Reconstruction de l’ancienne école primaire de Kaïlondji-Dando (Télimélé) : l’essentiel de la cérémonie (videos)

29 juin 2021 à 23 11 48 06486

Les fils du district de Kaïlondji-Dando ont lancé, le 12 juin 2021, les travaux de reconstruction de l’ancienne école primaire de ce district relevant de la Sous-préfecture de Sogolon, dans la préfecture Télimélé, en Basse Guinée. La cérémonie de pose de la première pierre de ce projet qui sera fiancé par des contributions volontaires des résidents et des ressortissants de la localité ainsi que des bonnes volontés, a eu lieu en présence des autorités éducatives, sous-préfectorales et communales de Sogolon et de représentants de toute la communauté de Dando et des districts voisins.

Ci-dessous, Guineematin vous propose en vidéo l’essentiel des faits marquants de ladite cérémonie :

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Éboulement dans une mine d’or à Kounsitel (Gaoual) : un mort !

29 juin 2021 à 22 10 20 06206

Les mines aurifères nouvellement découvertes à Gaoual ont enregistré leur tout premier cas d’éboulement mortel ce 29 juin 2021. L’information a été confirmée par monsieur Lanfia Kouyaté, le préfet de Gaoual, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com dans la soirée de ce mardi.

« Effectivement, il y a eu un éboulement à Kounsitel qui a malheureusement entraîné la mort d’un jeune ressortissant de Dinguiraye », a notamment dit au téléphone la première autorité préfectorale de Gaoual.

D’autres sources, également contactées au téléphone par Guineematin.com, ont précisé que l’accident a eu lieu dans une petite localité difficile d’accès qu’on appelle « Poutoupoutou », située dans la commune rurale de Kounsitel, sur la route de la préfecture de Koundara.

En plus de ce jeune originaire de Dinguiraye, qui a perdu la vie, il y a eu deux autres blessés.

Comme on le sait, les chercheurs d’or sont actuellement très nombreux dans les mines aurifères de Gaoual, malgré la décision gouvernementale d’interdire l’exploitation.

Une mission d’information et de sensibilisation de l’Union des ressortissants de Gaoual à Conakry séjourne depuis le week end à Gaoual. Une autre mission gouvernementale était également sur les lieux ce mardi. 

À suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628089845

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Lutte contre la Covid-19 : Lions Club Guinée vole au secours des élèves sourds-muets de Boulbinet

29 juin 2021 à 21 09 27 06276

Le Lions Club Guinée, en partenariat avec Médico Lions Club de France, a offert 10 mille visières à l’école des sourds-muets de Boulbinet. Ce don vise à protéger les élèves de cet établissement scolaire contre la pandémie de Covid-19. La remise officielle de ces équipements de protection a eu lieu ce mardi, 29 juin 2021, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est dans le cadre de la célébration du mois de l’enfant (juin) que le Lions Club Guinée avec ses LEOs et son partenaire de Médico Lions Club de France ont décidé de faire ce geste en faveur des élèves de l’école des sourds-muets de Boulbinet.  Une façon pour ces organisations humanitaires d’aider ces enfants vulnérables à se prémunir contre la pandémie de coronavirus qui sévit en Guinée.

Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France

« À ce 31ème anniversaire du mois de l’enfant, le Lions club focalise son attention sur le thème suivant : La protection de nos enfants contre le Covid-19. Mettre à l’abri ces enfants qui ont une déficience auditive est sans doute une obligation pour nous tous. Ces enfants, n’ayant pas cette faculté de dire facilement ce qu’ils ressentent, ont un grand risque d’exposition au Covid-19. C’est dans ce cadre que nous faisons ce don de 10 mille visières de protection, dans l’optique de les protéger contre la Covid-19 », a indiqué Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France.

Youssouf Keita, directeur par intérim de l’école des sourds muets de Boulbinet

Ce geste humanitaire est accueilli avec beaucoup de joie par les bénéficiaires. Youssouf Keïta, le directeur par intérim de l’école des sourds-muets de Boulbinet, a vivement remercié les donateurs. « Au nom de la direction nationale de l’action sociale, au nom de la direction de l’école, je vous dis grand merci. Ce geste va dans le cadre de la protection sanitaire des enfants sourds-muets. Ces enfants sourds-muets sont les plus exposés aux différentes maladies. Ils n’entendent pas, ils ne parlent pas.

Ils sont les plus vulnérables au point de vue communication. Les informations passent à la radio et à la télé, mais pas en langue des signes. Sur ce, l’ONG qui a pensé aux enfants sourds-muets pour leur protection sanitaire,  l’ensemble des encadreurs et des élèves vous disent merci. Lions Club Guinée n’est pas à sa première fois ici. L’ensemble des apprenants sollicitent votre appui continuel pour donner un espoir d’avenir dans tous les domaines », a dit le premier responsable de l’école.

A noter que Lions Club Guinée et ses LEOs ainsi que Médico Lions Club de France sont tous membres du Lions Club international. Une organisation caritative qui existe depuis plus de 103 ans et qui œuvre au bénéfice des communautés. Elle compte 600 membres en Guinée et 1.700.000 dans le monde.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Sculpture : un métier en disgrâce à Kankan (reportage)

29 juin 2021 à 19 07 32 06326

Art de modeler, façonner, représenter des objets dans du bois et leur donner une forme esthétique, la sculpture vit certainement ses derniers jours dans la ville Kankan, une des très rares localités de la Guinée profonde où ce métier se pratique encore. Plus personne ne s’intéresse à ce métier qui met pourtant en lumière le génie de l’homme qui, avec habileté et patience, donne forme et beauté à son imagination. Les quelques rares sculpteurs de la place sont vieux et en disgrâce. Ils n’ont pas d’apprentis ; et, leurs œuvres prennent de la poussière. Les clients sont très rares ; et, à cause de la galère, certains sculpteurs ont fuit leurs ateliers et se sont reconvertis dans d’autres secteurs d’activités. La sculpture ne nourrit pas son homme à Kankan et les artistes ne comptent pas mordre de la poussière pour le reste de leurs jours. Autant dire que ce métier pousse son dernier soupir dans cette partie de la Guinée.

Depuis des décennies, aucune exposition n’a été organisée dans cette ville. D’ailleurs, il n’y existe même pas d’espace d’exposition pour faire la promotion des œuvres d’arts issues de la sculpture. Aucun effort n’est fourni pour mettre en valeur ou encourager les sculpteurs. Ces artistes, avec tout leur savoir faire, sont laissés pour compte. La consommation locale est quasiment inexistante. Et, au niveau revenu, c’est une véritable descente aux enfers pour les sculpteurs.

Ibrahima Kalil Sidimé est sculpteur depuis 30 ans. Il travaille dans le premier atelier de sculpture de Kankan (construit en 1927 dans le quartier Kabada 1) et il n’a aucun apprenti. Les jeunes qui étaient avec lui ont déserté à cause de la précarité qui règne dans ce domaine d’activité. Ils sont partis chercher leur pain ailleurs.

Ibrahima Kalil Sidimé

« Avant, les gens se déplaçaient pour venir acheter nos œuvres d’arts, nous aussi on se déplaçait pour aller à Conakry, on travaillait aussi sur commande. Mais, actuellement, on est là-dans juste pour ne pas que le métier disparaisse, sinon beaucoup ont quitté le métier pour d’autres activités. On n’a plus d’apprenti ici, l’atelier est vide » fait-il constaté avec désolation.

Cependant, pour cet artiste professionnel du bois, l’état agonisant de la sculpture à Kankan est en grande partie lié au fait que les autorités en charge de l’artisanat concentrent toutes les activités de promotion de l’art guinéen à Conakry. Et, cette frustration est vécue par cet artiste comme un abandon, un manque d’égard et de considération. D’ailleurs, il ne tente de cacher le sentiment de colère qui l’habite.

« Les gens pensent que quand on parle de la Guinée, c’est seulement Conakry. Je vous donne un exemple, bientôt il y aura une exposition à Dubaï et la Guinée se fera représentée. Mais, si tu ne vas pas à Conakry, tu ne seras pas sur la liste. Tout ça est un handicap pour nous. La Guinée ne se limite pas à Conakry. Ils (les autorités) n’ont aucune considération pour les gens de l’intérieur du pays », martèle Ibrahima Kalil Sidimé, tout en pressant instinctivement l’outil de taillage qu’il a en main.

Actuellement, dans la ville de Kankan, trouver un atelier de sculpture ressemble à chercher une aiguille dans une botte de foin. Il faut fouiner sans relâche et pendant des heures pour en trouver un. Et, dans les quelques très rares qu’on y trouve, les clients ne se bousculent pas. C’est une situation très pénible pour les sculpteurs comme Ahmed Sékou Diané. Cet artiste a construit son atelier en 1993 au quartier Korialén et il y travaille toujours. Il a connu des beaux jours dans ce métier (pour avoir remporté des prix à l’international au temps du régime Lansana Conté), mais aujourd’hui il tire le diable par la queue.

Ahmed Sékou Diané

« Avant on avait plus d’une dizaine d’apprentis, maintenant on en a plus. Pour la clientèle, là on n’en parle pas. Déjà s’il n’y a pas d’étranger, c’est compliqué ; parce que nos parents ne consomment pas la sculpture. Ils admirent le bon travail, mais en définitive ils disent que ce sont les blancs qui aiment ses œuvres », fait-il observer avec une extrême affliction.

Lui aussi (tout comme l’artiste Ibrahima Kalil Sidimé) ressent un sentiment d’abandon de la part des autorités guinéennes. D’ailleurs, Ahmed Sékou Diané accuse les autorités de faire des sculpteurs « des cobayes » pour enrichir des hommes d’affaires à l’occasion des foires.

« Pour ne pas être insolent, il faut dire que c’est des chansons ; parce que nous entendons toujours parler des foires, après on ne voit rien. Les visas qui viennent et les lettres d’invitations, c’est pour les commerçants et autres personnes. Nous sculpteurs, on a toujours entendu parler ; mais, peut-être qu’on sert de cobaye, parce qu’on ne voit rien. La dernière fois que j’ai participé à une foire à Conakry, il a fallu que je cherche autrement pour les frais de transport pour rentrer ici », a-t-il expliqué.

Cependant, les difficultés du moment ne semblent pas ébranler la dévotion et la passion d’Ahmed Sékou Diané pour l’art de la représentation. Sa trentaine d’années de sculpteur a forgé en lui le caractère et il compte bien encore faire preuve de son habileté dans la belle représentation des choses.

« Je suis complètement engagé, je ne peux plus faire machine arrière avec tout ce qui est là. J’ai tout engagé là-dans, mon économie, ma banque, j’ai tout investi dans la sculpture. J’ai au moins, quatre magasins pleins d’œuvres d’arts finies. Même dans ma chambre, si tu veux dans mes toilettes, il y a des sculptures. Ce n’est pas consommé ; mais, on ne peut pas arrêter le travail, parce que c’est ce qu’on a appris », se justifie cet artiste qui respire la forme et l’esthétique.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Cheick Abdallah Mombeya Bah sur la vie et les oeuvres de Thierno Samba Mombeya (vidéo en poular)

29 juin 2021 à 19 07 11 06116
Cheick Abdallah Mombeya Bah

Dans son souci de toucher tous les thèmes et toutes les sensibilités, votre quotidien électronique a initié une nouvelle rubrique consacrée à l’histoire des religions. Il ne s’agit pas pour nous de vous parler de la religion en tant que dogme. D’autres le font. Mais, nous évoquerons les aspects des religions dans leurs dimensions politiques, économiques, sociales et culturelles.

Pour ce premier numéro justement, Guineematin.com a rencontré un chef religieux, un homme de culture. Cheick Abdallah Mombeya Bah, qui n’est pas à présenter aux Guinéens, nous parle ici d’un homme qui a marqué son époque, voire les époques. En l’occurrence Thierno Samba Mombeya, grand précurseur de l’islam et célèbre poète.

Ce premier entretien réalisé par Habib Yembering Diallo a été réalisé en Poular :

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Kalan (Labé) : un enseignant avoue des relations sexuelles avec une élève de 13 ans…

29 juin 2021 à 18 06 35 06356

Envoyé dans la sous-préfecture de Kalan dans le cadre d’un stage-pratique, Abdoulaye Diallo, élève-maître à l’ENI (école nationale des instituteurs) de Labé est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses élèves âgée de 13 ans. Le crime dont on reproche cet enseignant-stagiaire s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche dernier, 27 juin 2021. Il a été dénoncé par sa victime ; et, il aurait reconnu les faits mis à sa charge devant les autorités de Kalan. Il a finalement été arrêté et conduit à Labé où il séjourne actuellement en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon le maire de la commune rurale de Kalan, Abdoulaye Diallo a gardé sa victime de 20 heures à 4 heures du matin. Et, l’enseignant-stagiaire aurait avoué avoir eu des « relations sexuelles consenties » avec son élève.

« Abdoulaye Diallo donnait des cours en  6ème année. C’est le dimanche passé que le président du district m’a appelé pour m’informer que le chef secteur est venu avec une fille âgée d’environ 13 ans, élève en 6ème année. Il était avec les parents de la fille qui m’ont dit avoir perdu de vue leur fille dans la nuit de samedi à dimanche. Quand celle-ci est revenue à la maison, ils lui ont demandé où elle se trouvait, elle a répondu qu’elle était avec son maître qui l’enseigne à l’école. De 20 heures à 4 heures du matin, ils étaient ensemble au domicile de son maître. De mon côté, j’ai informé le sous-préfet. Ensemble, nous avons demandé à la fille ce qui s’est passé, elle a raconté les faits. Nous avons aussitôt informé le DSEE pour lui relater les faits. Mais, comme la fille ne nous a pas dit qu’elle a été forcée par le monsieur (Abdoulaye Diallo) en question, c’est difficile pour nous de dire que c’est un viol ou pas. Par le canal du DSEE, le présumé auteur de cette pédophilie a été recherché et envoyé vers nous. Celui-ci (Abdoulaye Diallo) a dit sans ambages qu’il était avec la fille de 20 heures à 4 heures du matin. Abdoulaye Diallo, l’enseignant, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Quand nous lui avons demandé s’il a eu des rapports sexuels avec la fille, il a répondu par l’affirmative. On ne pouvait pas faire ou dire mieux. Nous avons informé notre hiérarchie et le préfet a donné des instructions au commissaire de police centrale de venir le déposer à Labé où il séjourne actuellement. Quant à la fille, ses parents l’ont envoyée à l’hôpital pour voir si elle n’a pas eu de problèmes internes comme elle est très jeune, elle n’a que 13 ans », a expliqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : des responsables de l’UFDG encore empêchés de rendre visite aux détenus politiques

29 juin 2021 à 18 06 13 06136
Aliou Condé, Cellou Baldé et Kalémodou Yansané à la Primature, le 13 juin 2018

Les hauts responsables de l’UFDG n’ont toujours pas accès à leurs collègues emprisonnés. Les vice-présidents du principal d’opposition du pays ont tenté une nouvelle fois de rendre visite aux détenus politiques, mais en vain. La justice guinéenne a rejeté leur demande introduite à cet effet, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Les Vice-Présidents de l’UFDG  n’ont pas le droit de rendre visite à leurs collègues en détention », a annoncé Kalemodou Yansané, vice-président de l’UFDG, sur sa page Facebook. Visiblement déçu, l’élu du principal parti de l’opposition guinéenne à la commune de Matoto dénonce : « la justice continue de s’opposer à toute visite des Vice-Présidents de l’UFDG à leurs collègues et collaborateurs détenus à la maison centrale et même aux malades hospitalisés à Ignace Deen. Suite à une énième demande introduite à cet effet, ce lundi 28 juin par les avocats, la justice vient de leur notifier, encore, un refus catégorique. Nous regrettons cette décision qui empêche les vice-présidents à apporter le soutien moral nécessaire à leurs collègues actuellement privés de liberté ».

Comme on le sait, Elhadj Ibrahima Chérif Bah (vice-président de l’UFDG), Ousmane Gaoual Diallo (coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG), Mamadou Cellou Baldé (responsable des fédérations de l’intérieur de l’UFDG), Abdoulaye Bah (membre du bureau exécutif de l’UFDG), Etienne Soropogui (président du mouvement Nos Valeurs Communes), Elhadj Abdoulaye Baldé (imam à Wanindra) et plus de trois cent autres compatriotes sont détenus sans jugement depuis novembre 2020 à la Maison centrale de Conakry.

Depuis, les hauts responsables de l’UFDG n’ont pas pu leur rendre visite. Ils disent avoir fait plusieurs demandes à cet effet, mais qui ont été toutes rejetées par la justice guinéenne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Conakry : le prisonnier politique Abdoulaye Bah (ancien maire de Kindia) évacué à l’hôpital Ignace Deen

29 juin 2021 à 17 05 33 06336
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le mois de novembre dernier, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a été évacué ce mardi, 29 juin 2021, à l’hôpital Ignace Deen. Selon un de ses avocats joint au téléphone cet après-midi par Guineematin.com, ce membre du bureau politique national de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) est très malade.

« Il (Abdoulaye Bah) a été évacué ce main. Il souffre de ballonnement du ventre et des pieds », a confié Me Salifou Béavogui, tout en précisant que son client est jusqu’à présent (17 heures) à Ignace Deen.

A rappeler que monsieur Abdoulaye Bah (ainsi que de nombreux opposants arrêtés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020) est poursuivi pour son opposition affichée au troisième mandat du président Alpha Condé. Préalablement accusés de fabrication d’armes de guerre, leurs infractions ont été requalifiées en « atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menaces de violences de mort par le biais d’un système informatique, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public, etc. ». Ils ont toujours clamé leur innocence et réclamé leur libération. Mais, huit mois après leurs arrestations, ils sont toujours en détention, sans avoir été jugés…

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Gaoual : des orpailleurs bloqués, leurs machines détectrices d’or confisquées…

29 juin 2021 à 16 04 59 06596

Depuis la fermeture des sites et l’interdiction de l’exploitation d’or à Gaoual, les services de sécurité déployés sur place pour faire appliquer cette mesure gouvernementale se livrent à une véritable chasse aux machines détectrices d’or. Plusieurs de ces joujoux sont actuellement confisqués et gardés au camp militaire de la préfecture. Ceci, au détriment de certains orpailleurs qui veulent quitter la galère de Gaoual. En tout cas, ils sont nombreux ces orpailleurs qui attendent encore la restitution de leurs machines pour partir de l’illusoire Eldorado qui les avait attirés, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Actuellement, avoir une machine détectrice d’or en main à Gaoual est visiblement un crime de lèse majesté. Ça attire l’attention et entraîne qu’on se fasse embarquer pour le camp militaire. Même en pleine rue, une machine en main peut valoir une arrestation et parfois une bastonnade de la part des forces de l’ordre qui patrouillent actuellement la ville. Et, la situation est une véritable angoisse pour les orpailleurs qui veulent quitter la ville pour rentrer chez eux (en majorité en Haute Guinée).

En effet, on leur a demandé de partir de l’illusoire Eldorado ; mais, apparemment, on leur ferme toutes les issues pour partir de Gaoual. Car, dans leurs bagages, il y a des machines détectrices d’or. Des machines qui coûtent des millions de francs guinéens qu’ils ne veulent et peuvent pas abandonner comme de vulgaires chiffons à Gaoual. Mais, les sortir, même bien emballées, expose les orpailleurs à des arrestations.

Dimanche dernier, Lancinet Camara, un orpailleur venu de Siguiri depuis quelques semaines, a été embarqué pour le camp militaire, alors qu’il était en route pour la Gare routière de Kousitel. Il voulait s’embarquer pour Siguiri, via la ville de Labé ; mais, sa machine détectrice d’or lui a valu un détour au camp militaire. Les agents lui auraient demandé dix millions de francs guinéens (10 000 000 GNF) pour la récupérer.

Lancinet Camara, orpailleur originaire de Siguiri

« On quittait là où on est logé, arrivé au carrefour, on a vu leurs véhicules qui étaient en train de passer, plus de 8 pick-up, on s’est arrêté ; et, dès qu’ils ont vu la machine avec moi, ils ont dit embarquer les. Je leur ai demandé, vous m’embarquer pourquoi ? Vous nous avez dit de quitter Gaoual, on est venu à Kounsitel pour prendre un véhicule pour aller à Labé et rentrer chez nous. Ils ont voulu embarquer ma machine sans moi, j’ai dit non, j’irais avec ma machine. Je suis monté dans leur véhicule, ils m’ont dit de descendre, j’ai dit non comme vous avez pris ma machine, on ira ensemble. Ils m’ont pris à 8 heures, c’est à 15 heures qu’on est parti au camp ; et, il y avait assez de monde dont les machines ou des motos sont confisquées là-bas. Il y a même certaines machines qu’ils ont revendues à deux millions ou trois millions de francs. Ils m’ont demandé de payer dix millions pour mes deux machines saisies, j’ai dit que je n’ai pas dix millions et je ne peux pas avoir ça. Même la machine ne coûte pas dix millions. Je n’ai même pas le transport, c’est ma sœur que j’ai appelé, c’est elle qui a amené le transport pour moi. Ils ont même revendu des motos à un bon prix. Je demande à notre Président de la République, le professeur Alpha Condé de nous aider pour qu’on ait nos machines », a expliqué Lancinet Camara.

Tout comme Lancinet Camara, cet autre orpailleur, Ousmane Keïta, est encore bloqué  à Gaoual à cause de la confiscation de sa machine détectrice d’or depuis vendredi dernier. Il tient à rentrer chez lui à Siguiri, mais il ne compte pas laisser sa machine dans les mains des agents de sécurité. Et pourtant, toutes ses doléances pour récupérer sa machine sont encore restées vaines.

Ousmane Keïta, orpailleur originaire de Siguiri

« On était à Kounsitel, les pick-up des forces de l’ordre sont venus, on a couru ; mais, ils nous ont rattrapés, ils ont pris ma machine et l’ont envoyé à Gaoual depuis vendredi. Je les ai priés de me restituer ma machine pour que je me retourne chez-moi, parce que si je n’ai pas ma machine je ne peux pas me retourner. J’ai d’autres amis dont les machines sont également confisquées », a indiqué Ousmane Keïta.

A en croire certains orpailleurs encore coincés à Gaoual, les services de sécurité ont ouvert une véritable « arnaque » à leur égard. Les agents profiteraient de cette traversée de désert des chasseurs d’or pour se mettre pleines les poches. Car, pour rendre une machine confisquée, ces agents véreux fixent les prix (amende) en fonction des circonstances et de la tête du propriétaire de la machine. Et, c’est à coût de millions que chaque machine est restituée. Autant dire qu’ils font tout pour ne pas que les orpailleurs quittent Gaoual…

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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La justice guinéenne à l’épreuve

29 juin 2021 à 16 04 29 06296

Les autorités clament et proclament sur tous les toits que la justice guinéenne est indépendante. Comme dans tout pays démocratique, il y aurait une séparation de pouvoirs. Ce qui empêche l’un à s’immiscer dans les affaires de l’autre.

De temps en temps la justice tente de confirmer cette assertion. Comme ce fut le cas lors de la relaxe d’Oumar Sylla par le juge du tribunal de première instance de Dixinn. Lequel juge donna ainsi espoir à ceux qui rêvent d’une justice véritablement indépendance dans ce pays. Cet espoir fut malheureusement de courte durée, comme on le verra plus loin.

Le tribunal de première instance de Mafanco pourrait emboiter le pas à celui de Dixinn. Ce 28 juin 2021 le procureur près dudit tribunal a estimé n’avoir pas de preuves contre deux accusés. En l’occurrence le maire et le vice-maire de Matam. Cet aveu est un espoir pour les deux anciens responsables de la commune de Matam. Et plus particulièrement à Ismaël Condé, devenu la bête noire du régime à cause de sa transhumance politique et son opposition contre le troisième mandat.

Cette décision du procureur de Mafanco constitue-t-elle les prémisses d’un début de l’indépendance de notre justice ? Le sort réservé aux deux hommes apportera la réponse. Car cette décision va à l’encontre de la volonté de ceux qui voudraient que M. Condé paye le prix de son opposition au troisième mandat. Beaucoup d’observateurs estiment que la velléité de quelques magistrats d’afficher leur indépendance se heure souvent à un rappel à l’ordre. Quelques faits constituent la preuve que la séparation de pouvoirs et l’indépendance de la justice restent pour le moment un vœu pieu.

Tout d’abord, les prisonniers politiques, qui cèdent au « chantage » selon l’opposition, sont libérés. Plusieurs détenus n’ont recouvré la liberté qu’après avoir demandé pardon au chef de l’Etat. C’est le cas de Boubacar Diallo alias Grenade et de Mamadi Condé connu sous le nom de Madic100 frontières. Depuis la libération de ces deux bagnards de Coronthie, la méthode a fait tache d’huile. Souleymane Condé a emboité le pas à Mamadi Condé. Reste à savoir si Ismaël Condé va marcher sur leurs traces.

Des faits troublants. Entre autres la rétention du 1er vice-président du principal parti de l’opposition, empêché de sortir du territoire pour des soins de santé à l’étranger. Dans un pays où la justice est véritablement indépendance, un juge aurait autorisé l’opposant malade à quitter le pays dans la mesure où, jusqu’ici, ce dernier n’est responsable d’aucune infraction. Visiblement le pouvoir attend que Dr Fodé Oussou Fofana, tout comme ses camarades de lutte en détention, demande la clémence du chef suprême pour pouvoir quitter la Guinée ou pour recouvrer la liberté.

L’intéressé a tranché en disant qu’il préfère que son œil crève que de « quémander » son autorisation de sortir du pays. Une prise de position diversement appréciée au sein de l’opinion. Pour les partisans du pouvoir ce « suicide » prouve l’orgueil de l’homme. Un tout autre son de cloche pour les militants de l’opposition qui interprètent le cri de désespoir de M. Fofana comme une dignité et un don de soi pour son pays.

D’autres faits non moins troublants, c’est la condamnation d’Oumar Sylla dit Foniké Mengué à une peine de prison supérieure à celle préconisée par le procureur. Ce qui suscite encore aujourd’hui beaucoup d’interrogations. Un juge peut-il être plus royaliste que le roi des poursuites ? Cela peut arriver, selon l’ancien bâtonnier, qui a expliqué sur sa page Facebook qu’un juge n’est obligé d’appliquer ni la plaidoirie d’un avocat ni le réquisitoire d’un procureur.

Mais, la règle est que la peine prononcée par un juge est souvent inférieure à celle que préconise l’empereur des poursuites. Dans le cas d’Oumar Sylla, nous avons assisté à l’inverse. D’où l’indignation de la défense, de la classe politique et de certains observateurs. Tous crient à un règlement de compte contre ce fer de lance du mouvement contre le troisième mandat.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Attaques armées à Labé : Une femme blessée, près de 300 millions emportés

29 juin 2021 à 16 04 04 06046

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 29 juin 2021, des bandits armés de fusils ont perpétré des opérations de braquage et vol dans la commune urbaine de Labé. Avec des tirs en rafale, les malfaiteurs ont intimidé et maitrisé leurs victimes. Ils n’ont fait aucun mort ; mais, une femme a été légèrement blessée par balle. Et, les assaillants ont emporté près de 300 millions de francs guinéens. Un d’entre eux a été tout de même mis aux arrêts et remis aux services de sécurité.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Labé, la première attaque a eu lieu dans un magasin situé dans le centre-ville. Et, dans ce magasin appartenant à Boubacar Diallo, on ignore encore si les assaillants armés ont pu emporter quelque chose. « Je ne connais pas encore ce qu’ils ont pris », a déclaré le propriétaire ce mardi matin. Cependant, c’est à cet endroit qu’un des bandits a été mis aux arrêts et maitrisé par les gardiens des lieux. Ce bandit a été finalement mis à la disposition des services de sécurité.

La seconde attaque a été perpétrée au domicile de Fodé Kaba (le président de l’union régional des boulangers et pâtissiers de Labé) à Dinayabhè, dans le quartier Madina, dans la commune urbaine. Cette attaque a été plus brutale et les assaillants plus hargneux. Ils auraient tiré une dizaine de coups de feu en l’air pour obtenir l’entière coopération de leur victime. Et, dans leur démonstration de force, ils ont blessé par balle la femme de Fodé Kaba. Le chef de famille était absent, mais les bandits ont dérobé près de 300 millions de francs guinéens avant de s’éclipser dans la nature.

« Moi (Fodé Kaba) je suis à Conakry. C’est à une heure que j’ai été appelé par ma femme, m’annonçant qu’il y a eu un groupe de bandits qui a attaqué notre domicile. Mais, ils étaient lourdement armés. Selon les explications qui m’ont été données, les bandits ont voulu utiliser l’un de mes garçons de 13 ans qui fait le collège comme bouclier. Car, ils sont allés faire descendre mon enfant de l’étage tout en l’intimant de dire à sa maman d’ouvrir les portes. Il a été battu et cogné à l’aide du fusil. En plus de cela, une forte pluie s’est abattue sur la ville presque toute la nuit. Finalement, ils (les bandits) ont réussi à casser les cadenas du salon et à s’introduire dans la maison. Ils ont tiré plus de 14 coups de fusil pour empêcher qu’il y ait du secours. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais une balle a frôlé ma femme, elle a été blessée au niveau de l’oreille. Ils ont emporté tout ce qui était objets de valeurs et d’argent. Près de 300 millions de francs guinéens. Même la dépense de ma famille ils sont partis avec tout. Quand je rendre à Labé, je vais me plaindre contre X face à cette situation », a indiqué Fodé Kaba.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Il ne faut pas précipiter les examens nationaux ! Par Bella Bah

29 juin 2021 à 13 01 06 06066
Bella Bah, président de la jeunesse citoyenne

Libre Opinion : La question du calendrier des examens est dans toutes les lèvres. Mais, il est important de rappeler que l’année dernière, ce ne sont pas des examens qui se sont passés ; mais, une honte collective. Fort malheureusement, cela décrédibilise de plus notre système éducatif puisque la fraude est devenue une normalité au niveau des écoles publics comme privées.

S’il est vrai que le MENA doit communiquer, il faudrait non pas les harceler sur une organisation hâtive au nom de la pluie tout simplement, plutôt prendre le temps de discuter pour s’assurer que toute la chaîne est maîtrisée avec un objectif de zéro fraude.

Organiser des examens crédibles demande une planification sérieuse avec des moyens et c’est tout le processus qu’il faut voir. D’abord les candidats, ensuite le choix des sujets, les acteurs concernés à savoir les délégués et les chefs de centre qui font vivre à la base toute la politique en termes de rigueur, et enfin la correction et les résultats.

Chacun de nous, et d’abord le gouvernement doit apporter une solidarité au MENA,  pour apporter un changement positif, à travers une organisation fiable des examens sans fraude. Nous devons accepter la rigueur, et avoir des élèves qui méritent de réussir afin d’impulser un changement réel au niveau de la base. Un candidat qui n’a rien apprit doit redoubler et ceux qui méritent doivent aller en classe supérieur. 

Tant que le laxisme, la corruption caractériseront notre système éducatif, il faudrait simplement dire au revoir au changement. Le Gouverner autrement s’il est réel doit se matérialiser sur ces différents examens, qui doivent lancer les bases d’un réel changement, au niveau de notre système éducatif, et ceci à travers l’organisation de nos examens nationaux.  Ç’est dans l’intérêt de chacun et de tous.

Cela ne veut pas dire que le MENA doit pas communiquer, il doit le faire après discussion avec les différents acteurs pour s’assurer que l’organisation sera efficace et que les moyens aussi seront mises à disposition pour établir un calendrier. Ç’est un travail collégial avec l’ensemble de l’équipe gouvernementale. Ce sera une honte commune, si ces examens ressemblent à celle de l’année dernière. Il faut prendre toutes les dispositions nécessaires pour les rendre crédibles.

Bella Bah, président de la jeunesse citoyenne

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Afrique du Sud : l’ancien président Jacob Zuma condamné à 15 mois de prison

29 juin 2021 à 11 11 57 06576
ancien président Jacob Zuma

La Cour constitutionnelle sud-africaine a condamné ce mardi, 29 juin 2021, l’ancien président Jacob Zuma à 15 mois de prison pour outrage à la justice. Cela fait suite à son refus de comparaître devant une commission anti-corruption, lui ordonnant de se rendre dans « les 5 jours ».

Saisie par une commission anti-corruption, la plus haute juridiction a rendu ce verdict « à la majorité de ses membres », a précisé la juge Sisi Khampepe.

« La Cour constitutionnelle n’a pas d’autre choix que de conclure que M. Zuma est coupable d’outrage à la justice », a déclaré la magistrate avant l’énoncé de la sentence.

« Ce genre de réticence et de défi est illégal et sera puni », a déclaré Mme Khampepe. « Je n’ai pas d’autre choix que d’emprisonner M. Zuma, dans l’espoir que cela envoie un message sans équivoque ( …) l’Etat de droit et l’administration de la justice prévalent ».

Depuis la création en 2018 de la commission chargée d’enquêter sur la corruption généralisée pendant ses neuf années au pouvoir, M. Zuma, déjà mis en cause par une quarantaine de témoignages, multiplie les manœuvres pour éviter d’avoir à s’expliquer, empilant les recours ou faisant valoir son droit au silence.

Après une énième convocation à laquelle il ne s’est pas présenté fin février, la commission a réclamé une condamnation à deux ans de prison contre l’ancien chef d’Etat. L’ex-président cette fois-là avait non seulement ignoré la commission mais aussi une décision rendue en janvier par la Cour, l’obligeant à comparaître et le privant du droit à garder le silence.

Lors d’une audience virtuelle en mars, l’avocat de la commission, Tembeka Ngcukaitobi, a estimé que la question n’est plus de savoir si l’ex-président doit aller en prison, mais « combien de temps il doit y rester ». Le statut d’ancien président de M. Zuma « ne le protège pas de la loi », a-t-il martelé.

Quelques semaines plus tard, dans une requête plutôt inhabituelle, la justice sud-africaine a demandé à l’ex-président de déterminer lui-même « la sanction appropriée », en prévision de l’audience de mardi.

Jacob Zuma, 79 ans, n’a témoigné qu’une seule fois devant la commission anti-corruption, en juillet 2019. Il avait rapidement claqué la porte, s’offusquant d’être traité comme un « accusé ».

Englué dans les scandales, il avait été poussé à la démission en 2018. Il a été remplacé par l’actuel président, Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille mais a lui-même été appelé à témoigner devant la commission.

Avec AFP

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Détournement du véhicule de Soma Touré : la confrérie des chasseurs menace de manifester à Siguiri

29 juin 2021 à 11 11 26 06266
Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

On s’achemine vers une nouvelle étape dans le différend qui oppose le président des chasseurs de Siguiri, Soma Touré et l’ancien ministre des transports, Elhadj Tidiane Traoré. Le premier accuse le second du détournement d’un véhicule qui lui aurait été donné par le président Alpha Condé. Et, face à l’impasse dans cette affaire, la confrérie des chasseurs de Siguiri menace de « descendre dans la rue dans les prochains jours » pour attirer l’attention du chef de l’Etat et tirer au clair ce problème. L’annonce de cette manifestation a été faite hier, lundi 28 juin 2021, par le président des chasseurs de Siguiri au terme d’une réunion tenue à son domicile avec les chasseurs et les responsables politiques locaux du RPG arc-en-ciel, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Ils n’ont donné aucune date précise pour cette « marche de la colère », mais leur intention est déjà très claire. Ils cherchent à démêler le vrai du faux dans cette affaire de véhicule pour pourri l’atmosphère entre leur président Soma Touré et l’ancien ministre Elhadj Tidiane Traoré. Ils, ce sont les chasseurs de Siguiri qui veulent réellement savoir où se trouve le véhicule que le président Alpha Condé a remboursé à Soma Touré. Car, selon les informations (qui sont d’ailleurs très rependues actuellement à Siguiri), c’est à Elhadj Tidiane Traoré que le président Alpha Condé avait le véhicule (une Mercedes220) de Soma Touré. Et, cette histoire se serait passée en 2015, au lendemain de la présidentielle. Mais, l’ancien ministre des transports aurait abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire. Et, dans sa quête de la vérité, il vient d’avoir soutien de ses frères chasseurs et les responsables politiques locaux du RPG arc-en-ciel. Tous projetent de battre le pavé dans les prochains jours si Soma Touré n’entre pas en possession de son véhicule dans les prochaines heures.

« Nous étions en réunion avec nos frères chasseurs, mais aussi les responsables politiques du parti RPG. Et, nous comptons manifester dans les prochains jours ici à Siguiri. Mais, comment un président de république peut être dénigré par son ministre. Le président donne une chose à son ministre pour une autre personne, le ministre détourne. C’est là est possible sous le régime Alpha Condé. C’est que les gens doivent comprendre, il ne s’agit d’un cadeau ; mais une dette envers le président. Une dette parce que j’ai perdu mon véhicule dans sa mission politique. Une dette parce qu’il a promis publiquement qu’il doit me rembourser. Et, la promesse est dette. Je ne suis pas m’importe qui qu’il faut tromper », Soma Touré, le président des chasseurs de Siguiri.

Rappelons que cette histoire est partie de l’élection présidentielle de 2015 en Guinée. Soma Touré a utilisé son véhicule et son argent pour faire campagne pour Alpha Condé candidat du RPG arc-en-ciel pour un second mandat à la tête de la Guinée. Son véhicule a été sérieusement endommagé pendant cette bataille électorale. Mais, le président Alpha Condé aurait pris l’engagement de lui rembourser son véhicule. Et, ayant obtenu son second mandat, Alpha Condé se serait acquitté de cette promesse. Il aurait remis à Elhadj Tidiane Traoré (à l’époque ministre des transports) un véhicule qu’il devait à son tour remettre à Soma Touré. Mais, le ministre Tidiane Traoré aurait fait main basse sur ce véhicule au détriment de Soma Touré qui est resté à scruter le ciel en attendant de voir son véhicule arriver. Aujourd’hui il tient à entrer en possession de son véhicule, mais le ministre Tidiane Traoré ne voudrait pas en entendre parler. D’où la pomme de discorde entre les deux hommes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Baro (Kouroussa) : un nouveau cas de mort suite à la consommation d’un repas

29 juin 2021 à 10 10 42 06426

Le bilan passe de quatre à cinq morts, suite à la consommation d’un plat de tô à Baro, une sous-préfecture située à 26 kilomètres de la ville de Kouroussa. Une femme est décédée hier, lundi 28 juin 2021, à l’hôpital régional de Kankan, où était admise avec d’autres personnes ayant consommé le même repas, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon Mohamed Sacko Sylla, directeur régional de la santé de Kankan, 16 personnes ont consommé le plat de tô en question. Parmi elles, 9 sont tombées malades, dont 5 en sont décédées. « Après le repas, 9 personnes ont présenté les mêmes symptômes : douleurs abdominales, nausée, vomissements, diarrhée et ballonnements abdominaux.

Donc, 4 cas de morts ont été enregistrés et les autres malades ont été admis à l’hôpital de Kankan, où une dame est décédée ce lundi, aux environs de 14 heures. Son corps a été ramené dans son village. Pour l’instant, on se pose beaucoup de questions autour de cette situation. Mais les échantillons ont été envoyés depuis vendredi pour des analyses. On attend les résultats », a indiqué le DRS de Kankan.

La direction régionale de la santé annonce qu’elle a entamé une campagne de sensibilisation sur le terrain, en collaboration avec la direction préfectorale de la santé de Kouroussa, pour éviter la panique dans la localité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Faranah : un enfant de 6 ans tue son camarade de 8 ans à l’aide d’un fusil

29 juin 2021 à 10 10 23 06236

Les faits se sont produits le dimanche dernier, 27 juin 2021, à Kabérenkougna, un district relevant de la sous-préfecture de Bantoun, dans la préfecture de Faranah. L’auteur du tir, Ansoumane Fofana, jouait avec le fusil de son père lorsque subitement une détonation a été entendue. Il venait de tirer une balle ; et, cette balle est allée atteindre un petit garçon, Layba Condé, qui était dans les parages. Il est mort quelques instants plus tard.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, l’auteur du tir est un enfant de 6 ans. Sa victime âgée de 8 ans était de passage lorsque ce tir s’est déclenché par inadvertance. Les balles l’ont atteint à la tête.  

« C’est au environs de 8 heures qu’on m’a appelé pour m’informer qu’il y a eu un crime dans ma sous-préfecture. Automatiquement j’ai informé monsieur le préfet qui m’a instruit de me rendre sur les lieux et trouver une solution. J’ai rencontré la chargée de la poste de santé, qui était sur le point de se rendre à Nialya pour déposer son rapport. Je lui ai saisi pour s’occuper de la victime. A son arrivée, l’enfant vivait encore ; mais il baignait dans le sang. J’ai ordonné son évacuation, mais c’était trop tard, il a succombé.

La victime était de passage, pendant ce temps, l’autre avait le fusil de son papa qui est guérisseur traditionnel. L’enfant jouait avec le fusil quand il s’est déclenché et la balle a pris l’autre au niveau de la tête. Il est tombé immédiatement. C’est le bruit de l’arme qui a alerté les citoyens qui étaient tous au champ. J’ai informé le préfet du décès de l’enfant, il m’a dit de ne pas toucher le corps, d’attendre les autorités pour le constat », a expliqué Ibrahima Camara, le sous-préfet de Bantoun.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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Page noire : le doyen Biro Kanté, compagnon de l’indépendance, est mort

29 juin 2021 à 9 09 14 06146

C’est une triste nouvelle pour le PDG-RDA, l’ancien parti au pouvoir en Guinée, qui vient de perdre l’un de ses doyens. Elhadj Biro Kanté, compagnon de l’indépendance et fervent défenseur du régime Sékou Touré, est mort. Il a tiré sa révérence à l’âge de 94 ans des suites de maladie, au Maroc.

Selon un responsable de la formation politique, joint au téléphone par Guineematin.com, le vieil homme était parti accompagner son épouse pour des soins médicaux. Il y est tombé malade et a rendu l’âme ce mardi, 29 juin 2021, vers 1 heure du matin.

Sous le premier régime, Elhadj Biro Kanté a occupé notamment les fonctions d’Ambassadeur de la République de Guinée en ex Yougoslavie.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dubréka : Tibou Kamara ordonne la fermeture de l’usine de la société Odhav Multi-industries

29 juin 2021 à 7 07 02 06026

Le ministre de l’industrie et des PME a pris des mesures drastiques suite à un accident de travail survenu récemment à l’usine de la société Odhav Multi-industries (située dans la préfecture de Dubréka) et qui a fait un mort.

Tibou Kamara a ordonné la fermeture de l’usine jusqu’à nouvel ordre et la mise en demeure de sa direction générale pour fournir des explications sur cette situation. Le ministre annonce aussi qu’une enquête sera diligentée afin de déterminer les circonstances du décès et établir les responsabilités.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué annonçant ces décisions :

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