Conakry : le journaliste Robbie Sarah, inculpé pour viol et placé sous contrôle judiciaire

25 juin 2021 à 18 06 10 06106
Robbie Sarah

Le journaliste Robert Sarah Koulémou « Robbie » a été inculpé ce vendredi, 25 juin 2021, dans le dossier l’opposant à Mlle Aïssatou Bella Diallo, alias Belinda, qui l’accuse de viol. Le tribunal de première instance de Dixinn a placé l’accusé sous contrôle judiciaire en attendant la fin des enquêtes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le dossier Robbie/Belinda entre dans une nouvelle phase. Au terme de l’enquête préliminaire, la police judiciaire a déféré l’affaire au niveau du tribunal de première instance de Dixinn. Les parties se sont retrouvées ce vendredi 25 juin au parquet de cette juridiction pour s’expliquer devant le procureur, Sidy Souleymane N’diaye. Et au sortir de la rencontre, qui a duré plusieurs heures, l’avocat de la plaignante a annoncé l’inculpation de l’accusé et son placement sous contrôle judiciaire.

maître Amadou DS Bah, avocat de la plaignante

« Il y a eu des discussions dans le bureau du procureur, qui a décidé de le poursuivre, pour le chef de viol sur la personne de notre cliente. Et il est poursuivi pour ce chef devant le cabinet d’instruction. Maintenant, les enquêtes vont se poursuivre au niveau du cabinet d’instruction pour déterminer sa responsabilité dans ces faits présumés de viol », a indiqué Me Amadou DS Bah, qui se félicite de l’issue de cette première comparution.

« Nous nous réjouissons de cette inculpation, parce qu’elle est importante pour la victime (…) A notre point de vue, les faits sont avérés, on attend maintenant de voir ce qui va se passer au niveau du cabinet d’instruction où les enquêtes vont se poursuivre », a dit l’avocat de la partie civile.

A l’issue de ces enquêtes, le juge d’instruction décidera soit renvoyer Robbie devant le tribunal criminel (s’il estime que les charges sont suffisantes pour qu’il soit jugé) ou alors le renvoyer des fins de la poursuite (s’il estime qu’il n’y a pas de charges permettant de le juger).

A noter que l’avocat de l’accusé, lui, n’a pas voulu s’exprimer devant la presse à l’issue de cette première comparution.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Consolidation de la paix en Guinée : la 4ème assemblée générale de la CNPG, tenue à Labé

25 juin 2021 à 17 05 44 06446

La Coalition nationale pour la paix en Guinée (CNPG) a tenu sa quatrième générale élective du 18 au 20 juin 2020, à Labé. La rencontre a permis notamment de réviser les textes régissant l’organisation et de renouveler ses instances dirigeantes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée au siège du Programme Démocratie Sans Violence-la Baïonnette intelligente (DSV-BI), à Labé, cette assemblée générale a mobilisé 28 participants, venus des 7 régions administratives du pays et de la zone spéciale de Conakry. Les travaux ont porté sur la révision et l’adoption des statuts et du règlement intérieur de la CNPG, le rappel de quelques principes du Code de bonne conduite des acteurs de la paix et le renouvellement des instances du réseau (le conseil d’administration et le commissariat aux comptes).

A l’issue du vote, un conseil d’administration de neuf membres a été élu pour un mandat de trois ans. Il est dirigé par Binko Mady Kaba qui devient le quatrième président de la Coalition nationale pour la paix en Guinée. Après avoir remercié les membres de la CNPG pour la confiance placée en sa personne et les partenaires qui accompagnent la coalition dans ses activités, le nouveau président a dit mesurer la portée de la mission qui lui est confiée. Et il sollicite le soutien de tous les acteurs concernés pour l’atteinte des objectifs de l’organisation.

Binko Mady Kaba, 4ème président de la Coalition nationale pour la paix en Guinée

« Vous comprendrez que je mesure déjà la portée d’une telle confiance dans un contexte où le programme DSV-BI s’est résolument engagé, auprès de la CNPG, à relever les défis majeurs du travail de la paix et de la démocratie en Guinée. J’implore l’appui d’Allah le Garant de la paix, sollicite la poursuite de l’appui du programme DSV-BI ainsi que le soutien de vous, toutes et tous, acteurs et actrices de paix de notre grand réseau pour nous permettre, mon équipe et moi-même, à mener à bien l’exaltante mission confiée afin de mériter davantage votre confiance », a déclaré Binko Mady Kaba.

Mamadou Kaly Diallo

De son côté, le responsable du bureau du Programme Démocratie Sans Violence-la Baïonnette intelligente (DSV-BI) à Conakry, s’est réjoui du bon déroulement de cette assemblée générale. Mamadou Kaly Diallo salue aussi le respect du principe de l’alternance à la tête de la CNPG qui, selon lui, est un gage de paix. « Il faut rappeler que cette assemblée générale a abouti à l’élection du 4ème président de ce réseau depuis sa mise en place, en 2010. Ça veut dire que la culture de l’alternance est effective au niveau de ce réseau d’acteurs de la paix.

Et notre ambition, en tant que Programme Démocratie Sans Violence-la Baïonnette intelligente, c’est de contribuer à aider la Guinée dans la construction d’un véritable Etat de droit sans violence. Et l’Etat de droit ne peut se construire que dans le respect des règles et des principes démocratiques. Et dans ces règles et des principes démocratiques, la culture de l’alternance est le fer de lance de toute démocratie effective. Donc nous sortons de cette assemblée générale satisfait, mesurant bien entendu les défis qui nous attendent.

Parce que vous savez, le champ d’action de ce réseau, c’est la prévention, la gestion et la transformation des conflits en République de Guinée. Et vous n’êtes pas sans savoir que, compte tenu de l’ethno-stratégie et de l’impasse socio-politique, nous avons aujourd’hui de grands défis à relever. Mais je pense que ce réseau est assis, en tout cas sur le plan institutionnel, sur un socle solide, et nous pensons pouvoir relever les défis qui nous attendent », a dit M. Diallo.

Mamadou Kaly Diallo

A rappeler que la Coalition nationale pour la paix en Guinée (CNPG) est une initiative du projet Renforcement de la paix et prévention des conflits (RPPC), devenu aujourd’hui Programme Démocratie Sans Violence-la Baïonnette intelligente (DSV-BI). Constitué de cercles d’orientation pour la consolidation de la paix (COC-Paix) dans toutes les régions administratives et des alliances préfectorales de paix (APP) dans les 33 préfectures de la Guinée, ce réseau d’acteurs de paix œuvre depuis 2010 pour la prévention, la gestion et la transformation des conflits.

Il s’occupe aussi de la gestion des rumeurs pour la promotion et la consolidation de la paix dans le pays. Le CNPG bénéficie de l’appui technique et financier du programme Démocratie Sans Violence-la Baïonnette intelligente (DSV-BI), de la coopération guinéo-allemande par l’entremise du service mondial pour la paix (WFD) basé à Berlin.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Vers l’exposition universelle des œuvres d’arts à Dubaï : les sculpteurs guinéens inquiets !

25 juin 2021 à 17 05 09 06096
Amara Condé, sculpteur, membre du bureau de l’union régionale des sculpteurs de Guinée

Prévue du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, la 34ème ‘’Exposition Universelle de Dubaï’’ verra la participation d’artistes venus de tous les continents. Ce rendez-vous d’affaire et d’échange culturel est une opportunité pour les artistes (sculpteurs, peintre…) d’exposer et de vendre des œuvres d’arts et de reprendre vie après avoir été durement éprouvés par la crise sanitaire liée au COVID-19. Et, à ce grand rendez-vous de la renaissance dans la « Cité-Etat » de Dubaï (aux Emirats Arabes Unis), les artistes guinéens, notamment les sculpteurs ne comptent pas jouer aux abonnés absents. Ils sont prêts et très déterminés à y prendre part pour faire la promotion de l’artisanat guinéen aux yeux du monde. Mais, ces derniers temps, ils bouillonnent surtout d’inquiétudes à l’idée de se faire représenter par des « administrateurs » à cette foire internationale.

Dans un entretien accordé récemment à Guineematin.com, le sculpteur Amara Condé, membre du bureau de l’union régionale des sculpteurs de Guinée, a laissé entendre qu’il leur a été dit que leurs œuvres peuvent être acheminées à Dubaï et ce sont des administrateurs qui devront les défendre et si possible les vendre à ramener l’argent en Guinée.

« Depuis l’arrivée de la Covid19 jusqu’à nos  jours, nos activités artisanales sont fortement impactées.  Parce que c’est dans les grandes cérémonies, les réceptions, les colloques, les réunions que nous nous parvenons à écouler nos produits. Mais, aujourd’hui, ces réunions se passent de façon virtuelle. Donc, on n’a pas les moyens pour écouler nos produits. La foire expo 2021 Dubaï qui est à l’horizon est notre seul espoir aujourd’hui pour faire écouler certains de nos produits que nous détenons il y a plus de 5 ans. Mais, on a des inquiétudes par rapport à notre participation à cette foire. Pourquoi ? Parce qu’on a eu à faire des rencontres avec les organisateurs. Ils nous ont dit qu’on aura un conteneur disponible dans lequel on va embarquer nos pièces et leurs prix. Que c’est des administrateurs qui iront cette fois-ci à notre place vendre ces pièces et revenir avec notre argent reconvertis en francs guinéens », a indiqué Amara Condé.

A en croire ce sculpteur, envoyer des « administrateurs » à la place des artistes dans une exposition comporte d’énormes risques, d’autant plus que ces administrateurs n’ont aucun savoir faire pour entretenir ou restaurer des œuvres d’art.

« Avec les produits sculptés, vous ne pouvez pas réunir 30 pièces d’un point A à un point B sans qu’il n’y ait des dommages. Il y aura des pièces qui vont se casser. Ensuite, il y a des pièces qui ont besoin d’être entretenues chaque jour où chaque semaine pour les rendre consommables. Mais, celui qui n’est pas professionnel en la matière ne peut pas faire ces entretiens là. Et, même les explications, ce n’est pas un administrateur qui va expliquer, définir le rôle de ces produits devant un touriste. Et le touriste est curieux de savoir cette pièce représente quoi chez vous? Donc, il faut être de la matière pour bien défendre les pièces », a expliqué Amara Condé.

Pour éviter d’éventuels désagréments (qui pourraient être très dommageable pour les artisans guinéens), ce membre du bureau de l’union régionale des sculpteurs de Guinée demande aux organisateurs de l’exposition de faire accompagner les administrateurs de quelques artistes (notamment des sculpteurs) qui vont se charger des œuvres.

« Je demande aux organisateurs (qui sont cette fois-ci le partenariat public et privé) et au département du tourisme de nous assister, de choisir quelques-uns parmi nous (les artistes) pour la participation à cette foire. Notre participation y va non seulement dans nos intérêts, mais aussi dans l’intérêt de la nation guinéenne. Parce que dans le décor des stands et des pavillons, notre pays a eu toujours le premier prix à travers nos produits sculptés », a confié Amara Condé.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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3ème édition du SIHACO : plus de 2 500 professionnels attendus à Conakry

25 juin 2021 à 16 04 46 06466

La 3ème édition du salon des infrastructures, de l’habitat et de la construction (SIHACO) se tiendra sous le Haut patronage du président de la République, le Pr. Alpha Condé sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry, du 9 au 13 novembre. C’est l’annonce faite par le Directeur général du Centre international guinéen des expositions, (CIGEX), Malick Koly, lors d’un déjeuner de presse organisé dans la matinée de ce vendredi, 25 juin 2021, au siège du CIGEX, à Conakry.

A cette occasion, les principaux acteurs impliqués dans cet évènement ont rassuré les hommes des médias des dispositions pratiques déjà prises pour donner à ce rendez-vous toutes les chances de sa réussite. « Fruit d’un partenariat public-privé, le SIHACO veut permettre au secteur de l’habitat et de la construction de bénéficier d’une vitrine de qualité afin d’offrir aux acteurs du domaine, l’opportunité de développer des synergies pour croissance respective », a indiqué Monsieur Koly.

Sachant bien que tous les secteurs socioéconomiques sont interdépendants, de l’habitat à la protection de l’environnement en passant par l’aménagement du territoire, à la construction, au logement et de tous les autres domaines, le SIHACO se veut une opportunité pour les tous les acteurs impliqués en vue d’un partage d’expérience, d’enseignement et de profit, a insisté le patron CIGEX, qui avait à ses côtés, Aly Victor Koniono, l’un des responsables de la SOGUIFIL et des Universitaires spécialisés dans la construction.

La 3ème édition du SIHACO s’annonce donc sous de bons auspices tant au niveau de l’organisation que de la participation aussi bien au niveau national qu’international.

Sont attendus à ce rendez-vous de l’habitat et de la construction, plus de 2 500 composés d’exposants, experts, architectes, hauts cadres, Ministres, de représentants de structures professionnelles et institutionnelles venant dans 30 pays au moins.

Dans un communiqué remis à la presse, le Comité d’organisation invite l’ensemble des acteurs du secteur immobilier et services connexes du lancement de ses activités, le 30 juin 2021 à 10 heures, à l’hôtel Kaloum.

Sont conviés à cette rencontre, les membres du gouvernement, le Corps diplomatique et consulaire, les institutions nationales et internationales, les organisations patronales et professionnelles, les promoteurs immobiliers, les experts, les architectes, les industriels du bâtiment, les banques et assurances, les établissements universitaires et professionnels.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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INTEGRA : les Technologies de l’information et de la communication au service de l’employabilité des jeunes guinéens

25 juin 2021 à 16 04 13 06136

Après avoir formé 90 jeunes dans les régions administratives de N’zérékoré, Kankan, et Conakry le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit sa formation en infographie et webdesign à Kindia et Labé du 21 juin au 03 juillet 2021 à l’endroit de 60 jeunes bénéficiaires.

Cet atelier va permettre aux récipiendaires de développer des connaissances sur les règles théoriques et pratiques de la création graphique (couleurs, typographies, ergonomie…). Il couvrira également l’apprentissage sur la mise en place d’une identité visuelle, à la conception de maquettes et la maîtrise des différents outils utilisés dans ce secteur. Par le biais d’une approche orientée sur l’apprentissage par la pratique, le programme vise à renforcer les compétences des jeunes bénéficiaires sur les logiciels Adobe Photoshop, Illustrator et InDesign.

« Les compétences acquises durant cette formation me permettront de répondre au besoin croissant du marché de l’emploi dans le domaine de la communication visuelle en Guinée. Je peux démarrer en tant que freelance » explique Abdoulaye Bah, jeune bénéficiaire de l’atelier.

Mise en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), cette initiative s’adresse prioritairement à des profils ayant un prérequis dans le domaine de la bureautique, pour leur permettre d’acquérir et de renforcer leurs connaissances à l’utilisation des outils d’infographie. Ils pourront ainsi trouver du travail plus facilement dans un domaine à fort potentiel qui débouche souvent sur des opportunités d’emplois durables.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Affaire du passeport de Cellou Dalein Diallo : le tribunal de Mafanco se déclare « incompétent » (avocat)

25 juin 2021 à 15 03 49 06496
Cellou Dalein Diallo

C’est un autre coup dur pour l’opposant Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), dont le passeport est confisqué depuis mars dernier par les autorités guinéennes. Le tribunal de première instance de Mafanco qu’il avait saisi en référé pour statuer sur cette « confiscation illégale et arbitraire » de son document de voyage vient de se déclarer « incompétent » et l’a renvoyé à « mieux se pourvoir ». Cette information a été confirmée au téléphone de Guineematin.com dans l’après-midi de ce vendredi, 25 juin 2021, par Me Salifou Béavogui, un des avocats de l’opposant et principal challenger d’Alpha Condé. Cet avocat au barreau de Guinée accuse les juges de s’abriter derrière « l’incompétence » pour les dossiers de l’UFDG et éviter le courroux du pouvoir en place.

Maître Salifou Béavogui, avocat

« C’est une fuite en avant, c’est la révolte pure et dure dans notre camp. Parce que chaque fois que l’UFDG, son président et ses militants sont brimés dans leurs droits, toutes les actions que nous dirigeons vers les tribunaux sont simplement placées dans le placard par le mécanisme de l’incompétence des juges et des juridictions. Chaque fois qu’il s’agit de l’UFDG, ses militants et sympathisants en tant que plaignant, les juges se déclarent incompétents pour examiner. Une façon d’empêcher l’UFDG et ses militants de défendre leurs droits, une façon de se tirer d’affaire, une façon d’éviter soigneusement les risques qui peuvent surgir à la suite de la reconnaissance des droits de l’UFDG. C’est devenu une habitude ou une jurisprudence », a dénoncé Me Salifou Béavogui.

Pour cet « avocat des causes difficiles », cette attitude du juge des référés du tribunal de Mafanco n’est en rien une surprise. Cependant, Me Salifou Béavogui assure que son client ne fera aucun recours de cette décision. Il promet de « changer de fusil d’épaule » et de poursuivre le combat jusqu’à restitution du passeport de son client et la levée de l’interdiction de voyage qui lui ai imposée sans aucune base légale.

« Tout récemment, le président de l’UFDG a été empêché par deux reprises de voyage. Nous avons pris le courage à deux mains et nous avons saisi le juge des référés du tribunal de Conakry 3 (TPI de Mafanco) qui, très malheureusement, vient de se déclarer incompétent à statuer dans cette affaire, tout en nous renvoyant d’ailleurs à mieux nous pourvoir. Mais, cela est sans surprise ; parce qu’aucune juridiction, malgré la pertinence de nos arguments, ne veut prendre de risque. Donc, la meilleure façon pour eux de se retirer de ces affaires et se mettre à l’abri c’est de se déclarer incompétent… Nous n’entendons pas faire appel ; parce que nous savons déjà que la Cour d’Appel ne fera que confirmer cette décision. Nous allons changer de fusil d’épaule, parce que nous sommes déterminés à aller de l’avant dans cette affaire. Dans les heures qui vont suivre, nous entreprendrons une action. Parce que nous n’allons pas accepter, face à une telle injustice, de croiser les bras. Nous allons continuer à nous battre pour obtenir le passeport et la levée de cette fameuse interdiction verbale qui empêche nos clients d’exercer leur droit constitutionnel d’aller et venir », a indiqué Me Salifou Béavogui.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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2 morts dans une manifestation à Gaoual : N’Fa Sidibé accuse des bérets rouges d’avoir tué son oncle

25 juin 2021 à 13 01 31 06316
Mamadou Sidibé, la victime

C’est dans une atmosphère caractérisée par une vive émotion et une profonde consternation que Mamadou Sidibé, l’une des deux victimes de la manifestation du lundi dernier à Gaoual, a été inhumé dans la soirée du jeudi, 24 juin 2021. Parents, amis, connaissances du défunt ainsi que de nombreux autres citoyens, se sont mobilisés pour accompagner le jeune homme à sa dernière demeure, au cimetière de Fofana Kounda, dans la commune urbaine de Gaoual.

L’occasion a été mise à profit pour faire des témoignages sur les circonstances de la mort de Mamadou Sidibé. Des témoignages qui accablent les militaires déployés sur le terrain, en renfort aux forces de l’ordre. N’Fa Sidibé, neveu du défunt, assure avoir vu les agents frapper son oncle jusqu’à ce que celui-ci tombe sous le pont, où il a eu de graves blessures qui ont conduit à sa mort. Il l’a dit au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

N’Fa Sidibé, neveu du défunt

« On était ensemble, on partait chez le préfet et chez le maire pour leur demander de rouvrir les mines d’or pour qu’on puisse travailler. Lorsque nous sommes arrivés au carrefour de la douane, le maire a ordonné aux militaires de tirer pour nous disperser. Et quand nous avons pris la fuite, deux pick-up de bérets rouges nous ont poursuivis. Ils nous ont rattrapés sur le pont et se sont mis à frapper les gens avec leurs fusils. C’est là qu’ils ont cogné mon oncle Mamadou Sidibé avec un gros caillou, le blessant à la nuque.

Il s’est accroché au pont pour éviter de tomber. Mais les militaires ont utilisé leurs fusils pour taper ses mains jusqu’à ce qu’il soit obligé de lâcher et de tomber sous le pont. Il s’est heurté à une roche, où il a eu la tête grièvement blessée et les deux pieds fracturés. Il ne pouvait plus bouger. Quand je suis descendu sous le pont, j’ai trouvé sa tête dans l’eau. Et lorsque je l’ai soulevé, j’ai constaté qu’il respirait encore. C’est ainsi que j’ai appelé les autres qui sont venus m’aider à le remonter », a expliqué le jeune homme, sous le choc.

Mamadou Sidibé est décédé sur la route de Conakry, où il était en train d’être évacué avec un autre jeune venu de Kankan, qui a également succombé à ses blessures avant d’arriver à l’hôpital. Ces pertes en vie humaines et les blessés enregistrés au cours de la manifestation du lundi 21 juin, laissent Fanta Tambassa, une habitante de Gaoual, dans une grande colère. Pour elle, cela prouve que les agents des forces de défense et de sécurité déployés sur le terrain ne sont pas là pour sécuriser les citoyens.

Fanta Tambassa

« En plus de ceux qui sont morts, on a enregistré beaucoup de blessés ici. Les militaires sont venus tirer des bombes lacrymogènes et des balles réelles pour terroriser les gens. Ils ont aussi commis plusieurs exactions sur les citoyens, hommes comme femmes. Mon fils par exemple, a été tabassé par des agents qui lui ont retiré son téléphone portable. Ils ne sont pas venus pour nous protéger, mais pour nous tuer », regrette cette dame.

A noter que Mamadou Sidibé était un diplômé sans emploi. Mort à l’âge de 33 ans, il laisse derrière lui un enfant et une veuve en grossesse avancée.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 621686148

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INTEGRA MOBILISE ET FORME 170 JEUNES A PITA POUR LA REALISATION DE « L’ESPACE PUBLIC YOUL »

25 juin 2021 à 13 01 20 06206

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, a lancé le lundi 7 juin 2021, un appel à candidature de 170 jeunes dans la commune urbaine de Pita pour un parcours de formation de neuf mois incluant la participation à un chantier-école sur le site ‘’Espace Public Youl’’.

Mis en œuvre par l’agence Enabel dans le cadre du programme INTEGRA, ce parcours de formation vise les jeunes femmes et les jeunes hommes de 18 à 35 ans en situation de sous-emploi, avec un niveau d’alphabétisation n’excédant pas la 10e année. Les jeunes de la commune urbaine de Pita répondant à ces critères ont été tous sensibilisés sur les dangers de la migration irrégulière, et informés des opportunités du programme et de réussite en Guinée.

L’enrôlement de ces bénéficiaires potentiels a été marqué par la forte présence de femmes qui représentent 82% des jeunes identifiés. Les 170 candidats retenus intégreront le parcours de formation dont une des étapes phares est la réalisation d’une infrastructure en chantier-école selon la méthodologie ‘’haute intensité de main d’œuvre’’ (HIMO). La méthode HIMO, qui consiste à employer un maximum de main d’œuvre locale, permet généralement une meilleure appropriation des infrastructures par la population locale et devrait donc en garantir une meilleure durabilité.

Ainsi, les bénéficiaires du programme INTEGRA participeront au développement socio-économique de leur localité à travers la réalisation de l’Espace public Youl, tout en développant leurs compétences professionnelles. L’espace Youl sera en effet un jardin public, un lieu de détente, de rencontre et d’échange pour la population locale de Pita.

En plus du chantier-école, ces 170 jeunes de Pita, dont 140 femmes, seront formés sur des métiers porteurs et à fort potentiel dans leur localité tels que la culture maraichère, la culture de la pomme de terre, la teinture, la chaudronnerie, la menuiserie, ou encore l’aviculture.

Yaye Idiatou BAH, 33 ans, veuve et mère de 4 enfants, bénéficiaire du programme INTEGRA dans la localité de Pita, témoigne de l’importance de ce projet.

« J’ai entendu parler du programme INTEGRA à travers la radio rurale de Pita. Actuellement, il y a beaucoup de chômage chez les jeunes à Pita, je pense que c’est une opportunité qui permettra aux jeunes d’améliorer leurs conditions de vie ».

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de ‘Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Procès des leaders du FNDC contre l’État guinéen à Abuja : la décision attendue le 21 octobre

25 juin 2021 à 11 11 27 06276

Le procès des leaders du FNDC Abdourahamane Sanoh, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno et 5 autres personnes du mouvement contre l’Etat guinéen s’est ouvert ce vendredi, 25 juin 2021, à la cour de justice de la CEDEAO qui siège à Abuja, au Nigéria. 

On apprend que ce procès fait suite à une plainte déposée à la cour de justice de la CEDEAO par les avocats du FNDC (Front national pour la défense de la constitution) suite aux arrestations musclées et violentes des leaders du mouvement en octobre 2019. 

Après les phases de plaidoirie par Maître Pépé Antoine Lama, l’avocat du Front national pour la défense de la constitution Guinéenne FNDC, la cour a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 21 octobre 2021.

À préciser que c’est maître Pépé Antoine Lama qui a représenté les avocats des demandeurs et que l’avocat de l’État guinéen, maître Joachim GBILIMOU (non présent) a fait parvenir ses commentaires à la cour.

Source FNDC

À suivre !

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : un 3ème médecin conduit en prison

25 juin 2021 à 10 10 29 06296

Le troisième médecin inculpé suite au décès d’une femme enceinte survenu en mai dernier à l’hôpital régional de Kankan a rejoint ses deux coaccusés en prison. Dr Fodé Kaba a été placé en détention provisoire hier, jeudi 24 juin 2021, à la Maison centrale de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Ils sont désormais trois médecins à séjourner à la prison civile de Kankan. Ils sont accusés de négligence et d’homicide involontaire, suite au décès de Mme Mariame Kandé, une jeune femme enceinte de 12 semaines, survenu le 16 mai 2021, à l’hôpital régional de Kankan. Dr Fodé Kaba, gynécologue, en service à la maternité de l’hôpital régional de Kankan, a été écroué ce jeudi 24 juin dans cette maison d’arrêt, où il retrouve le médecin chef de la maternité, Dr Mamady Souaré, et la sage-femme Fatoumata Camara. Ces derniers y sont détenus depuis plusieurs semaines.

C’est Mme Doussou Condé, l’épouse du médecin-gynécologue, qui a annoncé son incarcération, tout en plaidant en faveur de sa libération. « Mon mari a été convoqué cet après-midi au tribunal. Et depuis qu’il est parti, il n’est pas revenu. On nous apprend finalement qu’il a été conduit en prison. Nous demandons aux sages de nous aider pour que nos maris soient libérés. Ce qui est arrivé à l’hôpital (le décès de la femme enceinte) est un accident de travail. On doit leur pardonner, parce que le destin est inévitable », a déclaré cette dame, préoccupée par la détention de son mari.

Le 16 juin dernier, Dr Fodé Kaba a été convoqué en tant que témoin par le juge d’instruction en charge de ce dossier. Mais après l’avoir entendu, le magistrat a estimé qu’il avait une responsabilité dans le décès de Mariame Kandé. C’est ainsi qu’il a décidé de l’inculper lui aussi et de le placer sous mandat de dépôt. Mais suite à une doléance du collège des médecins de l’hôpital régional de Kankan et du gouverneur de la région, il a été décidé de le maintenir temporairement en liberté pour ne pas laisser l’hôpital sans médecin-gynécologue. Car c’est le seul qui était en service à l’époque dans ce centre hospitalier.

Maintenant que l’hôpital régional de Kankan a trouvé un autre spécialiste en gynécologie, la justice a décidé d’envoyer Dr Fodé Kaba en prison. Le procès des trois professionnels de santé, mis en cause dans cette affaire, doit s’ouvrir le 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Le Japon offre des équipements médicaux pour lutter contre la Covid-19

25 juin 2021 à 8 08 56 06566

Le 24 juin 2021, Son Excellence Monsieur MATSUBARA Hideo, Ambassadeur du Japon en Guinée, Son Excellence le Médecin Général Rémy LAMAH, Ministre de la Santé, le Docteur Sakoba KEITA, Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, et le Docteur Moussa KONATE, Directeur Général de la Pharmacie Centrale de Guinée, ont procédé à la remise à la Pharmacie Centrale de Guinée d’équipements médicaux destinés à lutter contre la COVID-19.

Ce don de 300 millions de yens, soit environ 25 milliards de Francs Guinéens, a permis l’achat de 10 concentrateurs d’oxygène qui iront renforcer les centres de traitement des épidémies de Matam, Gbessia et Sonfonia. Suivront plus tard 10 nettoyeurs à ultrasons, 2 groupes électrogènes et 15 ambulances, qui seront déployées à Conakry et en régions. Ces équipements sont fournis par la JICS, Japan International Coopération System.

Face à la crise de COVID-19, le Japon considère qu’il est indispensable de renforcer le système sanitaire de chaque pays, afin de lutter contre la pandémie à moyen et long terme. Ce don s’inscrit également dans le pilier de renforcement de la sécurité humaine de base de la coopération entre le Japon et la Guinée.

La lutte contre le COVID-19 est une entreprise mondiale. Ainsi, le Japon a déjà apporté un financement de 200 millions de dollars à l’Initiative COVAX, qui est une mutualisation des pays à hauts revenus permettant de fournir des vaccins aux pays en développement. A cet égard, la Guinée a bénéficié récemment de cette initiative, avec la fourniture de 194 400 doses de vaccins. Et, le 2 juin dernier, le Premier Ministre du Japon, Monsieur SUGA Yoshihide, a annoncé que le Japon apporterait à l’Initiative COVAX 800 millions de dollars supplémentaires, soit un total de 1 milliard cumulé.

En Guinée, d’autres financements ont déjà été accordés, pour la construction de l’Institut National de Santé Publique, pour un appui à la SEG en vue de poursuivre la fourniture d’eau potable aux habitants des centres ou à l’OIM et l’UNICEF pour améliorer les conditions sanitaires en régions.

Par ce projet, le Japon continue donc d’apporter son soutien aux efforts de la Guinée pour contribuer à éradiquer cette pandémie.

Transmis par le service de communication de l’ambassade du Japon en Guinée

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Me Pépé Lama contre Fabou Camara : le différend réglé à l’amiable

25 juin 2021 à 8 08 39 06396

Alors qu’ils étaient attendus le 30 juin prochain au tribunal de première instance de Kaloum pour la suite du procès qui les oppose, le camp de Me Pépé Antoine Lama et celui du Contrôleur général Aboubacar Fabou Camara n’y seront plus finalement. L’avocat, appuyé par le barreau de Guinée, et le directeur central de la police judiciaire (DCPJ) ont réglé leur différend à l’amiable, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. L’annonce a été faite par l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Dinah Sampil, au sortir d’une rencontre qui s’est tenue dans la soirée d’hier, jeudi 24 juin 2021, au ministère de la justice.

« Très heureusement, sous l’égide de son Excellence monsieur le ministre de la justice, nous nous sommes retrouvés, les débats ont été ouverts, les faits ont été campés. Il était question que le linge sale soit lavé en famille. Vous n’êtes pas sans savoir que la police et le barreau concourent au même travail : rechercher et débarrasser la société des individus qui troublent la quiétude des citoyens. Donc, contrairement à ce qui a voulu se faire devant le tribunal, la solution a pu être trouvée hors des juridictions et de façon efficace.

Puisque les deux personnes qui étaient opposées, ont fini par se donner la main, se faire des accolades et se présenter réciproquement les excuses. Puisque dès qu’il y a un incident, il y a forcément la part de responsabilité de chacun. Et quand la solution est trouvée, il faut s’excuser pour la responsabilité qu’on assume. Donc aujourd’hui, tout est fini, la situation est aplanie », a déclaré Me Dinah Sampil. Il ajoute que les avocats des deux camps « vont achever la procédure de règlement par le retrait de la plainte au niveau du tribunal de première instance de Kaloum ».

A rappeler que Me Pépé Antoine Lama poursuivait le Contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire, et son collègue, le commandant Sékou Ly, pour « injures publiques et atteinte aux libertés individuelles ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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