keïta a remercié le président de la république pour ce geste qui va contribuer à sauver des vies dans cette localité où les femmes enceinte et autres malades parcouraient des kilomètres pour bénéficier de soins.

« Sommes vraiment satisfaites pour l’acquisition de ce poste de santé. Quand une femme était en travail ou un autre citoyen tombait malade, on était obligé de parcourir plusieurs kilomètres pour l’envoyer soit à Dalafilany ou à Beindou. Mais, aujourd’hui, on peut rester ici suivre paisiblement nos traitements. Donc, cela nous va droit au cœur. Nous remercions et bénissons pour le président Alpha Condé pour ce don », a dit Gnama Keïta sous un tonnerre d’applaudissement de l’assistance.

A noter que Massiramoribaya est un district situé à environ 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Faranah, dans la région de la Haute Guinée.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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An 46 de la CEDEAO : le regard critique de Bah Oury sur le fonctionnement de l’organisation sous régionale

28 mai 2021 à 12 12 39 05395
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) fête ce vendredi 28 mai 2021, le 46ème anniversaire de son existence. A cette occasion, le président de l’Union des Démocrates pour le Renouveau de la Guinée (UDRG), Bah Oury, a accordé un entretien à Guineematin.com, pour parler du fonctionnement de cette organisation et de son action sur le terrain. Si l’opposant guinéen salue certains acquis importants de la CEDEAO, il déplore toutefois sa passivité face aux problèmes qui gangrènent actuellement la sous-région.

« La CEDEAO est une organisation qui évolue en dents de scie. Il y a eu des moments où il y a eu des avancées dans la dynamique d’intégration, notamment en ce qui concerne la liberté de circulation des personnes et des biens. De ce point de vue, par rapport au reste du continent, il y a eu un véritable espace où la circulation sans visa est une donnée importante. Également, la volonté d’avoir des convergences en ce qui concerne les questions politiques, notamment le pacte de bonne gouvernance que la CEDEAO a mis en place. Mais, il faut reconnaître que ces dernières années, la CEDEAO est pratiquement en panne.

Le leadership fait défaut et les insuffisances en ce qui concerne la réactivité dans le respect des recommandations de ne pas aller au-delà des deux mandats, laissent l’organisation dans une passivité totale. De l’autre côté, le développement des mouvements djihadistes qui déstabilisent beaucoup de pays de la région, la CEDEAO, en tant qu’organisation, est relativement absente des dynamiques de résolution de ces crises et des dynamiques de maintien de paix. Peut-être que cela s’explique par l’insuffisance des moyens qui sont à sa disposition, mais il faut reconnaître quand même que l’organisation a de la peine à être là où elle devait être, surtout dans ce contexte sécuritaire préoccupant », a-t-il dit.

A l’avenir, le président de l’UDRG souhaite que la CEDEAO soit beaucoup active dans la résolution des problèmes rencontrés dans la sous-région et surtout dans la défense des intérêts des peuples et non ceux des chefs d’Etat. « Il faut dire que la CEDEAO doit beaucoup plus aller de l’avant. Qu’elle ne soit pas la CEDEAO des chefs d’Etat, mais qu’elle soit la CEDEAO des peuples avec une citoyenneté ouest-africaine beaucoup plus marquée. Je pense que c’est dans ce sens que les démarches politiques futures doivent s’orienter pour que la citoyenneté ouest-africaine soit réelle, concrète, et pour permettre aux populations de se sentir dans un espace sans frontière, en toute sécurité et en paix », préconise M. Bah Oury.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Kankan : le laboratoire vétérinaire régional rénové et équipé par la FAO et l’USAID

28 mai 2021 à 12 12 37 05375

Grâce à un financement de l’Agence Américaine pour le Développement (USAID), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a rénové et équipé le laboratoire vétérinaire régional de Kankan. Cette action vise à appuyer le secteur de l’élevage, à travers la détection et la prévention des maladies contagieuses touchant les animaux.

Ce centre de recherche a été inauguré ce jeudi, 27 mai 2021, en présence du ministre délégué à la présidence de la République, chargé de l’agriculture et de l’élevage. Des responsables de la FAO, de l’USAID, de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée, ainsi que les autorités régionales de Kankan, ont pris part à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La FAO, à travers le centre d’urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontalières, vient de doter la région de Kankan, d’un laboratoire moderne. Les travaux de rénovation et d’équipement de ce laboratoire, ainsi la formation de son personnel, ont été financés par l’USAID, à hauteur de 300.000 dollars américains (3 milliards de francs guinéens). Selon Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, ce travail a déjà commencé à donner des résultats positifs.

Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée

« Cette action de la FAO, financée par l’USAID, a permis au laboratoire de Kankan de réaliser avec succès, le diagnostic de quatre zoonoses prioritaires du pays, dont la rage, la brucellose, la grippe aviaire et l’anthrax. Le laboratoire est aussi capable de pratiquer la nécropsie et le diagnostic par microscopie et par coprologie des hémoparasitoses et des parasitoses gastro-intestinales. Le laboratoire de Kankan sert de relais pour la région de Haute Guinée pour le traitement et le stockage des échantillons. Il fait le conditionnement et l’envoi des échantillons au Laboratoire Central Vétérinaire de Diagnostic (LCVD) de Conakry », a indiqué Dr Hama Garba.

Selon Steven Koutis, chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée, ce laboratoire va booster considérablement le secteur de l’élevage dans la région de Kankan. Car il permettra de limiter considérablement les effets dévastateurs des maladies qui ravagent les animaux domestiques.

Steven Koutis, chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée

« En 2018, la Guinée ne disposait pas de laboratoire vétérinaire. Donc la fièvre a dévasté le secteur de l’élevage, entraînant d’énormes pertes, notamment dans la région de Kankan. En raison du manque de capacité de diagnostiquer la maladie, le pays a perdu plus de dix mille animaux. Ce qui représente 8 millions de dollars, soit 80 milliards de francs guinéens de perte pour l’économie guinéenne. L’impact a été beaucoup plus ressenti dans votre région. Désormais, grâce au laboratoire vétérinaire pleinement opérationnel, les éleveurs et le service vétérinaire pourront suivre l’état de santé des bétails. Il est impératif de vacciner vos animaux, vos bétails, afin de les protéger contre les maladies », a-t-il lancé à l’endroit des éleveurs.

Karifa Kourouma, président de la confédération nationale des acteurs du secteur de l’élevage

Des éleveurs qui accueillent avec beaucoup de joie et d’espoir la mise en place de ce laboratoire moderne dans leur région. « Nous nous réjouissons de l’ouverture de ce laboratoire vétérinaire, tant attendu dans le secteur de l’élevage. Le bon fonctionnement de ce bijou nous permettra de diagnostiquer rapidement des maladies animales zoonotiques afin de trouver des solutions appropriées, tout en nous épargnant de la longue attente des résultats des échantillons », a salué Karifa Kourouma, président de la confédération nationale des acteurs du secteur de l’élevage en Guinée.

De leur côté, le gouverneur de Kankan, Sadou Keïta, et le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de l’agriculture et de l’élevage, Elhadj Mamady Condé, ont aussi magnifié le travail accompli par la FAO et l’USAID, tout en appelant les bénéficiaires à profiter pleinement de l’opportunité que leur offre ce laboratoire.

A noter que c’est le deuxième laboratoire vétérinaire régional rénové et équipé par la FAO sur financement de l’USAID, après celui de Labé en 2019. Les deux institutions internationales comptent poursuivre cette action à N’Zérékoré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Promo Fé Fangni : UBA Guinée récompense huit gagnants du premier tirage

28 mai 2021 à 11 11 14 05145

UBA Guinée a procédé à la première remise de sa promo Fé Fangni ce Mercredi 26 Mai en présence de toute l’équipe dirigeante de l’institution financière et les heureux gagnants. L’évènement a eu lieu dans les locaux de la banque.

Lancée le 6 Mai 2021, la promo Fé Fangni consiste à récompenser tout client de la banque UBA qui ouvre un compte épargne avec un dépôt minimal de 500.000GN ou tout détenteur de compte courant ou épargne déjà existants qui s’assurerait d’avoir le montant dit pour une durée de 30 jours.

Les lots à gagner sont des motos, des écrans tv, des home cinéma des cartes prépayées etc.

Supervisé par un huissier de justice huit clients ont été les heureux gagnants de ce premier tirage.

Cette promo s’inscrit dans la politique de fidélisation des clients de la banque en donnant à chaque client la chance de gagner un des lots mis en jeu dixit Tony Odeigah, Directeur Général de la banque UBA

Mme Dopavogui Josephine, gagnante du home cinéma n’a pas manqué de remercier la banque UBA pour tout l’effort qu’elle fournit pour la satisfaction de ses clients. Elle encourage toutes les autres entreprises à faire pareil. Elle a promis encourager ses proches à venir ouvrir leurs comptes chez UBA Guinée.

Le deuxième tirage de la promo Fé Fangni étant prévu le mois prochain, les clients peuvent toujours continuer à tenter leur chance en ouvrant un compte épargne et en effectuant un dépôt minimum de 500.000 GNF pour tenter de gagner un écran, un téléphone smartphone, un home cinéma, jusqu’au grand tirage final permettant de remporter des motos.

Transmis par le service de communication de UBA Guinée

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Faranah : une femme met au monde un enfant atteint d’éléphantiasis

28 mai 2021 à 9 09 57 05575

C’est à l’hôpital régional de Faranah qu’une femme a mis au monde un enfant atteint d’une maladie congénitale appelée éléphantiasis. Il s’agit d’une malformation qui commence au niveau du bas ventre jusqu’aux orteils. Préoccupée par cette situation, sa famille appelle à l’aide pour assurer la prise en charge médicale du nouveau-né.

« Cet enfant est né le dimanche, 23 mai 2021, vers 6 heures du matin, par césarienne. Il est né avec une maladie congénitale, qui nous préoccupe beaucoup aujourd’hui. Parce que la famille n’a pas les moyens nécessaires pour faire face à cette situation. C’est pourquoi, nous lançons un appel au gouvernement guinéen, aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux ONG humanitaires, de nous assister.

Le père du bébé est un enseignant contractuel qui travaille à Siguiri et sa mère est couturière de profession. Elle est venue à Faranah pour accoucher auprès de ses parents. Nous nous débrouillons pour gagner le quotidien. Donc nous souhaitons que les bonnes volontés nous viennent en aide pour qu’on puisse soigner cet enfant. Sans cette aide, nous ne pourrons rien faire pour lui », a lancé Sambou Oularé, oncle paternel du bébé.

La famille de ce bébé est joignable au numéro suivant : 622160818.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tél. : 00224 620241513/660272707

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Josep Borrell : « Nous devons combler le fossé mondial en matière de vaccination »

28 mai 2021 à 9 09 42 05425
Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

Fin mai 2021, seuls 2,1 % des Africains ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Nous devons combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination entre les économies avancées et les pays en développement afin d’éviter ce que Tedros Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a qualifié d' »apartheid vaccinal ». C’est à la fois une obligation morale et dans l’intérêt de tous.

Dès lors, il nous faut agir au niveau multilatéral et à l’échelle planétaire pour accroître la production de vaccins et accélérer leur déploiement partout dans le monde. C’est la voie choisie par l’UE depuis le début de la pandémie. C’est désormais également celle retenue par les dirigeants du G20 lors du sommet mondial sur la santé qui s’est tenu à Rome le 21 mai dernier.

La pandémie continue de tuer des milliers de personnes chaque jour et, au rythme actuel, la population mondiale ne sera pas vaccinée dans son ensemble avant 2023. Or vacciner très largement cette population est le seul moyen de mettre fin à la pandémie. A défaut la multiplication des variants risque de compromettre l’efficacité des vaccins existants.

La vaccination est également un préalable à la levée des restrictions qui entravent nos économies et nos libertés. Ces restrictions pénalisent le monde entier, mais elles pèsent encore plus lourdement sur les pays en développement. Les pays avancés peuvent en effet s’appuyer davantage sur des mécanismes sociaux et des leviers de politique économique afin de limiter l’impact de la pandémie sur leurs citoyens.

Si le fossé mondial en matière de vaccination n’est pas comblé, il risque d’inverser la tendance à la baisse de la pauvreté et des inégalités planétaires observée ces dernières décennies. Une telle dynamique négative freinerait l’activité économique et accroîtrait les tensions géopolitiques. Le coût de l’inaction serait à coup sûr beaucoup plus élevé pour les économies avancées que ce que nous devrions dépenser collectivement pour aider à vacciner le monde entier. C’est pourquoi l’UE accueille favorablement le plan de 50 milliards de dollars proposé par le Fonds monétaire international dans le but de pouvoir vacciner 40 % de la population mondiale en 2021 et 60 % d’ici mi-2022.

Pour atteindre cet objectif, une action multilatérale étroitement coordonnée est nécessaire. Nous devons résister à la double menace que représentent d’un côté la « diplomatie des vaccins », qui lie la fourniture de vaccins à des objectifs politiques, et de l’autre le « nationalisme vaccinal », qui consiste à réserver les vaccins pour son seul pays. Contrairement à d’autres, l’UE a rejeté ces deux approches depuis le début de la pandémie. Jusqu’à présent, nous sommes le seul acteur mondial qui ait vacciné sa propre population tout en exportant parallèlement de grandes quantités de vaccins et en contribuant de façon substantielle au déploiement des vaccins dans les pays à faible revenu. Les Européens peuvent être fiers de ce que nous avons accompli.

En 2020, l’UE a soutenu la recherche et le développement de vaccins à grande échelle et contribué de manière significative à la mise au point de la nouvelle génération de vaccins à ARN messager. L’UE est ensuite devenue un des principaux producteurs de vaccins contre la COVID-19 : 40 % environ des doses utilisées jusqu’à présent dans le monde sont produites dans l’UE. L’UE a également exporté 240 millions de doses vers 90 pays, ce qui correspond approximativement au nombre de doses que nous avons utilisées en son sein.

L’UE, avec ses États membres et ses institutions financières — ce que nous appelons l' »Équipe Europe » — a commencé également à faire don de vaccins à ses voisins dans le besoin, en particulier dans les Balkans occidentaux. Elle entend faire don d’au moins 100 millions de doses supplémentaires aux pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin de 2021, comme convenu lors du dernier Conseil européen. Avec une contribution de 2,8 milliards d’euros, l’Équipe Europe est également le principal contributeur au dispositif COVAX, qui permet aux pays les plus pauvres d’avoir accès aux vaccins. Environ un tiers de l’ensemble des doses COVAX livrées jusqu’à présent ont été financées par l’UE. Pourtant, cet effort est encore largement insuffisant pour empêcher que le fossé mondial ne se creuse en matière de vaccination.

Pour combler ce fossé, les pays disposant des connaissances et des moyens nécessaires devraient augmenter leurs capacités de production, afin de pouvoir à la fois vacciner leur propre population et exporter davantage de vaccins, comme le fait l’UE. En coopération avec les fabricants de vaccins, nous nous efforçons de porter les capacités de production de l’UE à plus de 3 milliards de doses par an d’ici à la fin de 2021. Nos partenaires industriels européens se sont engagés à fournir avant la fin de 2021 1,3 milliard de doses de vaccins à prix coûtant aux pays à faible revenu et à un prix réduit aux pays à revenu intermédiaire. Ils se sont également engagés à livrer plus de 1,3 milliard de doses en 2022, dont une grande partie sera distribuée par le dispositif COVAX.

Tous les Etats doivent éviter les mesures restrictives qui perturbent les chaînes d’approvisionnement des fabricants de vaccins dans d’autres pays. Nous devons également faciliter le transfert de connaissances et de technologies, afin que davantage de pays puissent produire des vaccins. Pour notre part, nous encourageons vivement les producteurs européens à le faire, en particulier en Afrique. J’ai participé au sommet de Paris consacré au soutien financier à l’Afrique qui s’est tenu le 18 mai dernier. A cette occasion, les dirigeants du continent ont souligné que l’Afrique importe 99 % de ses vaccins. Il faut que cela change. L’Équipe Europe lance une initiative avec ses partenaires africains, afin de renforcer les capacités de fabrication de vaccins, de médicaments et de technologies de la santé en Afrique. Cette initiative bénéficiera d’un financement de 1 milliard d’euros provenant du budget de l’UE et des institutions européennes de financement du développement,

L’octroi de licences volontaires est le moyen privilégié de réaliser ces transferts de technologie et de savoir-faire. S’il s’avère insuffisant, l’accord sur les ADPIC existant et la déclaration de Doha de 2001 prévoient déjà la possibilité de licences obligatoires. Selon certains pays, le recours à ces mécanismes de flexibilité demeure toutefois trop compliqué et trop lent. Afin d’accélérer ces transferts de technologie, l’UE présentera une nouvelle proposition dans le cadre de l’OMC au début du mois de juin.

La pandémie de COVID-19 nous a rappelé combien la santé est un bien public mondial. Notre action commune pour combler le fossé mondial en matière de vaccination contre la COVID-19 doit être la première étape sur le chemin de la véritable coopération globale dans le domaine de la santé prévue par la déclaration de Rome adoptée lors du sommet mondial sur la santé.

Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

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Coupe abusive de bois, confection de briques aux bords des cours d’eau à Pita : l’environnement menacé à Timbi Madina

28 mai 2021 à 9 09 32 05325

Située à près de 400 kilomètres de Conakry (dans la préfecture de Pita, en Moyenne Guinée), la sous-préfecture de Timbi Madina est une zone agro-pastorale. Plus de 70% de la production nationale de la pomme de terre provient de cette localité, arrosée par de nombreux cours d’eau. Mais, ces derniers temps, ces cours d’eau sont fortement menacés. A cause de la coupe abusive du bois et la confection des briques cuites sur place, le niveau d’eau a considérablement baissé dans ces cours, a appris un reporter de Guineematin.com qui a été contacté par des habitants de Timbi.

Sur place, les populations sont inquiètes. Certains citoyens sont en train d’envahir les abords des cours pour faire des jardins, du charbon de bois ou pour confectionner des briques. Et, cela se fait dans une destruction du couvert végétal et une coupe abusive du bois tout au long des cours d’eau. Les conséquences de cette agression sur l’environnement commencent à se faire sentir puisque les marigots et rivières tarissent petit à petit.

« Ils sont venus couper les arbres autour de la rivière de Tolinwol pour aménager des jardins. A l’heure là, c’est la plus grande rivière Fottorewol qui est visée par la coupe abusive des bois. Ils sont en train de faire le charbon de bois et cuire les briques aux alentours de cette rivière. Chaque fois, ça se répète, on n’a pas encore trouvé de solution, parce que les autorités locales n’ont rien dit, alors que l’eau ne fait que baisser au niveau de ces cours d’eau. Nous demandons aux autorités de faire face à cette situation pour mettre fin à cette menace », a dénoncé un citoyen qui a contacté Guineematin.com sous le couvert d’anonymat.

Mais, selon les autorités de la commune rurale de Timbi Madina, la menace qui pesait sur la rivière ‘’Telinwol’’ a été déjouée. Toutefois, le maire, Mamadou Dian Diallo indique qu’il n’était pas informé des menaces qui pèsent actuellement sur la rivière ‘’Fottorewol’’.

« A Tolinwol, il y a de cela deux mois, quelqu’un avait voulu mettre un jardin ; mais, on l’a empêché et on a sensibilisé les gens pour que cela ne se répète plus. Pour le cas de Fottorewol, je dirais que ça, c’est impossible. Parce que c’est Fottoré qui ravitaille tout Timbi Madina en eau. Si cela s’est passé à Fottoré, je n’étais pas au courant », a dit le Mamadou Dian Diallo.

Concernant ceux qui confectionnent les briques le long des cours d’eau, le maire de la commune rurale de Timbi Madina est formel : « On ne peut pas arracher quelque chose à quelqu’un sans lui trouver une autre activité », martèle l’élu local.

A la lumière de ce propos, on peut dire sans risque de se tromper que les confectionneurs de briques ont un blanc-seing pour saigner à blanc l’environnement au niveau des cours d’eau de la commune rurale de Timbi Madina. Et cela, même si le maire, Mamadou Dian Diallo, tente de faire de la gymnastique verbale pour justifier le silence coupable de l’autorité communale.

« On a pris des mesures pour que ces gens là respectent au moins 30 mètres. C’est à des endroits très distancés qu’ils sont en train de faire ça.  Pour l’interdire définitivement, il faudra leur donner quelque chose à faire. On ne peut pas interdire entièrement la confection des briques, parce que plus de 80% de la population utilise les briques cuites. Donc, nous sommes en train de réfléchir pour décourager ces gens-là, parce qu’on a le souci de bien faire pour que l’environnement soit respectée », a dit le maire, Mamadou Dian Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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Coyah : une partie du marché de Kountia saccagée par des policiers, près de 100 millions emportés

28 mai 2021 à 9 09 30 05305

Des agents de la police de la préfecture de Dubréka (accompagnés d’un huissier de justice et d’un groupe de civils), ont pris d’assaut le marché de Kountia, dans la sous-préfecture de Manéah, préfecture de Coyah. Avec rage, ils se sont attaqués hier, jeudi 27 mai 2021, aux environs de 5 heures aux nombreux conteneurs de commerce qui se trouvent sur les lieux. Ils ont saccagé la marchandise et emporté près de 100 millions de francs guinéens appartenant aux femmes vendeuses qui s’y trouvent.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, cette partie du marché du district de Kountia est l’objet d’un conflit qui oppose un certain Salif Bangoura et chef secteur de Kountia Nord qui se trouve être également l’administrateur dudit marché. Et, ce jeudi, Salif Bangoura, fort d’une décision de justice qui aurait été rendue en sa faveur par le tribunal de première instance de Dubréka, a envoyé des policiers de Dubréka et un huissier de justice pour déguerpir les occupants de cette partie du marché qui fait frontière avec Keïtayah, un quartier de la préfecture Dubréka. Et, c’est aux environs de 5 heures que les agents, accompagnés d’un groupe de civils, sont allés s’attaquer aux conteneurs de commerce qui se trouvent dans ce marché. Et, les policiers ne sont pas allés de main morte dans cette opération digne d’un vandalisme.

Nakoumba Souaré, présidente des femmes du marché déguerpi et victime

« Nous sommes venus trouver ce matin que toute notre place est saccagée. Selon les voisins du marché, ce sont les huissiers du tribunal de Dubréka, accompagnés d’un pick-up de la police de la même préfecture, qui ont procédé à la destruction de nos marchandises ainsi que nos conteneurs et hangars dans le marché. Mais, avant aujourd’hui, c’est un certain Salif Bangoura qui venait nous menacer de quitter les lieux, qu’il a acheté le terrain et qu’il a le titre foncier du domaine. Pourtant nous, nous estimons que la partie que nous occupons est un domaine de l’État, parce que c’est l’ancienne voie du train Conakry-Niger et qui est situé entre les rails de la CBK et la route le prince. Donc, cette partie ne peut être l’objet d’une quelconque vente par l’habitat. Il nous parlé souvent d’un faux papier que nous n’avons jamais vu, fabriqué au tribunal de première instance de Dubréka et lui donnant l’autorisation de construire là bas. On est allé une fois porter plainte contre lui à la gendarmerie de la Datu à Coléyah. Ceux-ci étaient venus lui montrer sa limite à la frontière Kountia (dans la préfecture de Coyah) et Keitaya (dans la préfecture de de Dubréka). Mais, comme les deux parties sont très rapprochées, il (Salif Bangoura) veut à tout prix s’accaparer de tous les deux côtés. Pourtant lui, il a acheté la partie Keitaya et nous, nous sommes au marché de Kountia dans la préfecture de Coyah. On a vu nulle part quelqu’un qui possède un titre foncier sur les rails. Ici, c’est un domaine de l’État et nous y seront jusqu’à ce que l’État lui-même ait besoin pour faire autre chose. Mais Salif Bangoura veut user de ses moyens pour dégager toutes ces pauvres femmes qui comptent que sur leur petit commerce là pour faire vivre leurs familles respectives.

Donc, très tôt ce matin, sans aucun avertissement, il (Salif Bangoura) a fait venir les policiers pour saccager nos biens, détruire nos marchandises contenant dans les conteneurs. Il y avait au total 7 conteneurs qui étaient posés là. Il y a un conteneur qui servait de bureau du marché dans lequel nous avons perdu 50 millions. L’argent de tontine des femmes du marché, il y a un du service d’orange money et tous les autres c’était des ballons habits, poupées et jouets en friperie qu’on stockait dedans. Ces bandits (les policiers) là ont non seulement cassé les conteneurs, mais aussi ils ont emporté de l’argent et les ballons et sacs remplis de friperie. Moi-même qui vous parle comme ça j’avais 10 ballons dans mon conteneur. Il nous faut prendre la liste des femmes qui ont perdu leurs marchandises pour évaluer les pertes, sinon on peut estimer à près de 100 millions de nos francs pour le moment », a expliqué Nakoumba Souaré, la présidente des femmes du marché Kountia.

Les yeux larmoyant et la gorge nouée, Nakoumba Souaré n’exclut pas une plainte contre le mis en cause Salif Bangoura.

« Nous avons informé le chef de quartier de Kountia nord qui est d’ailleurs l’administrateur de ce marché, ainsi que le maire de la commune rurale de Manéah. Ils nous ont tous demandé de porter plainte contre Salif Bangoura. Donc nous, nous demandons au président de la république qui a dédié son mandat aux femmes et qui nous a invitées à se lever pour travailler, de nous aider à rétablir la vérité dans cette affaire. Il faut que Salif Bangoura sache que ce domaine du chemin de fer ne saurait être vendu et qu’il rembourse tous les dommages causés », a-t-elle martelé.

De son côté, Maciré Condé, l’une des victimes, évalue sa perte à cinq sacs remplis de jouets et de poupées.

Maciré Condé, vendeuse de friperie au marché de Kountia

« Moi, on m’appelé ce matin  à 6h que des gens ont arraché nos conteneurs. C’est ici que nous nous venons chercher de quoi entretenir la famille. Il y a un conteneur qui contenait 10 ballons de friperie, mais on a rien vu ce matin. Nous on ne connait pas le conflit domanial qui est entre les gens-là ici. On ne sait plus quoi faire. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de nous aider à nous rembourser. La perte elle est immense. Moi, par exemple, je vais prendre à crédit les marchandises à Madina, les revendre avant de payer l’argent de mon fournisseur. J’avais personnellement cinq sacs remplis de jouets et de poupées dont le prix varie par ballon entre 500 à un million de francs guinéens », a-t-il indiqué.

Selon une source très proche de ce dossier, Salif Bangoura n’a aucun titre foncier, encore moins un plan de masse de ce domaine.

« Cette partie se trouve dans la préfecture de Coyah. C’est le chemin de fer du Niger qui délimite Kountia (Coyah) et Keita (Dubréka). La question que je me pose qui peut avoir un titre foncier au bord des rails ? C’est ce qu’on appelle l’emprise des rails elle est longue de 20m ça ne peut être l’objet de vente comme une parcelle. Aucun géomètre ne peut vous faire un plan de masse sur cet espace situé de 20m de part et d’autre entre la route le prince et les rails de la CBK. Il est allé s’arranger avec la justice de Dubréka pour faire papier du déguerpissement au nom duquel il agit comme ça. Il dit depuis 2005 qu’il a acquis ce domaine pendant que nous nous sommes là depuis 2002. Moi je suis parti à la gendarmerie de Coléyah qui dispose tous les plans de masse de la Guinée. Ceux-ci m’ont dit qu’aucun plan de masse n’est fait au nom de cette emprise. Alors si Salif a un plan de masse c’est un faux », a confié notre source qui a requis l’anonymat.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Coupe illicite de bois à Faranah : 5 cadres locaux de l’environnement suspendus, plusieurs suspects assignés en justice

28 mai 2021 à 8 08 53 05535

C’est une décision qui était attendue depuis la découverte, ces dernières semaines, d’un vaste réseau de coupe illicite et de transport de bois à Faranah. Des cadres locaux de l’environnement viennent d’être suspendus de leurs fonctions et plusieurs autres personnes suspectées d’appartenir aux réseaux mafieux qui déciment les forêts dans la préfecture de Faranah ont été assignées en justice. L’information a été donnée hier, jeudi 27 mai 2021, par l’inspecteur régional des eaux et forêts de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans le Sankaran.

Selon nos informations, parmi les cadres de l’environnement épinglés dans cette affaire, il y a les chefs des cantonnements forestiers des sous-préfectures de Maréla, Sandéniya et Songoyah. La décision de leur suspension serait venue du ministère de l’environnement, des eaux et forêts.

Adjudant chef Mory Fodé Diané, inspecteur régional des eaux et forêts de Faranah

« Il y a des cadres qui ont été sanctionnés dans les deux préfectures (Mamou et Faranah) qui ont fait réellement théâtre de ce mouvement de bois. Pour le moment c’est une suspension. À Faranah ici, cinq personnes ont été sanctionnées. Deux personnes au niveau de la préfecture et trois personnes au niveau des cantonnements Forestiers Maréla, Sandéniya et Songoyah. Les chefs de cantonnement forestier de ces sous-préfectures ont été sanctionnés. La décision de sanction que nous avons reçue n’est pas écrite, mais il va falloir s’approcher des spécialistes en la matière par rapport à la sanction au niveau de la fonction publique et quel est le délai », a confié l’Adjudant chef Mory Fodé Diané, l’inspecteur régional des eaux et forêts de Faranah.

A en croire notre source, la présente sanction infligée à ces cadres locaux de l’environnement à Faranah fait suite à la récente découverte et au démantèlement de réseaux de trafiquants de bois à Faranah par une mission de la direction nationale de l’environnement, des eaux et forêts.

« L’objectif de cette mission nationale, c’était de venir vérifier une information qui a été donnée par la plus haute autorité du pays qui a été informée de la coupe illicite et transport de bois à Faranah. À l’issue de cette information, son excellence Monsieur le ministre d’État, ministre de l’Environnement des eaux et forêts a dépêché une mission nationale conduite par le directeur national des eaux et forêts pour vérifier réellement cette information. Dans un premier temps, nous avons reçu la mission le 25 avril 2021. Après les vérifications, nous n’avons pas pu réellement obtenir une preuve palpable faisant allusion à cette coupe illicite et transfert de bois vers la Sierra-Leone. La mission était obligée de se retourner. Mais, cette même information (coupe illicite et transport de bois) a persisté. Et, Monsieur le ministre d’État a pris cette fois-ci des décisions pour approfondir les enquêtes. Et nous avons approfondi les enquêtes en faisant des patrouilles inopinées continuent dans les sous-préfectures frontalières de la préfecture de Faranah avec la Sierra-Leone. C’est ainsi qu’une équipe de patrouille a pu mettre main sur trois camions précisément à Lolin dans la sous-préfecture de Maréla, en partance vers la Sierra-Leone. Les présumés coupables ont été auditionnés par une équipe de police judiciaire qui est au sein de l’inspection et nous les avons déféré devant le tribunal de première instance de Faranah. Au jour d’aujourd’hui ils sont au nombre de 6 personnes. C’est une décision de la hiérarchie » a indiqué l’Adjudant chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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Prorogation de l’état d’urgence : un député demande « au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret »

28 mai 2021 à 8 08 13 05135
Abdoulaye Kourouma, président du parti RRD, et député à l’Assemblée nationale

L’honorable Abdoulaye Kourouma, président et député du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), n’est pas d’accord avec la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour un mois encore, en Guinée. Une décision annoncée mercredi soir, 26 mai 2021, par le président Alpha Condé à la télévision nationale. L’opposant indique que le chef de l’Etat guinéen a violé la Constitution, en prenant une telle mesure sans consulter l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, il demande aux Guinéens de ne pas respecter cette décision.

« Il s’agit d’une décision unilatérale du gouvernement. L’Assemblée nationale n’a jamais été saisie, ça n’a jamais fait l’objet d’un débat au parlement guinéen. Donc, c’est un mensonge d’État. Et nous demandons au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret qui viole la Constitution. Et nous demandons aux Guinéens de continuer à vaquer à leurs activités, car ce décret n’est pas dans les normes.

La loi d’habilitation du président de la République (qui lui permettait d’agir sans consulter l’Assemblée nationale, ndlr) est finie depuis le 5 octobre 2020. Donc il faut qu’Alpha Condé arrête de prendre le pays comme si c’était sa propriété privée. Les institutions doivent être rétablies dans leurs droits et doivent travailler conformément à la loi », a déclaré le président du RRD.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un imam et un muezzin suspendus, après une chaude dispute à cause d’une feuille de tôle

27 mai 2021 à 20 08 05 05055

Un imam et un muezzin ont failli en venir aux mains à Labé, après une chaude dispute qui les a opposés à cause d’une feuille de tôle. Cet incident s’est produit Natibaly, un secteur du district de Seghen, dans la sous-préfecture de Garambé. Les autorités religieuses locales ont décidé de suspendre les deux religieux pour une durée indéterminée, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le président du district de Seghen, c’est à cause d’une ancienne feuille tôle enlevée au niveau de la toiture de leur mosquée, en rénovation, que les deux religieux se sont chaudement disputés. Chacun d’eux voulait récupérer cette feuille de tôle pour l’offrir à un proche. « Effectivement, il y a eu un malentendu entre un imam et un muezzin à la mosquée de Natibaly. Selon les informations qui me sont parvenues, chacun d’eux voulait récupérer une feuille de tôle provenant de la toiture de leur mosquée, en réfection. Chacun d’eux voulait offrir cette feuille de tôle à un de ses proches.

Donc, ce n’était même pas pour eux. C’est ainsi que chacun a pris un côté, et une chaude dispute a éclaté entre eux. Après cela, nous avons tenu une réunion, au cours de laquelle il a été décidé de suspendre les deux religieux pour éviter d’éventuels accrochages entre eux. Donc ils sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Et, les autorités religieuses locales ont interpellé le premier imam, étant le président du conseil de mosquée, pour qu’il prenne ses responsabilités dans la gestion de ce lieu de culte », a expliqué Abdourahmane Tafsir Sow.

De son côté, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Labé dit avoir été saisi de cette affaire. Il dit avoir demandé au responsable des Affaires religieuses de la sous-préfecture de Garambé, de lui fournir un rapport d’explication sur cet incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Féguifoot : le président de la commission électorale suspendu

27 mai 2021 à 18 06 32 05325
Aboubacar

Aboubacar Dorah Koita, président de la commission électorale de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) est suspendu pour deux mois. Pendant cette période, il lui est interdit toute activité liée au football. Cette décision a été annoncée ce jeudi, 27 mai 2021, par le président de la commission d’éthique de la Fédération Guinéenne de Football, Amadou Tham Camara.

Dorah Koita paye ainsi les frais de sa cinglante réponse au courrier du président de la commission d’éthique, demandant à la commission électorale et à la commission électorale de recours de démissionner. Dans sa lettre réponse, M. Koita a tenu des propos très durs à l’endroit de Tham Camara.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la décision du président de la commission d’éthique de la FGF :

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Saisie de 100 kg de drogue au camp militaire de Dubréka : 5 personnes interpellées

27 mai 2021 à 15 03 20 05205

Le dimanche 23 mai dernier, la police a saisi 100 kilogrammes de chanvre indien dans l’enceinte du camp d’infanterie de Dubréka. Les services de sécurité ont aussi procédé à l’interpellation de cinq personnes qui seraient impliquées dans cette affaire. Ces présumés trafiquants de drogue ont été présentés à la presse ce jeudi, 27 mai 2021, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le capitaine Yamoussa Camara, chef section police judiciaire au commissariat central de Dubréka, c’est grâce à une information donnée par un citoyen que ses services ont réussi à démanteler ce réseau, dirigé par une femme. « C’est le dimanche, 23 mai 2021, qu’un citoyen nous a informés de l’existence d’un clan de consommation et de vente de chanvre indien dans le quartier Kénendé. Nous nous sommes rendus sur les lieux et nous avons constaté effectivement la présence de ce clan. Nous avons pu interpeller un d’entre eux qui possédait 68 boules de chanvre indien.

Je précise qu’au cours de cette interpellation, nous avons été outragés, parce que certains de nos agents ont été gravement blessés. Après l’interpellation du nommé Alhassane Mariam Sylla, qui avait les 68 boules de chanvre indien, il nous a fait comprendre qu’il s’approvisionne auprès d’une dame qui résidait dans le camp d’infanterie de Dubréka. C’est ainsi que nous avons procédé à l’interpellation de cette dame aussi. Et, avec la collaboration des autorités du camp, nous avons pu perquisitionner son domicile, où nous avons saisi ces deux colis qui pèsent au total 100 kilogrammes.

Une fois à notre service, elle a reconnu les faits. Elle a déclaré qu’elle s’approvisionne à partir de la Sierra Léone, plus précisément à Benna, dans un débarcadère qu’on appelle Kaff, avec des trafiquants Léonais. Elle a l’habitude de vendre sa marchandise à des clients qui sont à Kolaboui (Boké), dans la ville de Boké, à Kouroussa, et ces derniers transportent la drogue jusqu’en Guinée Bissau et au Mali, selon ce qu’elle nous a dit », a indiqué l’officier de police judiciaire, ajoutant que la poursuite des enquêtes a permis d’interpeller trois autres personnes qui sont impliquées dans ce trafic de drogue.

La dame en question s’appelle Saran Soumah, plus connue sous le pseudonyme « Maman Africa ». Elle dit n’avoir pas eu le choix que de faire ce commerce illicite. « C’est à cause des difficultés que j’avais que je me suis lancée dans cette activité. Parce que mon premier mari est décédé. C’était un capitaine de la marine. Il m’a laissé avec six enfants. Et, même si je me suis remariée après, mais la charge de mes enfants me revient entièrement. Leurs frais de scolarité seulement coûtent 1.600.000 francs le mois.

Donc le petit commerce que je faisais ne couvrait pas toutes les charges auxquelles je devais faire face. Et c’est ce qui m’a poussée à me lancer dans cette activité. Aujourd’hui, je ne peux pas décrire dans quel état je suis, je n’arrive même pas à manger. On m’a délogée, mes enfants vivent chez mes voisins et toutes mes affaires sont dehors. Je demande vraiment la clémence des autorités », a-t-elle lancé.

Au terme de son travail, la police a mis cette dame et les quatre autres personnes interpellées à la disposition de la justice. Et, le substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dubréka, annonce la poursuite de l’enquête pour en savoir davantage sur cette affaire. « C’est avec stupéfaction que nous avons constaté la saisie de plantes psychotropes, de produits qui sont illicites dans un camp militaire.

C’est pourquoi le ministère public que je représente, le parquet de Dubréka, entend ouvrir une information judiciaire. Nous allons saisir un cabinet d’instruction pour approfondir les enquêtes, afin d’identifier les co-auteurs, les complices et les personnes qui les ont logées. Je profite aussi de l’occasion pour inviter la population de Dubréka et environnants, à collaborer avec les officiers de police judiciaire, à voir les hommes en tenue comme des protecteurs », a dit Marwane Baldé.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

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Le Nigeria nomme un nouveau chef de l’armée

27 mai 2021 à 15 03 14 05145
Le major général Farouk Yahaya, nouveau chef de l’Armée

ABUJA, 27 MAI (AFP) – Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a nommé jeudi un nouveau général à la tête de l’armée, six jours après la mort du chef de l’armée dans un crash d’avion militaire dans le nord du pays.

Le président « a nommé le major général Farouk Yahaya comme nouveau chef de l’armée », a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Avant sa nomination, qui doit cependant encore être entérinée par l’Assemblée nationale, le général Yahaya commandait la première division de l’armée nigériane ainsi que l’opération militaire contre la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays, selon ce communiqué. 

Cette annonce intervient six jours après le décès dans le crash d’un avion avec dix autres officiers du lieutenant général Ibrahim Attahiru, nommé le 26 janvier, alors que le président Buhari était sous le feu des critiques après des mois de grave détérioration de la situation sécuritaire. 

Ce troisième accident cet avion militaire, le troisième depuis le début de l’année, avait eu lieu peu avant son atterrissage prévu à l’aéroport international de Kaduna, à cause de mauvaises conditions climatiques, selon l’armée.

La tâche du nouveau chef de l’armée est immense alors que le pays le plus peuplé d’Afrique est le théâtre de plusieurs conflits meurtriers.

Depuis 2009, la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays a fait plus de 40.000 morts et forcé plus de 2 millions de personnes à fuir leur domicile.

La possible mort chef du groupe jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, attaqué la semaine dernière par des jihadistes rivaux liés à l’organisation Etat islamique (EI), pourrait changer la donne sur ce front. 

L’armée est également engagée dans le nord-ouest et le centre du pays, où des bandes criminelles sèment la terreur dans les zones rurales, attaquant des villages, volant du bétail et multipliant les enlèvements contre rançon.

Elle est également déployée aux côtés de la police pour restaurer la sécurité dans le sud-est du pays, où les attaques armées se multiplient sur fond de velléité indépendantiste. 

Enfin, elle patrouille au large des côtes, dans le golfe de Guinée, repaire de pirates qui attaquent les bateaux et se livrent à des enlèvements. 

AFP

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Santé Publique : l’ONG Codei-Guinée veut rompre la chaîne de contamination du Covid19 en milieu scolaire

27 mai 2021 à 14 02 54 05545

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du  Covid-19, l’ONG Codei-Guinée vient d’entreprendre une série de sensibilisation et de don de kits sanitaires dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire de la capitale Conakry.  Une forte délégation de cette organisation de la société civile s’est rendue au collège HADJA MAFORY BANGOURA de Dabompa pour sensibiliser et offrir du matériel de protection aux élèves et encadreurs de cet établissement.

« Nous sommes partis sur la base des données statistiques fournies par le gouvernement à travers l’ANSS qui indique que les élèves sont les plus touchés par cette pandémie. Donc on s’est dit pour lutter efficacement contre la pandémie il fallait cibler les élèves », a dit Dr Moussa Soumah, Président de l’ONG aux élèves.

Il a noté que par ces opérations, l’ONG Codei-Guinée veut  contribuer aux efforts de lutte menés par les autorités sanitaires et éducatives contre la pandémie  du covid-19 en milieu scolaire. Dans cet établissement situé dans la commune de Matoto, ce sont au total 1.300 élèves et 65 encadreurs qui ont bénéficié de ce don.       

En réponse à ce geste, la principale du collège a salué les responsables de Codéiguinée.

« Je suis vraiment satisfait que notre école soit choisie  parmi tant d’écoles par  l’ONG Codeiguinee pour ces dons de kits sanitaires. Nous nous engageons. à lutter au sein de notre établissement contre la pandémie », a souligné Fatoumata Yacine Sylla.

Au cours de cette opération de sensibilisation, les responsable de cette ONG ont surtout exhorté les élèves au  respect scrupuleux des mesures barrières notamment le lavage des mains et le port correct et régulier des masques de protection.

Visiblement content de la présence de l’ONG dans leur établissement, Abdoulaye Diallo, élève en 8ème année, a remercié les donateurs.

« J’ai apprécié ce geste de l’ONG Codeiguinee, désormais je vais bien porter ma bavette et je vais également encourager les amis à en faire autant. Nous remercions sincèrement cette ONG et appelons les autres à les emboîter le pas », a lancé cet apprenant. 

Ce projet intitulé ZERO COVID19 EN MILIEU SCOLAIRE est  réalisé sur fond propre de l’ONG CODEI GUINEE, il va s’étendre sur les écoles à l’intérieur du pays en vue de briser la chaine de contamination dans ces temples du savoir.

Zézé Pierre Guilavogui pour Guineematin.com

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Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente : « avec les micros Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches »

27 mai 2021 à 14 02 08 05085
Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente

Oumar Yacine Bah, ancien journaliste et fondateur d’organes de presse (Le Djawiré, Le Jour, Guinée Nouvelle), a siégé à la toute première équipe de la Haute Autorité de la Communication (HAC), de 2015 à 2020. Il est aujourd’hui à la tête de l’Institut Afrique Emergente, un jeune think tank citoyen, A l’ occasion de l’An 58 de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue le 9 juillet 2002  l’Union Africaine (UA), nous l’avons rencontré pour parler de cette organisation panafricaine mais aussi aborder quelques sujets d’actualité du continent. Il nous livre ici son analyse.

Avant d’entamer le vif du sujet, Monsieur Bah que signifie l’Institut Afrique Emergente  que vous dirigez présentement et quelle est sa mission?

L’Institut Afrique Emergente est un think tank indépendant à but non lucratif, ayant son siège à Conakry,  qui a une vision panafricaniste. Regroupant un groupe d’intellectuels (consultants, chercheurs, enseignants et autres experts), ce think tank mise sur la valorisation des ressources humaines à travers le continent par l’éveil des consciences de nos populations afin qu’elles puissent se prendre en charge et ; nous constituons ‘’un laboratoire d‘idées’’ issues de nos recherches pour en faire des propositions aux décideurs au niveau des pouvoirs publics et ceux du secteur privé. Aussi, nous comptons œuvrer pour le renforcement d’une société civile responsable, indépendante par le biais de programmes de formations. Tout ceci peut se matérialiser à des travers des travaux de recherche, des publications, des conférences et des séminaires.

Pourquoi avez-vous choisi Conakry comme siège de votre think tank ?

Avant tout nous sommes en Guinée, c’est notre pays de naissance. Mais, il ne faut pas oublier que le Guinéen est très panafricaniste par le fait de son passé. Le Président Sékou Touré, père de l’indépendance guinéenne, a joué un rôle de premier plan en Afrique, notamment dans la phase de décolonisation. Il est l’un des pères fondateurs de l’OUA. Diallo Telli a été d’ailleurs le premier secrétaire général de cette organisation panafricaine, une décennie durant. Et quoi qu’on dise, l’actuel président de la République, Alpha Condé, est un panafricaniste. Pendant sa jeunesse, il a dirigé la Fédération des étudiants africains en France (FEANF), créée par le groupe de l’ancien directeur général de l’UNESCO, Amadou Mathar Mbow en 1950. Déjà, parmi les membres fondateurs de la FEANF, il y avait un autre Guinéen, N’Ki Traoré.  Ce n’est pas pour rien donc que le président Alpha Condé  a été désigné  président en exercice de l’Union Africaine en 2017.

 Donc comme vous le constatez, notre  vision est de haute portée, mais pas impossible, car nous croyons en la capacité de l’Afrique de sortir de l’ornière et de se projeter dans un futur immédiat où elle sera la locomotive de l’Humanité entière. Quand on dit que « l’Afrique est l’avenir du monde », ce n’est pas une utopie. Ça peut être une réalité à condition qu’on parvienne à nous départir de l’afro-pessimisme et de nous libérer du joug de l’ignorance et de la pauvreté.

Justement, ce 25 mai 2021, l’Afrique vient de célébrer les 58 ans de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine. En tant qu’analyste, quel est votre constat sur l’évolution du continent durant ces six décennies ?

Avant tout, je dirais qu’il faut rendre hommage aux pères fondateurs de l’OUA comme l’Empereur Hailé Sélassié 1er , les Présidents Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Jomo Kenyatta, Multon Obote, Julius Nyerere, Modibo Keita, Léopold Sédar Senghor, Houphouët Boigny, William Tubman etc… qui ont eu le mérite et le courage de poser les premiers jalons de l’union continentale alors qu’on venait de sortir fraichement de la colonisation et en pleine période de guerre froide. A ce niveau, leur acte a été salutaire. Mais si on se fonde sur l’idéal préconisé par les pères fondateurs de l’OUA, on peut dire que le projet tel que nous le concevons aujourd’hui a été est un échec. Car l’idéal consistait à créer l’intégration politique et économique du continent pour en faire un ensemble fort, uni et prospère où les Africains parlent d’une même voix. Autrement dit, la création d’un Etat fédéral à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. Mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Le principal acquis de l’Organisation panafricaine  est la décolonisation totale du continent. Ce qui est d’ailleurs à relativiser, vu les immixtions régulières et intempestives des puissances étrangères dans nos affaires intérieures. Plus de 60 ans d’indépendance, nos sociétés sont déchirées plus que jamais, la pauvreté est devenue plus endémique.

A votre avis, de quoi est dû cet échec ?

Un édifice pour qu’il puisse résister aux temps et aux intempéries, il doit avoir un fondement solide. Or, les pères fondateurs ont pris à l’époque une option consistant à bâtir l’union africaine dans son intégralité par étapes. Ce qui n’a pas marché parce qu’ils n’ont pas suivi Kwame Krumah. Celui-ci, dans son discours prononcé le 24 mai 1963 à Addis Abeba lors du sommet des 33 chefs d’Etat marquant l’acte de naissance de l’OUA,  disait «  Notre objectif c’est, dès maintenant, l’unité africaine. Il n’y a pas de temps à perdre. Nous devons maintenant nous unir ou périr. ». Et c’est là où nous sommes aujourd’hui, malheureusement. On dirait que le leader ghanéen devançait son époque puis que dans ce même discours, qui devrait être une bréviaire pour nous aujourd’hui, il affirmait que « notre indépendance économique réside dans notre Union Africaine et exige la même concentration sur les réalisations d’ordre politique. » et plus loin, il ne manquera pas d’avertir ses pairs en disant : « Si nous ne créons pas dès maintenant l’Unité africaine, nous qui siégeons ici aujourd’hui, nous serons demain les victimes et les martyrs du néo-colonialisme. ». Les faits lui donneront raison bon sang.  Pourtant, dans une vision claire et pragmatique, il a esquivé des pistes en indiquant que « Cette union, nous devons la réaliser, sans sacrifier nécessairement nos diverses souverainetés, grandes ou petites, nous avons, dès maintenant et ici même forgé une union politique fondée sur une défense commune, des affaires étrangères et une diplomatie communes, une nationalité commune, une monnaie africaine, une zone monétaire africaine et une Banque centrale africaine ».

Hélas, la plupart des chefs d’Etat présents à ce sommet pensaient à leur fauteuil de dirigent et à leurs souverainetés. Avec le principe de non-ingérence, la plupart d’entre eux ont fait de leurs micros-Etats des propriétés personnelles en instaurant des partis uniques, étouffant dans l’œuf toute émergence démocratique. Au fil du temps, l’OUA devient un syndicat de chefs d’Etat, ignorant les intérêts de la base que constitue le peuple africain. Devenue l’Union Africaine en 2002, cette triste réalité n’a pas changé.

L’actualité oblige, au Mali voisin, on vient d’enregistrer un nouveau coup d’Etat, si on peut le dire ainsi, huit mois après celui qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita, perpétré par la même junte. Quelle analyse en faites-vous ?

La situation au Mali est très inquiétante dans la mesure où le pays est en proie de conflits multidimensionnels, à la fois djihadistes, régionalistes et communautaristes depuis 10 ans. Des forces étrangères s’y battent contre le terrorisme afin de ramener la paix et la sécurité dans le pays et surtout freiner la contagion aux pays frontaliers non encore touché par le phénomène du terrorisme. Pendant ces temps, les militaires maliens qui ont essuyé des lourdes pertes face aux djihadistes se battent à Bamako sur le terrain politique alors qu’ils devraient être au front. Mais tout cela est arrivé par le fait de la mauvaise gouvernance des pouvoirs successifs dans une démocratie de façade comme c’est le cas de la plupart des Etats africains. La chute de Kadhafi orchestrée par l’Occident, la France et les Etats-Unis au premier plan, a été une aubaine pour les djihadistes et autres groupes de malfaiteurs de tout acabit qui se sont emparés de l’arsenal libyen pour semer aujourd’hui la terreur dans toute la bande sahélo-sahélienne. La Libye, en guerre tribale, est devenue un terreau des djihadistes, des contrebandiers, des trafiquants d’armes et d’êtres humains.Voilà à quoi le Mali est confronté aujourd’hui à l’instar de ses voisins, le Burkina, le Niger et même la Côte d’Ivoire.

Pour revenir à ce que vous avez appelé coup d’Etat, il n’y a rien d’étonnant dans la mesure où le président de la Transition, Bah N’daw et son premier ministre, Moctar Ouane « mis hors de leurs prérogatives » (avant leur démission collective)  par le chef de l’ex-junte, Assimi Goïta, ne sont pas issus d’un régime démocratique. C’est le Conseil national pour le salut du peuple, CNSP, dissout en janvier 2021 qui, sous la pression internationale, les a choisis, après son putsch qui a provoqué la chute du président IBK. Si le patron de cette même ex-junte, estimant que les deux ont violé la charte de la transition, les démet aujourd’hui, ce n’est pas étonnant ça. N’oubliez pas qu’il y a eu récemment au Tchad un précédent dangereux pour l’avenir de la démocratie en Afrique. Après la mort au front du Maréchal Idriss Déby Itno, son fils, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, à la tête d’un Comité militaire de transition, a pris le pouvoir. Ipso facto, il a eu l’onction d’Emmanuel Macron. La France très présente dans la région à travers son armée qui combat le terrorisme islamique, a dû préférer « la stabilité » pour accompagner la transition militaire alors que la succession pourrait se régler par la voie constitutionnelle. L’Union Africaine n’a fait que de suivre le doigt de Macron. Et avec complaisance ! Ni le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Mahamat Faki (ancien Premier ministre d’Idriss Déby), ni le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres n’a eu un mot dur pour condamner les putschistes de Ndjamena et les sommer de rendre le pouvoir aux civils, comme cela se devait. Car, à leur entendement le Tchad fournit des contingents importants dans les autres pays victimes d’agression de Boko Haram, Daesch ou Aqmi. Donc, il faut accompagné la transition pour éviter l’implosion du pays. Ça y ait. Seulement que cette politique de deux poids deux mesures risque d’avoir des effets nocifs dans le processus démocratique à travers nos pays.

Pour revenir au cas malien, je ne pense pas que la menace des sanctions contre les militaires prônées ça et là, serait la bonne option. Maintenant qu’une mission de la CEDEAO, à sa tête Good Luck Jonathan, ancien président du Nigeria, est à Bamako, attendons de voir quelle sera l’issue des pourparlers avec les différents acteurs de la crise malienne. Quoi qu’il arrive, il ne faut pas perdre de vue qu’il faudra impérativement sauver la cohésion au sein des forces armées maliennes bien qu’elles soient beaucoup fragilisées. Toute implosion au sein de cette armée entraînera un chao général que personne ne souhaite et qui sera difficile à gérer. Parce qu’il ne faut pas oublier que la Russie est présente dans la région. Déjà, elle dispute la France en RCA et au Tchad. En partie, ce qui se passe au Mali est une guerre de positionnement stratégique entre les grandes puissances.

Pour finir que préconisez-vous pour que règne la paix en Afrique et que les Africains puissent se consacrer au développement de leur continent ?

A mon avis, d’abord, il nous faut un système démocratique fondé sur nos valeurs africaines et une gouvernance saine, dépourvue de corruption, de gabegie financière, de démagogie, du népotisme. Tout ceci n’est possible qu’avec des institutions fortes comme le disait Barack Obama « l’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts ». Nos Etats doivent investir utiles, c’est-à-dire prioriser l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, la communication et le transport.

Les gouvernants doivent se pencher sérieusement sur la fédération continentale. Avec les micros-Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches.

Propos recueillis par Alpha Ibrahima Diallo

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Journée de l’Afrique : la 3ème édition de « UBA Africa Conversations » 2021 célébrée sous le thème « AFRIQUE FACE AU MONDE »

27 mai 2021 à 13 01 53 05535

Présente dans 20 pays en Afrique (et également aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France), United Bank for Africa (UBA) a toujours été à l’avant-garde de la promotion de l’unité du continent africain. C’est dans ce cadre d’ailleurs que cette banque panafricaine a lancé, en 2019 « UBA Africa Conversations », une initiative établie comme des éditions pour célébrer la journée de l’Afrique (une journée instituée le 25 mai 1963 par l’Union africaine pour célébrer chaque année les africains, le continent africain, sa croissance et ses progrès). Et, cette année, c’est à travers une conférence, placée sous le thème : « Afrique face au Monde », que UBA a commémoré cette journée de la liberté africaine. Une conférence tenue mardi dernier, 25 mai 2021, par visioconférence et à laquelle plusieurs personnalités du continent dont le président Rwandais, Paul Kagamé, ont pris part.

Chaque année (depuis 10 ans) UBA célèbre cette journée de l’Afrique à travers le continent, pour mettre en valeur notre diversité et nos collaborations qui nous permettent de grandir ensemble en tant que continent. Et, cette année, cette journée commémorative du 25 mai a été mise à profit pour échanger sur des questions pertinentes qui affectent l’Afrique et les Africains.

Plusieurs invités de marque et des panelistes, comme le Président Paul Kagamé, Dr Ngozi Okonjo-Iweala (ancienne ministre des économies de la république fédérale du Nigeria), Makhtar Diop (l’économiste sénégalais), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (Directeur Général de l’OMS) ont pris part à ce rendez-vous virtuel de partage d’expériences qui a été organisé à cet effet. Et, les débats ont essentiellement portés sur l’indépendance financière du continent noir, la formation et la prise de conscience de ses ressources humaines, le respect de la zone de libre échange continentale. L’accent a aussi été mis sur le travail des « talentueux africains » sur et en dehors du contient, visant à contribuer et à intensifier la nécessité pour les africains de pendre soin de leur continent et de créer un environnement plus sûr. L’objectif est surtout d’inciter les africains à relever les défis et saisir les opportunités offertes par les interventions locales et internationales pour façonner l’avenir de l’Afrique.

Prenant la parole à cette conférence, le président Rwandais, Paul Kagamé, a insisté sur le « respect mutuel » qui doit régir les relations entre l’Afrique et le reste du monde. L’ancien président en exercice de l’Union africaine (2018-2019) a invité la jeunesse du continent à se bouger pour se prendre en charge et sortir l’Afrique de la dépendance.

« Demandez-vous d’abord ce que vous vouliez devenir dans la vie. Beaucoup d’entre vous sont partis à l’école et ils ont leurs diplômes. Cela doit vous amener à vous défier vous-même pour pouvoir vous prendre en charge vous-même. Car les gens ne pourront vous donner que ce qu’ils ont. L’Afrique doit sortir dans cette politique de dépendance. Les autres profitent de cela pour nous traiter de tout. Or, le fait qu’on soit pauvre ne veut pas dire qu’on ne mérite pas respect et dignité… Donc, il faut que l’occident apprenne à respecter l’Afrique et les africains ; et qu’il y ait un respect mutuel. La pauvreté n’est pas notre identité en tant que continent », a martelé le président Paul Kagamé.

A noter que la journée de la liberté africaine est célébrée chaque année à travers l’Afrique et le reste du monde. Cette journée est un moment symbolique de l’histoire pour célébrer les Africains, le continent africain, sa croissance et ses progrès.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Loyer cher en Guinée : plusieurs députés veulent réglementer le secteur

27 mai 2021 à 13 01 10 05105
Des députés déposent la proposition de loi sur le bail à usage d’habitation, le 26 mai 2021

Ils en ont marre de l’anarchie qui règne dans le secteur du logement en Guinée, et ils comptent y mettre fin définitivement. C’est dans ce cadre que plusieurs députés, réunis en collectif, ont élaboré une proposition de loi visant à réglementer ce secteur. Hier, mercredi 27 mai 2021, ils ont remis le document, signé par une soixantaine de députés, au secrétaire général de l’Assemblée nationale. Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, ce jeudi matin, l’honorable Habib Baldé, porte-parole du collectif, est revenu en détail sur cette initiative.

Décryptage !

Guineematin.com : vous venez de déposer une proposition de loi sur le bail à usage d’habitation à l’Assemblée nationale. En quoi consiste cette initiative ?

Habib Baldé : cette proposition de loi consiste à réguler le secteur du logement en Guinée. Comme vous le savez, le Code civil ne traite pas des questions contractuelles entre le locataire et le bailleur. C’est pourquoi les gens vont sur internet où ils imaginent des clauses à mettre dans les contrats sur aucune base juridique légale en République de Guinée. Donc nous avons eu l’idée de chercher à réglementer ce secteur, parce que vous pouvez voir des gens qui vous demandent 3 mois d’avance, d’autres 6 mois, voire un an et plus, alors qu’il n’y a aucune base juridique. Dans tous les pays au monde, la location est réglementée.

Quand tu construis une maison, bien sûr qu’elle t’appartient. Mais, si tu veux la mettre en location, tu dois respecter les règles édictées en la matière. C’est comme un véhicule que tu achètes. Tu ne l’achètes pas pour le conduire immédiatement, parce que l’Etat te dit que pour le mettre dans la circulation, il faut l’immatriculer, il faut les règles en la matière. Puisque dans ce milieu, il n’y a pas d’anarchie. Donc il faut que dans le domaine du loyer également, on puisse mettre de l’ordre dedans. Il faut que les sachent qu’il y a des textes de lois qui existent et qu’on ne peut pas fixer les choses de façon fantaisiste. Dans la proposition de loi, nous sommes allés sur un mois d’avance et deux mois de garantie qu’on appelle dans le jargon guinéen, caution.

Guineematin.com : avant de parler de l’avance et de la caution, il y a d’abord le loyer lui-même qui est très cher. Vous pouvez voir une maison d’une chambre, un salon, une toilette interne et une cuisine, pour laquelle on vous demande de payer un loyer mensuel de 1500.000 francs guinéens. Qu’est-ce que vous avez prévu à ce niveau ?

Habib Baldé : cet aspect est pris en compte. Je vous dis que le secteur va se régler. Il suffit qu’on mette en place les textes juridiques. Vous avez la commission nationale de régulation du loyer qui va fixer le référentiel prix en fonction des zones, des secteurs et de la qualité de la maison. Donc c’est au mètre carré qu’on va fixer le prix et ça va être une loi. La manière dont nous adoptons les textes à l’Assemblée nationale, ça va être la même chose pour l’adoption du référentiel. Et chaque année, chaque citoyen peut connaître exactement l’augmentation.

L’autre chose qu’il faut retenir dans cette proposition de loi, c’est que nous avons mis des barèmes d’augmentation. C’est-à-dire que tu ne peux pas te lever un beau matin pour dire j’augmente mon loyer à partir de tel moment de tel montant. Il a été clairement dit que pour ce qui est de l’augmentation du loyer, il y a un délai à respecter. C’est seulement au bout de 3 ans que tu as la possibilité de rectifier, d’amender le loyer. Mais aussi, cet amendement ne peut pas dépasser 5% du loyer initial. Cela veut dire que si vous êtes à un million, c’est 5% de ce montant que vous pouvez augmenter. C’est pour freiner vraiment l’anarchie qui règne dans le secteur.

Guineematin.com : ce n’est pas la première fois qu’une telle proposition de loi arrive sur la table de l’Assemblée nationale. Lors de la 8ème législature, vous aviez personnellement mené une démarche similaire avec l’ancien ministre Mouctar Diallo, sans succès. Quelles sont les chances cette fois que cette proposition de loi prospère ?

Habib Baldé : d’entrée de jeu, je vous dirais que c’est la même proposition de loi, mais amendée. Donc, ce n’est pas une nouvelle proposition de loi, c’est juste de nouveaux éléments nouveaux qui sont intervenus. Et je peux vous dire que nous avons un grand espoir, parce que je sens en cette neuvième législature, un dynamisme réel. Nous avons à la tête de ce parlement, un président qui est très dynamique, très efficace, qui est engagé à faire jouer le parlement son rôle de faire voter les lois. Et pour ce vote, comme vous le savez, il y a l’initiative qui est donnée au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Donc nous voulons être des députés qui vont plus adopter des propositions de lois que des projets de loi. Donc l’espoir est très grand que cette proposition de loi puisse passer.

Guineematin.com : on sait qu’en Guinée, l’application de la loi pose véritablement problème. Si cette proposition est adoptée par l’Assemblée nationale, quelle est la garantie qu’elle sera respectée sur le terrain ?

Habib Baldé : ce n’est pas compliqué. Vous savez, ce qui complique ici l’application de la loi, c’est quand elle n’est pas à l’avantage des personnes concernées. Mais ici, c’est un problème qui touche 80% des Guinéens. Donc je peux vous dire que le citoyen lui-même va se faire appliquer la loi. Quant aux bailleurs, chacun doit enregistrer sa maison dans chaque quartier. Une fois enregistré, tu as l’obligation de respecter la loi.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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