Destruction de plus de 10 kilomètres de forêt Siguiri : 8 charbonniers arrêtés par la gendarmerie

En collaboration avec la corporation nationale des corps et métiers (CONAC), la gendarmerie départementale de Siguiri, a réussi lundi dernier, 31 mai 2021, à mettre aux arrêts huit charbonniers. Ces individus sont accusés d’avoir « déboisé » plus de 10 kilomètres de forêt à Madina, un district de la sous-préfecture de Niagassola, pour faire charbon. Et, se charbon devait être exporté vers la république du Mali.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est lors d’une patrouille mixte (CONAC et gendarmerie) que ces individus ont été interpellés à Madina. Ils ont été conduits à la gendarmerie de Siguiri pour être auditionnés pour « destruction grave de l’environnement et exportation de charbons » vers le Mali. Et déjà, le Colonel Lah Moussa Traoré, commandant de la gendarmerie de Siguiri, promis de les déférer à la justice afin qu’ils soient jugés.

Colonel Lah Moussa Traoré, commandant de la gendarmerie de Siguiri

« Ces gens ont détruit plus 10 kilomètres dans une forêt à Madina. Ils coupent des bois et les brûlent pour les faire le charbon qui est destiné à la vente vers le Mali. Si vous allez aujourd’hui à Madina, vous ferez plus de 10 kilomètres sans voir un arbre. Nous allons faire leur procès-verbal et les conduire au tribunal », a confié ce mercredi le Colonel Lah Moussa Traoré.

Interrogé par la rédaction locale de Guineematin.com à Siguiri, Yakouba Keïta, l’un des mis en cause dans cette affaire, a reconnu les faits. Mais, il assure que c’est son champ qu’il a défriché pour en faire du charbon. Egalement, il jure avoir payé plus de onze (11) millions de francs guinéens au service des eaux et forêts avant de commencer l’exploitation du charbon.

« Moi, j’ai défriché mon champs. Les gens m’ont parlé de ces charbonniers que j’ai finir par contacter. Quand nous avons commencé à travailler, les agents des eaux et forêts sont venus nous voir. Sur chaque fourneau nous avons payé 700.000 francs ; et, on a fait 9 fourneaux. Et, avant le travail, on a payé une de 5 000 000 francs pour l’autorisation de travailler. Mais, avec tout cela, ils nous arrêtent encore. Même au bureau de la CONAC nous avons payé de l’argent », a confié Yakouba Keïta.

Mamby Doumbouya, président de la CONAC à Siguiri

Interpellé sur ces accusations, Mamby Doumbouya, le président de la CONAC à Siguiri a nié avoir perçu un quelconque montant pour une autoriser une exploitation de charbon.

« Je ne suis pas au courant d’un paiement quelconque d’une somme d’argent de la part d’un charbonnier à la CONAC. Je suis venu en personne sur le terrain voir. L’environnement est complètement dégradé, même un seul bois tu ne peux pas voir », s’est-il défendu.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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